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La langue Bambara où l’identité malienne

La langue Bambara est l’une des treize langues nationales du Mali, pays d’Afrique de l’ouest d’une superficie de 1.241.238 Km² et d’une population estimée à 17.994.837 habitants.

Dialecte le plus important du pays, le Bambara a acquis le statut de langue officielle après le Français, qui ne doit ce rang qu’à son utilisation dans l’administration et les services publics.

Largement majoritaire au Mali, le Bambara est, à tort ou à raison, perçue comme la langue de tous les Maliens dans la même logique que le Wolof au Sénégal. Il doit nécessairement cette influence à son histoire glorieuse, à sa structure même et aussi à une simplicité dans l’expression qu’on lui reconnait.

Regard synoptique sur l’histoire de la langue Bambara

Le Bambara parfois appelé Bamanakan ou Bamanankan est la langue la plus parlée du Mali. En effet elle constitue la langue maternelle de 46% des Maliens et le moyen d’expression de 82% de la population nationale, très loin devant le Français qui n’a que 17% de locuteurs. Revenons à la langue en elle-même. Pour commencer rappelons que le Bambara fait partie de la famille des langues Mandé avec le Malinké, le Dioula, le Soussou, le Soninké entre autres. Tout le monde sait l’origine plus ou moins égyptienne proclamée des Africains donc passons cela. Plus récemment donc les Bambaras (ceux qui pratiquent la langue Bambara) seraient venus du nord de la Côte d’Ivoire après la chute de l’Empire Sonhraï. Ils se sont alors installés au Mali actuel où ils ont dû résister au Peul du Macina et aux Toucouleurs d’El Hadj Omar Tall. Bambara signifierait « Ceux qui ont refusé de se soumettre » ou « Ceux qui ont refusé de se soumettre à l’islam ». Grace à cette farouche résistance ils ont pu garder en partie leur religion animiste, leur coutume et leur langue. Le Bambara est aujourd’hui pratiqué dans les régions du Mali que sont Sikasso au sud et Ségou au centre. On parle aussi le Bambara dans des régions du nord et de l’ouest.

Ecriture Bambara formation de la langue

La langue Bambara a connu deux formes d’écritures que sont Woyo Couloubayi crée en 1930 et l’écriture basé sur l’alphabet latin en 1982. La première a été initiée dans la région de Kaarta sur la base d’anciens idiogrammes Bambara. Le syllabaire qui en est sorti s’appelait « Masaba » et comportait 132 caractères, mais cette écriture n’a pas connu grande diffusion. La 2e a été produit en 1967 puis rendu officielle en 1982 après des reformes orthographiques. C’est la suivante : a-b-c-d-e-ɛ-f-g-h-i-j-k-l-m-n-ɲ-ŋ-o-ɔ-p-r-s-t-u-w-y-z. Cependant, un autre alphabet du nom de « N’ko » est beaucoup plus célèbre auprès de la communauté Mandé. En voilà quelques caractères :
Voyelles : o-ô-ou-è-i-é-a
Consonnes : ra-da-tcha-dja-ta-pa-ba-ma-la-ka-fa-gba-a-rra-n’-ya-waha-na-nya.
L’alphabet de type latin et le N’ko sont les deux les plus admis et les plus usités.

Quelques expressions utiles pour communiquer

Le vocabulaire Bambara est à peu près le même que celui des autres groupes ethniques Mandé. Pour ceux qui connaissent le parler de ces langues, vous reconnaitrez des mots semblables :
Homme : Tié
Femme : Mousso
Manger : Dun
Aîné : Kôrô
Cinq : Dourou
Travail : Baara
Enfant : Den
Argent : Wari
Boire : Mi
Eau : Dji
Ne be ta : Je m’en vais
I be na dumuni ke wa? : Tu vas manger?

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