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Sénégal : Drame à Kaolack, des jumeaux incendient un immeuble, l’un meurt

L’on entend trop bien souvent dire qu’il ne faut jamais laisser seuls les enfants dans une pièce. Les médias font régulièrement des spots publicitaires pour prévenir les parents car ça n’arrive pas qu’aux autres. Les enfants, particulièrement ceux qui sont encore en bas âge, n’ont aucune conscience du danger.

Une bouteille de javel, un flacon de produits chimiques ou quelques buchettes d’allumettes laissées à leur portée peuvent être à l’origine de dégâts irréparables.

Au Sénégal, précisément à Kaolack, des jumeaux ont incendié un immeuble et l’un d’entre eux a péri dans les flammes. La catastrophe s’est produite hier jeudi 8 mars, dans la soirée. L’inattention des parents et l’insouciance des gamins auraient pu emporter un immeuble, n’eut été l’intervention des sapeurs-pompiers de la ville. Malheureusement, et le dicton se vérifie, ils sont arrivés après la mort. L’un des petits a péri dans l’incendie et le pronostic vital de l’autre serait toujours engagé.

Des jumeaux jouent imprudemment

Jeudi soir à Kaolack, une localité située au sud-ouest du Sénégal, un incendie a failli emporter tout un immeuble. Le drame s’est produit dans le quartier de Médina Mbaba où des jumeaux ont fait les apprentis pyromanes. Adama et Djily Wagne, âgés de cinq ans ont joué à un jeu dangereux qui laissera certainement des séquelles indélébiles. L’on ne sait pas encore trop le déroulement exact des faits, mais ce qui est sûr, c’est que les jumeaux ont pu avoir accès à des bûchettes d’allumettes. Certainement qu’elles ont été laissées, près d’eux, par des parents peu précautionneux. Quoiqu’il en soit, Adame Wagne et Djily Wagne manipulaient, dangereusement, des allumettes, alors qu’une bonbonne de gaz se trouvait tout juste à côté d’eux. Le cocktail Molotov se mettait donc en place, dans l’ignorance totale des uns et des autres. D’un côté des parents sans doute occupés à autres choses et de l’autre des enfants qui ne savent pas ce qu’ils font.

Une explosion fulgurante

Les jumeaux Adama Wagne et Djily Wagne, tous les deux âgés de cinq ans, jouaient tranquillement avec des allumettes à côté d’une bouteille de gaz qui fuitait, fatalement. Avant que les parents n’aient pu se rendre compte de ce qui se passait, une violente explosion se serait déclenchée au domicile familial. Dès lors, l’immeuble était en grand danger puisque les flammes étaient visibles depuis la rue adjacente. Cet incendie, dit-on d’une rare violence, commençait à considérablement ronger l’appartement quand les habitants du quartier ont alerté la caserne des sapeurs-pompiers la plus proche. Les badauds rapportent que les pompiers ont mis du temps à se pointer. Un retard qui sera préjudiciable pour les auteurs de l’incendie.

L’incendie fait un mort et des dégâts matériels considérables

Adama Wagne et son frère Djily Wagne n’ont pas été épargnés par les flammes qu’ils ont provoquées, par ignorance. L’explosion a mortellement atteint Adama Wagne quand elle a grièvement blessé Djily Wagne. Le premier a été totalement calciné si l’on se fie aux médias locaux. Le second, qui a eu plus de chance, serait entre la vie et la mort ce matin à l’Hôpital Régional El Hadji Ibrahima Niasse. Depuis hier, il y serait en réanimation, tandis que le corps de son frère jumeau a été emporté au service des pompes funèbres.
Les populations pointent du doigt les sapeurs-pompiers de la ville. Ces derniers seraient arrivés un peu trop tard pour sauver quoique ce soit. Un mort, un blessé et le domicile parti en cendres, un bilan qui laisse amère les riverains. Les sapeurs-pompiers sont certes arrivés un peu trop tard sur les lieux, mais les parents ont aussi une grande part de responsabilité dans ce drame. Ils auraient bien pu les faire surveiller s’ils n’ont pas le temps de le faire eux-mêmes. Si les enfants étaient sous la garde d’un adulte alors cet adulte a failli à sa mission. C’est le moment d’interpeller les parents qui négligent trop souvent leur rôle de protecteur. Les enfants sont des êtres insouciants c’est pourquoi il faut toujours veiller sur eux ou les faire surveiller quand on n’en a pas le temps.

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