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Affaires Maëlys et Arthur Noyer : chronologie des deux disparitions

AFFAIRES MAELYS ET NOYER – Nordahl Lelandais, ancien maitre-chien, a révélé il y’a quelques mois avoir tué accidentellement une fillette de neuf ans et un chasseur alpin, mais les faits semblent remettre en cause cette théorie de la mort accidentelle.

Affaire Lelandais Chronologie

Dans l’affaire Nordahl Lelandais, est-il un tueur en série ? Trop pour le dire, mais avec déjà deux meurtres sur le dos, cette théorie se renforce de jour en jour. L’ancien maître-chien chassé de l’armée pour indiscipline a été mis en examen pour les meurtres de Maëlys de Araujo, une fillette de neuf ans disparu au cours d’une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin dans la nuit du 27 août dernier, et du caporal Arthur Noyer, âgé lui de 23 ans au moment des faits et porté disparu depuis la nuit du 12 avril 2017. Si au départ aucun indice ne permettait de lier ces deux affaires, la mise en examen de l’ancien militaire de 35 ans dans l’enlèvement de la fillette de neuf a permis à la gendarmerie de Grenoble d’établir un lien entre ces deux dossiers, des liens qui seront confirmés plus tard par le principal suspect. Retour sur la chronologie de deux affaires de meurtres autour desquelles planent encore de nombreuses zones d’ombres.

Les affaires Maëlys et Arthur Noyer sont toujours à la une de l’actualité des faits divers en France malgré les aveux de Nordahl Lelandais, le principal suspect dans ces deux dossiers. Ces deux affaires de disparition remontent à l’année 2017, plus précisément au mois d’août puis au mois d’avril. Si dans la chronologie du temps, la disparition du caporal Arthur Noyer reste pour l’heure le premier meurtre commis par l’ancien militaire de 35 ans, c’est l’enquête sur la disparition de la fillette de neuf ans survenue dans la nuit du 27 août qui a permis de faire un rapprochement avec la première affaire avant de l’élucider. Mis en examen d’abord en novembre dans l’enquête sur la disparition de Maëlys, l’ancien militaire de 35 ans le sera une nouvelle fois au mois de décembre, mais cette fois dans le cadre de l’enquête sur la disparition du Caporal Arthur Noyer qui appartenait au 13e Bataillon de chasseurs alpins à Chambéry. Accablé par les preuves, Nordahl Lelandais avoue le meurtre de fillette de neuf ans dans la journée du 14 février 2018, mais fait également savoir aux enquêteurs qu’il s’agissait d’une mort accidentelle. Il conduira également les enquêteurs à l’endroit où il s’était débarrassé du corps de la petite Maëlys. Après recherche, les gendarmes retrouveront quelques ossements qui seront identifiés plus tard comme étant ceux de la fillette disparue dans la nuit du 27 août dernier. Un peu plus d’un mois plus tard, plus précisément le 19 mars, le meurtrier de Maëlys aux enquêteurs être également impliqué dans la mort du caporal Arthur Noyer qui avait disparu en avril 2017. Mais là encore, le mis en cause évoque la thèse d’une mort accidentelle survenue après une bagarre avec le disparu. Aujourd’hui, les enquêteurs cherchent toujours à déterminer les circonstances de la mort des deux victimes, une tâche qui s’annonce difficile en raison des explications peu convaincantes fournies par Nordahl Lelandais pendant ses nombreux interrogatoires. En attendant que la lumière soit faite sur les circonstances de ces deux meurtres, retour sur la chronologie des faits pour savoir comment l’ancien militaire s’est retrouvé au centre de l’enquête sur ces deux disparitions survenues en avril et aout 2017.

Chronologie de l’affaire Maëlys

Chronologiquement, l’affaire Maëlys est le second dossier de disparition puisque survenu en août 2017, mais elle sera la première enquête passée au crible étant donné qu’elle a été la première affaire résolue. Tout commence dans la nuit du dimanche 27 août dernier lorsque Nordahl Lelandais décide de se rendre à une soirée de mariage à Pont-de-Beauvoisin, une fête pour laquelle il n’avait reçu aucune invitation au départ.

27 août 2017, disparition de Maëlys

Environ 200 invités étaient présents à la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, au mariage d’un cousin proche de la famille de Maëlys. Si la majorité des personnes présentes à la soirée étaient des visages qui se connaissaient ou presque, Lelandais était lui inconnu par la majorité des convives présents à la fête. Pour venir à la fête, l’ancien militaire de 35 ans est donc passé par le marié qu’il connaissait. Après avoir envoyé un SMS à ce dernier pour le féliciter, Nordahl demande à prendre part à la soirée qui se déroule à la salle des fêtes, une demande à laquelle le marié ne verra aucun inconvénient. Aux alentours de 3h du matin, les parents de la petite Maëlys la perdent de vue. L’ayant pas aperçu, ils alertent les convives encore présents sur les lieux à 3h57. Ceux-ci se joindront à la famille pour rechercher la fillette mais sans succès. La gendarmerie est alors saisie pour signaler cette disparition.

31 août, Nordahl Lelandais placé en garde-à-vue

Alerté, la gendarmerie lance un appel à témoin en diffusant les photos de la fillette disparue. Une centaine de gendarmes sont mobilisés pour organiser une battue dans les bois, espérant retrouver la trace de la fillette. Des plongeurs sont même sollicités pour fouiller le fond des rivières mais aucun résultat. Quelques convives présents au mariage sont interrogés mais les premières perquisitions ne fournissent aucune pise solide aux enquêteurs. Le 29 août, des chiens renifleurs sont déployés par les gendarmes pour tenter de retrouver les traces de la fillette. Après avoir reniflé les vêtements de la fillette, les trois chiens suivent sa trace mais s’arrêtent quasiment tous au même endroit, le parking de la salle des fêtes. Les enquêteurs privilégient donc la piste d’un enlèvement, une piste qui sera confirmée par les caméras de surveillances ayant filmé les nombreux déplacements de Nordahl Lelandais en voiture durant la nuit du 27 août. Le 31 août, l’ancien militaire de 35 ans est placé en garde-à-vue suite à certains éléments intriguant. D’abord les enquêteurs s’aperçoivent que l’ancien militaire avait éteint son téléphone à l’heure supposée de la disparition de la fillette. Ensuite, Nordahl s’est servi d’un produit pour nettoyer le coffre de son véhicule. Plus intriguant encore, les nombreux va-et-vient effectués par l’ancien maître-chien entre 2h45 et 3h57.

30 novembre, mise en examen du suspect

A l’occasion d’une conférence de presse donnée le 30 novembre dernier, le procureur de Grenoble annonce la mise en examen de Nordahl Lelandais dans l’enquête sur la disparition de Maëlys de Araujo. Si tous les indices font de lui le principal suspect dans cette affaire, l’ancien militaire de 35 ans nie toujours les faits. La mise en examen de l’ancien militaire a été annoncée après son audition au cours de la même journée par les trois juges d’instructions de l’enquête. Une nouvelle battue est organisée en vue de retrouver le corps de la fillette mais sans succès. Les parents de l’ancien militaire croient toujours en son innocence même si toutes les preuves tendent à l’inculper.

Janvier 2018, de nouveaux témoignages accablent Lelandais

L’un des témoins présents à la fête avait affirmé avoir aperçu la fillette aux environs de 3h15 sur le lieu du mariage, un témoignage qui disculpait plus ou moins le principa le principal suspect. Mais le témoin est revenu sur sa version des faits, affirmant cette fois qu’il avait aperçu la fillette vers 2h45 à la fête, l’heure supposée de la disparition par les enquêteurs. Un autre témoin enfonce encore Lelandais en affirmant l’avoir aperçu pendant qu’il demandait à la petite Maëlys de le rejoindre en empruntant un chemin spécifique, visiblement à l’abri des regards. Autre détail accablant pour le suspect, la mère de la fillette l’aurait reconnu sur l’une des vidéo surveillances assise sur le siège passager avant de la voiture de Lelandais quittant la fête de mariage. Tous ces indices poussent la justice à rejeter la demande de liberté formulée par l’avocat du suspect qui continue de clamer son innocence.

14 février 2018, les aveux du suspect

En inspectant de près le véhicule de l’ancien militaire, les enquêteurs découvrent des traces de sang dans le coffre de son véhicule. Le sang retrouvé est identifié comme étant celui de Maëlys. Informé par son avocat, l’ancien militaire se décide enfin à passer aux aveux suite à l’accumulation de preuves contre lui. Extrait de sa cellule sur escorte, Lelandais est conduit dans le massif de la Chartreuse, l’endroit où il se serait débarrassé du corps de la fillette. Si les conditions météorologiques ont compliqué la tâche aux enquêteurs, ceux-ci découvriront les restes d’ossements de la fillette à l’endroit indiqué par Nordahl. S’il a avoué le meurtre de Maëlys, l’ancien militaire se défend toujours en arguant qu’il s’agissait d’un accident, une théorie qui s’effrite au fil des jours grâce aux résultats de l’autopsie.

Chronologie de l’affaire Arthur Noyer

Avant le meurtre de Maëlys, il y’a eu celui du caporal Arthur Noyer qui avait disparu dans la nuit du 12 avril après s’être rendu dans une boîte de nuit à Chambéry. D’après les premiers éléments de l’enquête, c’est aux alentours de 3h du matin que le jeune caporal de 23 ans essayait de rentrer. Au petit matin du 12 avril, ses supérieurs et sa famille constateront son absence, marquant ainsi le début de l’enquête sur cette mystérieuse disparition du chasseur alpin.

7 septembre, des ossements du caporal découverts par un randonneur

Après le signalement de la disparition du caporal Arthur Noyer, une enquête est ouverte par la gendarmerie ‘‘enlèvement et séquestration’’, mais faute d’indice, l’enquête reste au point mort, du moins jusqu’au 7 septembre 2017. Un randonneur découvre à Montmélian ce qui ressemble à des restes de crane humains, mais difficile d’affirmer s’il agit de celui du caporal disparu depuis le mois d’avril. Les restes de crâne ont été découverts à environ 8 kilomètres du lieu où se trouvait le chasseur alpin avant sa disparition.

19 décembre, mise en examen de Nordahl Lelandais

A la veille de la mise en examen de Lelandais dans cette seconde affaire de disparition, les enquêteurs confirment que le crâne retrouvé par un randonneur il y’a quelques mois est bel et bien celui du caporal Noyer. Déjà mis en examen le 30 novembre dans l’affaire Maëlys, l’ancien militaire de 35 ans se voit notifier une seconde mise en examen le 19 décembre dernier dans l’enquête sur la disparition du chasseur alpin. En plus d’avoir identifié le crane comme étant celui du caporal, les enquêteurs découvrent que les téléphones de l’ancien militaire et d’Arthur Noyer ont borné au même moment et au même endroit, poussant les enquêteurs à penser que les deux hommes se sont forcément rencontrés durant cette fameuse nuit de la disparition du chasseur alpin. Mais l’ancien militaire nie toujours avoir rencontré Arthur Noyer, même si les bornages téléphoniques prétendent que c’est bel et bien le cas.

5 février 2018, le suspect reconnaît avoir croisé le chemin du disparu

Mis en examen dans cette seconde affaire en décembre, l’ancien militaire sera entendu pour la toute première fois dans cette affaire le 5 février 2018. Au cours de son audition, Nordahl Lelandais affirme avoir pris en stop le chasseur alpin dans sa voiture mais nie toujours le meurtre. Dès cet instant, les parents de la victime s’interrogent sérieusement sur l’implication de l’ancien militaire dans la mort de leur fils.

19 mars 2018, Lelandais avoue le meurtre d’Arthur Noyer

Il aura fallu attendre 11 mois avant de voir l’ancien militaire de 35 ans passer aux aveux dans cette seconde affaire de disparition qui en réalité est la première, chronologiquement parlant. Interné dans un centre psychiatrique pour des problèmes de santé après les aveux dans l’affaire Maëlys, Lelandais sera de nouveau auditionné le 19 mars 2018, date à laquelle il avouera avoir également tué le caporal Arthur Noyer, se défendant toujours qu’il s’agissait d’un accident.

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