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Langue Sénégal : Diola-fogny, une langue commune à la Sénégambie

Situé sur la Côte ouest du continent africain, le Sénégal est un pays d’Afrique de l’ouest avec une superficie totale de 196.722 Km² et une population estimée à ce jour à 14.354.690 habitants.

Aujourd’hui il est reconnu comme l’un des pays les plus stables et les plus démocratiques d’Afrique. Cette réputation le Sénégal la doit en partie à ses ressources humaines composées d’une quarantaine d’idiomes et de six langues dites nationales. Ces langues nationales sont les plus importantes et nous avons dans l’ordre : le Wolof, le Peul, le Serère, le Mandingue, le Soninké et le Diola aussi appelé Diola-fogny sur lequel portera notre article.

Le Diola serait la 6e langue du Sénégal après le Wolof, le Peul, le Serère, le Mandingue et le Soninké. Cependant il n’est pas à confondre avec la langue Dioula que nous avons déjà étudié sur divers noms. Le Diola est une langue propre au Sénégal, à la Gambie et à la Guinée Bissau.

Le Diola : Origines et répartition

Le Diola ou Diola-Fogny est un continuum linguistique de langues nigéro-congolaises établies en Gambie, au Sénégal et en Guinée Bissau. Comme dit plus haut, le Diola n’est pas à confondre avec le Dioula, commerçant de l’aire Mandingue. Le Diola est un groupe ethnique à cheval entre les trois pays déjà cités. Les Diola auraient reçu leur nom des Mandingues ou des colonisateurs français, anglais ou portugais. Leur véritable nom serait « Ajamaat » ou « Adjamaat » qui signifie « L’Etre humain ». Comme la plus part des peuples du Sud, ils auraient migré de régions au nord de l’Afrique vers leurs terres actuelles situées en Casamance, une région sécessionniste au sud-ouest du Sénégal. Ainsi l’aire d’influence du Diola-Fogny s’étend de Ziguinchor à l’ouest à Kolda à l’est. Même s’ils se considèrent comme un peuple autonome depuis le début du conflit avec le pouvoir sénégalais en 1982, celui-ci les a toujours considérés comme un peuple de son territoire.

Caractère linguistique du Diola-fogny

Le Diola-Fogny, Diola du Sénégal autrement dit de la Casamance, connait plusieurs variétés selon les villes et villages où il se développe. Mais toutes ces branches constituent une seule unité linguistique qui se comprend et s’emploie indifféremment dans les trois Etats. La langue se construit à travers l’utilisation de radicaux qui permettent de créer d’autres mots. On en veut pour preuve : le radical « Soup » signifie « Chaud » ou « Chaleur » ; ainsi « Essoupor » et « Gassoupen » signifie respectivement « Suer » et « Chauffer ». Pour aller encore plus loin voyons les termes « Terre », « Bonjour», « Homme », « Boire » et « Manger » qui veulent dire, dans l’ordre, « Yintam », « Safoul », « A niné », « Ka hob ou Baran » et « E tign/Futign/Fouri ». A l’instar d’autres langues plus élaborées comme les langues occidentales, le Diola connait des synonymes et une polysémie.

De l’importance du Diola-Fogny

Selon les statistiques, le peuple Diola de la Casamance serait constitué d’au moins 1.200.000 individus. Ce chiffre représente environ 8,5% de la population sénégalaise sans prendre en compte les considérations indépendantistes. L’abbé Augustin Diamacoune Senghor, l’ancien ministre de Diouf Famara Ibrahima Sagna ou la prêtresse Aline Sitoé Diatta sont entre autres certains illustres hommes et femmes natifs de l’ethnie Diola.
Numériquement le Diola est l’une des langues qui a le plus de locuteurs au Sénégal, mais la situation politique de sa région d’origine ne lui donne pas toute l’ampleur qu’elle devrait avoir au plan national.

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