Affaire Daval : la reconstitution des faits enfonce la défense de Jonathann

par Kohan Kioshiko
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MEURTRE D’ALEXIA DAVAL – Plus d’un an après la disparition de la joggeuse dans les bois, son époux, présumé coupable du meurtre, refusait d’endosser tout seul la responsabilité de ce crime. Après une reconstitution des faits, l’informaticien de 35 ans a finalement mis fin au doute sur l’éventualité d’un complice qui l’aurait aidé.

Le mystère qui entoure la mort d’Alexia Daval s’éclaircit peu à peu. Après être passé aux aveux il y’a un peu plus d’un an, l’informaticien de 35 ans avait relancé la polémique en révélant qu’il n’était pas l’unique personne impliquée dans la disparition de sa femme retrouvée morte dans les bois dans la nuit du 26 au 27 octobre. Mais plusieurs éléments de l’enquête ne corroboraient pas les derniers arguments avancés par le présumé coupable, ce qui a poussé les enquêteurs à envisager une reconstitution des faits qui s’est déroulée en présence de la famille d’Alexia. Selon les nouveaux aveux de l’informaticien de 35 ans, tout aurait été planifié par ses soins, du meurtre de son épouse jusqu’à la crémation du corps dans les bois.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Daval après la reconstitution de la nuit du meurtre. L’informaticien de 35 ans a été extrait de sa cellule par les enquêteurs avant d’être conduit sur les lieux du crime, avec pour objectif de reconstituer les différentes étapes de cette soirée. S’il avait reconnu sa responsabilité du meurtre d’Alexia son épouse, Jonathann a récemment tenté d’orienter les enquêteurs vers de nouvelles pistes en révélant qu’il n’était pas l’unique responsable de ce meurtre. L’informaticien de 35 ans est même allé jusqu’à accuser son gendre dans cette affaire, obligeant la justice à demander une confrontation entre l’informaticien et son gendre. La défense de l’informaticien soutenait également l’hypothèse selon laquelle l’accusé aurait été aidé par un complice. Pour les conseils de Daval, il était quasiment impossible pour lui de porter tout seul son épouse dans les bois et procéder à la crémation du corps, puisque la dépouille de la joggeuse retrouvée dans les bois présentait de nombreuses traces de brulures. Mais la reconstitution des faits a mis fin à l’hypothèse selon laquelle Jonathann Daval avait bénéficié d’une aide extérieure : «Face à la demande pressante de ses beaux-parents, qui l’ont imploré de dire toute la vérité, il a finalement admis qu’il avait non seulement donné la mort mais également procédé à la crémation partielle du corps», a révélé le Procureur en charge de l’affaire. Quelques mois en arrière, l’informaticien de 35 ans niait être impliqué dans la crémation du corps de son épouse. Pourtant, de nombreux éléments de l’enquête révélaient qu’il avait tenté de faire disparaître les preuves en brûlant le corps de son épouse tuée après une violente bagarre au domicile. Lors d’une perquisition au domicile du couple, une bombe aérosol avait été découverte par les enquêteurs. Lors de l’autopsie du corps, le capuchon de la bombe a été retrouvé sous le bras d’Alexia. Et selon l’expertise scientifique, un tel explosif aurait très bien pu servir à la crémation du corps de la joggeuse. A l’issue de la reconstitution des faits, Jonathann Daval a fini par craquer en admettant qu’il était bien responsable de la crémation de la dépouille de son épouse.

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Les nouveaux aveux de l’informaticien

«Il faisait déjà jour. Je ne savais pas où j’allais exactement. Je ne savais pas ce que je faisais, si j’allais me foutre en l’air avec elle. J’ai pris le premier bois qui venait, à l’improviste. Je me suis garé. J’ai voulu l’emmener dans le bois, mais j’étais à bout de forces et je ne suis pas allé très loin. J’ai vu deux branchages alors je l’ai mise là. Je lui ai remis ses lunettes, puis le drap.», a indiqué l’informaticien de 35 ans.

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