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Côte d’Ivoire : un réseau de proxénétisme démantelé sur les réseaux sociaux

Prostitution en Côte d’Ivoire – Plus besoin de se déplacer pour faire la rencontre d’une prostituée. C’est désormais sur la toile qu’opèrent les réseaux de proxénétisme, pour éviter d’être poursuivis par la police. Leur mode opératoire consiste à recruter des jeunes filles visiblement en manque d’argent pour leur proposer des rencontres avec certains clients.

Deux jeunes ivoiriennes impliquées dans des réseaux de proxénétisme viennent d’être mises aux arrêts par les forces de police. Elles avaient pour habitude de recruter sur la toile de jeunes filles qui éprouvaient un certain besoin d’argent. Après avoir établi le contact avec ces filles, elles leur promettaient de l’argent si elles acceptaient de coucher avec des hommes. Une fois l’accord des filles obtenues, une rencontre était donc arrangée avec le fameux client. Les filles qui alimentaient ces réseaux de proxénétisme étaient rémunérées suivant une commission sur l’argent versé par le client. Et c’est dans une résidence privée que les deux ivoiriennes conduisaient les filles à qui elles versaient quotidiennement la somme de 10 000 francs, peu importe le nombre de clients reçus au cours de la journée dans la résidence meublée. Mais suite à une plainte déposée par l’une des victimes de cette exploitation sexuelle, la police a effectué une descente dans les lieux où s’adonnaient les jeunes filles au proxénétisme. L’interrogatoire menée par la brigade mondaine a permis à la police d’en apprendre davantage sur ce nouveau mode opératoire des prostituées. Poursuivies sans relâche dans les espaces qu’elles occupaient dans les ruelles d’Abidjan, c’est désormais sur les réseaux sociaux qu’opèrent les proxénètes.

En Côte d’Ivoire, la police continue toujours de traquer sans relâche les individus qui entretiennent les réseaux de proxénétisme. Avec les contrôles répétés de la police à certains carrefours stratégiques, ces personnes opèrent de moins en moins dans les ruelles comme c’était le cas il y’a quelques années. C’est désormais sur les réseaux sociaux que tout se passe. Principalement actives sur Facebook, elles envoient régulièrement des invitations à de jeunes filles répondant à leurs critères. Une fois le contact établi, elles informent leurs interlocutrices sur la réelle nature de leur activité, à savoir le proxénétisme sur les réseaux sociaux. Les filles attirées par le gain facile succombent facilement à ces propositions, puisque les personnes opérant dans ce milieu de proxénétisme leur promettent souvent de fortes sommes d’argent pouvant aller au-delà de 100 000 frs dans certains cas. Deux jeunes ivoiriennes qui entretenaient ces réseaux de prostitution sur la toile viennent d’être interpellées par la police : «Elles sont actives sur les Réseaux Sociaux , leurs mode opératoire, c’est de recruter des jeunes filles sur Facebook et les livrer à la prostitution dans une résidence meublée qu’elles louent à Angré pour la journée . Les nommées Kouassi C , 35 ans, Ivoirienne et N’guessan A G , 24 ans, Ivoirienne, ont été interpellées par les hommes de madame le Commissaire de Police Kamagaté TATA et mise à la disposition de la justice.», rapporte Police Secours dans un communiqué rendu ce mardi. Cette interpellation a été rendue possible grâce à une plainte déposée par une victime de cette nouvelle forme d’esclavage sexuel en Côte d’Ivoire : «Suite à une plainte portée par une victime d’exploitation sexuelle, la Brigade Mondaine, après investigations, a interpellé la nommée Kouassi C le 27 novembre 2019 aux environs de 16 heures dans une résidence meublée à Cocody Angré…Celle-ci a été trouvée en compagnie de trois (03) jeunes filles dont l’âge varie entre 19 et 35 ans. Des auditions, il est ressorti que la susnommée a loué la résidence à 25 000 FCFA par jour, a recruté des filles qui se prostituent à son profit».

Des rencontres arrangées sur la toile

«Par ailleurs, c’est à la suite d’annonces faites sur un site internet que les hommes entrent en contact avec elle. Toutes ces filles vulnérables du fait de leur condition de vie précaire sont ainsi exploitées par leur concitoyenne.», rapporte Police Secours dans son communiqué.

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