in

Affaire Daval : Jonathann, meurtrier d’Alexia ou victime d’un complot familial ?

MEURTRE D’ALEXIA DAVAL – Malgré les aveux du mari fin janvier, c’est toujours la grande impasse dans l’enquête sur le meurtre d’Alexia son épouse retrouvée morte dans un bois Esmoulins le 30 octobre 2017.

Affaire ; Daval Jonathann

L’affaire Daval n’a toujours pas livré tous ses secrets en dépit des premiers aveux du mari de la joggeuse. Considéré au départ comme une victime, Jonathann a par la suite été mis en examen suite à la découverte d’éléments l’impliquant directement dans le meurtre de son épouse. Fin janvier, l’informaticien de 34 ans passe aux aveux mais le dossier n’est pas pour autant classée par les enquêteurs. Au cours d’une nouvelle audition au mois de juin, l’informaticien mis en examen révèle qu’il n’est pas le meurtrier d’Alexia, accusant cette fois sa belle-famille, en particulier son beau-frère Grégory Gay du meurtre qui se serait cette fois déroulée au domicile familial. Mais la faiblesse des aveux n’a du principal suspect corrobore pour l’heure difficilement cette théorie car tous les indices l’indexent dans cette affaire. Mais de nombreuses zones d’ombres planent encore sur cette enquête car le mari dément avoir brûlé sa femme, une thèse que les enquêteurs n’ont toujours pas réussi à confirmer ou infirmer.

De mari éploré, Jonathann Daval s’est retrouvé au centre de l’enquête sur la disparition de son épouse Alexia Daval. Mis en examen fin janvier, l’informaticien de 34 ans est passé aux aveux, soulageant dans une certaine mesure les parents de la victime qui n’ont de cesse demandé à ce que justice soit rendue à leur fille, même si au départ ceux-ci étaient loin de s’imaginer que Jonathann aurait pu être le meurtrier de leur fille. Mais l’affaire Daval a connu un nouveau rebondissement au mois de juin à l’issue d’une nouvelle audition du principal suspect. Alors que le juge d’instruction s’attendait à de nouveaux aveux sur les circonstances de la mort d’Alexie, l’accusé modifie sa ligne en affirmant au juge qu’il n’était pas l’auteur du meurtre de son épouse. Plus troublant encore, Jonathann accuse son beau-frère d’avoir tué Alexia pendant qu’elle manifestait une crise d’hystérie. Pire, l’informaticien va jusqu’à accuser sa belle-famille d’avoir ourdi un complot contre lui. Son beau-frère Grégory Gay a demandé une confrontation avec Daval pour prouver à la justice qu’il n’est nullement impliqué dans cette affaire, de près comme de loin. En attendant cette confrontation entre Jonathann et son gendre, l’avocat de la famille de la victime se pose lui-aussi de nombreuses questions dans cette enquête :

«Trois mois se sont écoulés depuis l’arrestation de Jonathann Daval et nous n’avons aucune certitude absolue. Je dirais même que les choses se délitent.»,

confiait-il à l’Est Républicain il y’a de cela quelques mois. Selon une information révélée ce lundi par Le Parisien, la confrontation tant attendue entre Jonathann Daval et sa belle famille en justice aura lieu le 7 décembre prochain, un face-à-face qui sera un tournant décisif dans cette enquête qui soulève plus d’interrogations qu’elle n’apporte de réponse.

La faiblesse des aveux de Jonathann Daval relance tout

Lorsque le corps d’Alexia Daval a été retrouvé dans un bois le 30 octobre 2017, l’autopsie réalisée à permis aux enquêteurs de découvrir que le corps avait été partiellement calciné. Mais par qui ? Pour l’heure, le mari accusé de meurtre refuse depuis son incarcération en janvier de reconnaître qu’il a incendié le corps de sa femme. Aucun élément formel de l’enquête ne situe dans cette responsabilité pour cette crémation. Mais cette défense a été mise à mal il y’a quelques semaines par la découverte d’une bombe aérosol au domicile de l’informaticien, engin qui aurait très bien pu servir à la crémation du corps d’Alexia. Quant à l’avocat de la famille de la victime, il n’exclut aucune possibilité dans cette enquête à rebondissement : «Pour le moins, Jonathann connaît la vérité. Il a sans doute assisté au crime, il n’est pas invraisemblable qu’il y ait participé et peut-être était-il seul en cause. Mais rien n’est certain».

Résultats éliminatoires CAN 2019 : 13 pays sur 24 déjà qualifiés

Julie-Victoire Daubie

Julie-Victoire Daubié : voici la première bachelière de France