Présumée mort d’Affi N’Guessan : la police rompt le silence

Disparition d’Affi N’Guessan – Membre du conseil national de transition mis en place par l’opposition ivoirienne, Pascal Affi N’Guessan, président du front populaire ivoirien, a été interpellé par les forces de police dans la nuit du 6 au 7 novembre. Mais la journée du dimanche, plusieurs informations relayés sur les réseaux sociaux, annonçaient la mort de l’opposant ivoirien, par ailleurs candidat au scrutin présidentiel du 31 octobre. La police qui a procédé à son interpellation il y’a environ 48h n’a pas tardé à réagir.

La supposée mort de Pascal Affi N’Guessan a complètement enflammé la toile au cours de la journée du dimanche. D’abord recherché, le président du front populaire ivoirien sera interpellé dans la nuit du 6 au 7 novembre dernier. Après son interpellation, des informations non vérifiées seront diffusés sur la toile, laissant entendre que le président du front populaire ivoirien, par ailleurs l’un des membres du conseil national de transition dont la création a été annoncée quelques jours avant, aurait été torturé après son arrestation. Certaines informations relayées sur la toile donneront même pour mort le président du front populaire ivoirien. Dans un communiqué officiel, la direction nationale de la Police a fait savoir que le président du front populaire ivoirien était bel et bien en vie, précisant au passage que ce dernier n’avait pas été torturé, contrairement aux fausses infos rapportées sur la toile. Une vidéo du responsable politique ivoirien viendra d’ailleurs faire taire toutes les rumeurs au sujet de son décès après son interpellation.

«Une rumeur diffusée et entretenue sur les réseaux sociaux, fait état de ce que l’ex 1er Ministre Pascal Affi N’Guessan aurait subi des tortures et serait décédé.  La Police Nationale tient à informer l’opinion nationale et internationale que monsieur Pascal Affi N’Guessan, interpellé dans la nuit du 06 au 07 novembre 2020 dans le cadre d’une enquête pour complot et attentat contre l’autorité de l’Etat, se porte bien et n’a fait l’objet d’aucun acte de tortures.  La Police Nationale tient à rappeler que les auteurs de ces fausses informations qui n’ont d’autres objectifs que de semer l’émoi au sein de la population, sont passibles de poursuites judiciaires.», a fait savoir la direction nationale de la police dans un communiqué. Pascal Affi N’Guessan est donc bel et bien vivant, une nouvelle qui a d’ailleurs réjoui de nombreux partis d’opposition, du moins en partie, en l’occurrence le Cojep de Charles Blé Goudé : «Si cette vidéo donne des signes de vie de Pascal Affi N’guessan, elle reste muette sur son lieu de détention que réclament sa famille et ses avocats. Cette mise en scène, cocktail d’un grossier montage  et dégradant digne de l’époque des soleils de l’indépendance, finit de convaincre le dernier des sceptiques sur les pratiques humiliantes en cours dans notre pays. Des individus qui font réciter à une personnalité politique, une dictée préparée, dans une vaine tentative propagandiste de convaincre une opinion désormais mâture et aguerrie, de la « trop grande gentillesse et de la magnanimité légendaire » du régime d’Abidjan: ON A TOUT COMPRIS.», lisons-nous dans un communiqué du parti de Blé Goudé.

Appel à la libération d’Affi

«Par la présente, le COJEP  – se réjouit de savoir le premier Ministre Pascal Affi N’guessan en vie – dénonce et condamne ce grossier montage digne d’époques révolues – exige la libération immédiate et sans conditions du premier Ministre Pascal Affi N’guessan – demande le respect de ses droits élémentaires  – demande que ses avocats et sa famille aient accès à lui – réclame la levée du blocus devant sa résidence afin de permettre à son épouse, sa famille et son personnel de retrouver la liberté de leurs mouvements, vu que ces derniers ne sont sous le coup d’aucune information judiciaire…Le COJEP réitère son appel à l’organisation d’un dialogue national inclusif, seul voie de sortie de cette crise qui n’a que causé trop de perte en vies humaines et approfondie le fossé social.», poursuit le Cojep.

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