Assassinat d’Habib Dodo : les coupables bientôt épinglés ?

Affaire Habib Dodo – ancien secrétaire général de la jeunesse du PCRI, l’étudiant ivoirien a été lâchement assassiné il y’a plus d’une quinzaine d’années, dans des circonstances encore confuses. Pour le parti communiste révolutionnaire de Côte d’Ivoire, les assassins de l’ex-secrétaire général, courent toujours dans la nature. Si l’enquête ouverte à l’époque n’a malheureusement pas porté ses fruits, plusieurs membres de la Fesci sont cités dans cette affaire de meurtre. Le responsable de la coordination à la Fesci, Semi Bi Guillaume, a révélé des informations capitales sur la triste journée durant laquelle Habib Dodo a été assassiné. Pour son parti, les aveux du coordonnateur du Cojep aux Etats-Unis devraient aider à avancer classée aux archives depuis des années.

L’enquête sur l’assassinat d’Habib Dodo sera-t-elle rouverte 16 ans après un meurtre qui a suscité l’émoi de certains étudiants ? Seule certitude, de nouveaux aveux sur cette affaire qui remonte à juin 2004 circulent depuis quelques jours sur les réseaux sociaux. A l’origine de ces révélations chocs, Semi Bi Guillaume, actuel coordinateur du parti de Charles Blé Goudé aux Etats-Unis. Dans une publication sur les réseaux sociaux, le proche de Blé Goudé est revenu sur les relations cordiales et fraternelles qui le liaient au défunt Abib Dodo, ancien secrétaire de la jeunesse du PCRI. Dans ses confidences, Semi Guillaume est aussi revenu sur la terrible journée 23 juin 2004 durant laquelle l’ex-secrétaire des jeunes du Pcri. Sans pour autant désigner des coupables, le coordinateur du Cojep aux USA révèle avoir pris des coups pour Abib, de la part de ses plus proches amis de Bouaké, des aveux auxquels le parti communiste révolutionnaire attache une grande importance. La formation politique ivoirienne entend saisir les instances juridiques pour faire avancer l’enquête sur l’assassinat d’Abib, une enquête laissée au point depuis des années.

Tout est parti de certaines révélations faites par Doumbia Major il y’a quelques jours l’assassinat d’Abib Dodo en juin 2004 : «Dans un article paru le samedi 15 février 2020 dans Afriksoir.net, un site d’informations en ligne, Monsieur Doumbia Major, président du Congrès Panafricain pour le Renouveau, indexe Monsieur Semi Bi Guillaune secrétaire à l’organisation de la FESCI en 2004, nouveau coordonnateur du Cojep aux Etats-Unis d’Amérique, comme un des assassins, un des acteurs de l’assassinat le 23 juin 2004 d’abib Dodo, Ex secrétaire général de la jeunesse du Parti Communiste Révolutionnaire de Côte d’Ivoire PCRCI. Cette information a suscité beaucoup de réactions des internautes et particulièrement du mis en cause. Le PCRCI porte à la connaissance du peuple de Côte d’Ivoire, des démocrates, des révolutionnaires, que l’un de ses axes de combats politiques depuis sa création, est la dénonciation des assassinats politiques et la lutte contre l’impunité des crimes politiques.», révèle le parti communiste dans un communiqué. Si l’enquête était restée au point mort durant de nombreuses années, elle devrait désormais avancer, surtout après les aveux faits par Semi Bi Guillaume, cité par Doumbia Major dans l’assassinat d’Habib Dodo. Selon le Pcri, le coordinateur du Cojep aux USA aurait confirmé sa présence sur le campus le 23 juin 2004, journée d’assassinat de l’ex-secrétaire général de la jeunesse du Prci : «Heureusement ou malheureusement cela dépend de là où on se place, la rébellion est intervenue le 19 et j’ai fini par composer a Abidjan pour la maitrise car l’université de Bouaké a été délocalisée a Abidjan. C’est toujours dans cette même veine que j’ai pas hésité à prendre des coups pour lui le jour de sa mort de la part de ses plus proches amis de Bouaké, en tentant de le protéger de leur colère».

De nouvelles actions en justice

«En tout état de cause, le PCRCI poursuivra ses actions en faveur de justice pour ABIB jusqu’à ce que ses assassins croupissent en prison. A cet effet, il rendra publique très prochainement son agenda de lutte sur l’affaire Abib DODO pour l’année 2020.», révèle le PCRI dans son communiqué relatif aux récentes révélations dans cette affaire de meurtre.

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