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Affaire Maëlys : le Parquet général se pourvoit en cassation

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Meurtre de la petite Maëlys – Nouveau rebondissement dans le feuilleton judiciaire qui oppose la défense de Lelandais au Parquet Général de Grenoble. Ce lundi, le Procureur s’est pourvu en cassation contre le refus de la chambre d’instruction à poursuivre l’ancien militaire pour meurtre précédé de viol. C’est à la suite du témoignage d’un ancien codétenu de Nordahl que le Procureur de Grenoble a décidé de poursuivre l’ancien militaire pour viol et meurtre. Selon les révélations de cet ex-compagnon de cellule de Lelandais, ce dernier aurait violé la fillette de huit avant de la tuer.

Le Parquet général n’entend pas renoncer à la poursuite de Nordahl Lelandais pour viol, en plus du meurtre de la fillette de huit ans qu’il dit avoir accidentellement tué. Jeudi dernier, la chambre d’instruction de Grenoble invalidait le requisitoire supplétif du Procureur qui demandait à ce que l’ancien militaire soit poursuivi pour viol et meurtre. Ce nouveau rebondissement fait suite aux révélations d’un ancien codétenu qui révélait au Parisien que l’ancien militaire avait violé la fillette de huit ans avant de lui donner la mort, un précieux témoignage conforté il y’a quelques jours par une expertise psychiatrique présentant l’ancien militaire comme un manipulateur chez qui l’on décèlerait une mythomanie constante. Après un premier revers la semaine dernière, le Parquet Général a décidé de se pourvoir en cassation ce lundi, un appel qui pourrait tout changer pour la défense de l’ancien militaire qui cherche à lui éviter la perpétuité à laquelle il s’expose, s’il est poursuivi pour les deux faits.

L’affaire Maëlys entre dans un nouveau chapitre ce lundi avec le pourvoi en cassation du Procureur général de Grenoble. Ce 11 novembre, le Parquet général a décidé de contester l’invalidation d’un requisitoire supplétif demandant que Nordahl Lelandais soit poursuivi pour deux délits au lieu d’un, à savoir pour meurtre précédé de viol. A l’origine de ce pourvoi en cassation, sans doute le précieux témoignage d’un codétenu rapporté par Le Parisien. Il y’a un peu plus d’un mois, un ancien compagnon de cellule de l’ancien militaire de 36 ans faisait de nouvelles révélations sur les circonstances de la mort de la fillette de huit ans il y’a de cela deux ans. Cet ex-compagnon de cellule de Nordah Lelandais a indiqué que l’ancien militaire lui aurait confié avoir violé la fillette avant de la tuer : «Au cours de ces conversations par geôles interposées et lors des promenades, Lelandais lui aurait également confié avoir tué le caporal Arthur Noyer car celui-ci avait refusé de lui accorder une faveur sexuelle… Convoqué par les juges d’instruction de Grenoble, le codétenu balaye toutes motivations cachées : « Je ne pouvais pas garder ça pour moi, justifie-t-il. C’était important ce qu’il m’a dit.», rapporte Le Parisien entre ses colonnes. Faut-il prendre ce témoignage au sérieux ? Pour certains oui, puisque juridiquement le codétenu en question n’avait rien à gagner, car déjà libérable depuis le mois d’avril dernier. Ce pourvoi en cassation du Parquet Général s’appuie sans doute aussi sur les résultats de l’expertise psychiatrique de l’ancien militaire de 36 ans, décrit dans le rapport de 73 pages comme un manipulateur.

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Lelandais, une personnalité difficile à cerner

Dans le rapport de 73 dont des extraits ont été dévoilés dans la presse, l’ancien militaire aurait révélé : «c’était pas moi le conducteur! J’étais zombie! Comme si c’était une entité qui s’emparait de moi. Comme dans un jeu vidéo…c’est un monstre qui l’a tuée! C’est pas une personne. J’ai paniqué comme si j’étais envoûté d’un démon, d’un diable. J’ai eu l’impression que Maëlys voulait m’agresser, qu’elle me voulait du mal». S’il a reconnu en février 2018 son implication dans la disparition de la fillette, l’ancien militaire de 36 ans révèle avoir accidentellement tué la petite Maëlys. L’ancien militaire évoque également une mort accidentelle dans la disparition du caporal Arthur Noyer qui n’avait plus donné signe de vie après s’être rendu dans une boite de nuit de Chambéry, une soirée d’avril 2017.

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