Accueil Faits Divers Lycéenne tuée à Dimbokro : un commissaire de police suspecté

Lycéenne tuée à Dimbokro : un commissaire de police suspecté

Mort de Perside Kokora – Lors des manifestations d’élèves dans la ville de Dimbokro pour exiger des congés anticipés, la jeune élève répondant à l’Etat civil sous le nom de Perside Kokora, a été tuée dans la foulée, suite à des coups de feu tirés par des policiers. A l’issue de l’enquête ouverte par le Procureur militaire Ange Kessi, deux agents de police ont été mis aux arrêts. Mais le procureur militaire ne compte pas limiter son enquête aux deux policiers qui étaient sur les lieux de la manifestation.

La mort d’une lycéenne dans la ville de Dimbokro a suscité de nombreuses réactions au sein de la classe politique ivoirienne. Depuis la Haye où il se trouve actuellement, le président du Cojep, Charles Blé Goudé, a invité les autorités du pays à poursuivre les auteurs de ce crime. L’enquête ouverte quelques jours après cette tragédie a tout naturellement été conduite par le procureur militaire Ange Kessi, dont l’instance est habilitée au jugement des actes répréhensibles commis par les hommes en tenue, peu importe leur grade. Pour nécessité d’enquête, le corps de la jeune élève tuée lors d’une manifestation de lycéens dans la ville de Dimbokro, a été transféré dans la capitale économique ivoirienne, en vue d’une autopsie. L’expertise médicale a permis de confirmer que la jeune lycéenne a bel et bien été tuée par une balle tirée par des policiers. Deux agents de police qui avaient été déployés sur les lieux pour contenir les jeunes manifestants ont été mis aux arrêts. Pour le commissaire du gouvernement, la responsabilité ne doit pas se limiter uniquement aux hommes sur le terrain.

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Les têtes continuent de tomber après la mort d’une jeune lycéenne dans la ville de Dimbokro. Après l’interpellation de deux agents de police à l’issue de l’enquête, le procureur militaire a désormais dans son collimater un commissaire de police : «Le Commissaire du Gouvernement reproche au Commissaire de police de Dimbokro d’avoir violé une consigne de l’arme et envisage de le poursuivre. Les sergents de police M.O.J, K et K.P ne seront pas les seuls à comparaître devant le Tribunal Militaire d’Abidjan. Le Procureur militaire, le Contre-amiral Ange KESSI estime que le chef de service, le Commissaire Z.T.Y a également commis une faute pénale en autorisant que des policiers se transportent sur un théâtre du maintien de l’ordre munis d’armes létales.  Lorsque que des éléments sous les ordres d’un chef commettent des fautes, la responsabilité pénale de ce chef sera engagée directement ou indirectement selon la gravité des faits a rappelé le Contre-amiral Ange KESSI.», rapporte le service de communication du Tribunal Militaire d’Abidjan dans un communiqué. Rappelons que la dépouille de la jeune lycéenne tuée lors d’une manifestation a déjà été rendue à la famille, peu de temps après l’autopsie réalisée à Abidjan. Si plusieurs médias affirmaient que des policiers étaient à l’origine du tir mortel qui a ôté la vie à Perside Kokora en décembre dernier, le tribunal militaire a préconisé une expertise médicale avant de s’avancer sur cette thèse.

Le tireur pas encore formellement identifié

«Après avoir requis l’autopsie du corps et entendu une centaine de témoins en majorité des élèves, l’enquête a abouti à l’arrestation de deux policiers, les sergents M.O Jean et K.S Kouakou en service à la section de la police criminelle du commissariat de Dimbokro. Ces deux policiers qui opéraient en civil ce jour-là ont été les seuls à avoir tiré. Selon l’autopsie, une seule balle a atteint mortellement l’élève, ce qui suppose qu’un seul policier parmi les deux a tiré. Le juge d’instruction militaire qui prendra le relai des enquêteurs disposant davantage de moyens juridiques sera en mesure de déterminer avec précision lequel des deux policiers a effectivement tiré la balle meurtrière.», indiquait il y’a environ un mois le tribunal militaire d’Abidjan dans un communiqué. Si le tireur est identifié, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison ferme. En revanche la sanction devrait être loin lourde pour le commissaire de police suspecté par Ange Kessi.

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