Interpellation du cyberactiviste pro-Gbagbo «Serge Koffi Le Drone»

Serge Koffi arrêté – Classé parmi les cyberactivistes les plus suivis par les partisans de Laurent Gbagbo, le dénommé Serge Koffi Le drone vient d’être arrêté par les forces de police. Son interpellation a suscité une vague de réactions chez les pro-Gbagbo. Il y’a quelques semaines, le cyberactiviste appelait les ivoiriens à envahir massivement le terrain de la Bea dans la commune de Yopougon, pour s’opposer à la construction d’un centre de dépistage du coronavirus.

L’interpellation de l’avatar Pro-Gbagbo Serge Koffi est depuis quelques jours relayée sur la toile. Très critique à l’endroit du régime ivoirien, l’activiste proche de Laurent Gbagbo était particulièrement suivi par les Gor, les partisans de la tendance Gbagbo ou rien au front populaire ivoirien. Pour l’heure, on ignore les charges qui pèsent contre lui, mais tout porte à croire que son interpellation serait liée à une récente déclaration sur les réseaux sociaux. Il y’a quelques semaines de cela, le gouvernement procédait à l’installation d’un centre de dépistage du Covid-19 dans la commune de Yopougon. Mais des riverains ont massivement envahi le site pour démonter les installations en question. Dans une publication sur sa page officielle, Serge Koffi le drone invitait la jeunesse de Yopougon à envahir massivement le terrain Bae pour s’opposer à l’installation dudit centre de dépistage. En attendant d’en savoir davantage sur cette affaire, l’arrestation du cyberactiviste, suscite diverses réactions sur la toile. Proche du camp Pascal Affi N’Guessan au front populaire ivoirien, Jean Bonin a réagi ce lundi à l’interpellation de Serge Koffi Le Drone.

Les révélations de Jean Bonin sur l’interpellation du drone Serge Koffi vont certainement fait réagir de nombreux proches de Laurent Gbagbo, en l’occurrence les Gor. Le juriste ivoirien a fait de nombreuses révélations ce soir sur le cyberactiviste pro-Gbagbo qui selon lui, passait son temps à dénigrer et fragiliser Pascal Affi N’Guessan au sein du front populaire ivoirien : «Pourquoi utiliser un avatar quand on est certain de la crédibilité et de la source des informations qu’on publie sur les réseaux sociaux ? Pourquoi utiliser un avatar quand on sait que ce qu’on écrit n’enfreint aucune disposition légale ?  Personnellement, je n’en vois pas l’intérêt car, tôt ou tard, un avatar finit par être démasqué, à l’image de « Serge Koffi dit le drone », qui vient de se faire cueillir comme un fruit mûr. Cet avatar, très proche des barons de la dissidence du FPI (GOR) s’était fait une spécialité : dénigrer quotidiennement le président Affi NGuessan sur Facebook.  Pendant plusieurs années il ne ménagera aucun effort et encore moins ses données mobiles (data) pour salir, avec un certain succès auprès des GOR, le président Affi et ses proches, quand ce n’est pas le pouvoir.  Manifestement, il avait été mis commis à cette tâche par ses mandants dont j’espère que les enquêtes permettront de la démasquer, un à un, afin qu’ils répondent de leurs actes, avec toute la rigueur nécessaire de la loi.», explique le juriste ivoirien. On sait pour l’instant très peu de choses sur les accusations qui pèsent contre le cyberactiviste pro-Gbagbo. Si des poursuites judiciaires étaient engagées contre lui, Serge Koffi pourrait être épinglé pour trouble à l’ordre public, pour avoir récemment invité les jeunes de Yopougon à envahir le terrain de la Bae pour dire non à la construction d’un centre de dépistage du coronavirus.

Serge Koffi livré à son propre sort ?

«Revenons-en à ce jeune homme, « Le drone », qui, aujourd’hui, après avoir été instrumentalisé pour salir Affi se retrouve seul devant le miroir hideux de sa propre conscience. C’est dans ce moment-là que ses mandants devraient lui voler au secours. Malheureusement pour lui, et il l’apprendra très vite à ses dépens, ses mandats et autres laudateurs d’hier ne seront pas à ses côtés.  Je plaide afin que tous, opposants ou pouvoir, faisions un bon usage des réseaux sociaux, de sorte que nos actes, critiques ou encouragements, soient au profit de la justice sociale et du développement de notre pays», conclue Jean Bonin.

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