Décès de l’adjudant Seydou Sanogo : une centaine de suspects interpellés

Mort d’un gendarme ivoirien – L’adjudant Seydou Sanogo était porté disparu depuis le 31 octobre dernier date à laquelle le cortège du ministre du budget avait essuyé une attaque, alors que le ministre tentait de regagner la capitale économique ivoirienne. Un appel à témoin avait été lancé par la gendarmerie ivoirienne après la disparition de l’un des leurs. Après maintes recherches, la dépouille du disparu a finalement été retrouvée, calcinée, selon les premières informations transmises par le Procureur de la République.

On en sait davantage sur la disparition du gendarme ivoirien disparu depuis le 31 octobre dernier, date à laquelle s’est tenue la présidentielle ivoirienne. Le gendarme Seydou Sanogo avait été porté disparu suite à l’attaque du cortège du ministre du budget, alors qu’il tentait de regagner la capitale économique ivoirienne. Environ trois semaines après l’annonce de sa disparition, le corps calciné du gendarme est retrouvé entre les localités d’Abouakouassikro et de Bonzi, dans le centre du pays. Dans le cadre de l’enquête ouverte par le Procureur de la République, 98 personnes ont déjà été mises aux arrêts. Au cours de sa conférence de presse, le Procureur de la République a annoncé la saisie de plusieurs pièces à conviction, notamment une quarantaine de téléphones portables. L’exploitation de ces données devrait permettre de faire avancer l’enquête sur la mort du gendarmerie Seydou Sanogo, qui faisait partie de la garde rapprochée du ministre ivoirien du budget.

«Le corps de l’un des gardes corps du ministre du budget, jusque-là porté disparu, a été retrouvé vendredi soir dans le village de Abouakouassikro, sur l’axe Yamoussoukro-Bouafflé. Selon des sources sécuritaires dans la capitale, Yamoussoukro, avec lesquels je me suis entretenu, le corps de l’adjudant Sanogo Seydou était calciné puis enterré au bord de la chaussée. Les premières constatations de la police scientifique n’ont pas permis de déterminer si le gendarme a été brûlé vif ou le corps a été incendié après le décès.  Rappelons que le cortège du ministre Moussa Sanogo a été attaqué le jour de la présidentielle du 31 Octobre, à un barrage dressé par des militants de l’opposition, alors que le membre du gouvernement tentait de regagner Abidjan. Ce décès porte à trois le nombre d’agents des forces de l’ordre assassinés à la suite du mot d’ordre de l’opposition. Aucun manifestant n’a cependant trouvé la mort pendant le maintien d’ordre. Les 85 victimes civiles sont le fait d’affrontements politico-communautaires, très souvent quand des partisans de l’opposition ont attaqué ceux du pouvoir.», déclarait le journaliste Said Penda. Disparu le 31 octobre dernier, le gendarme ivoirien a finalement été retrouvé, trois semaines après l’attaque du cortège ministériel dont il assurait la sécurité. Au cours d’une conférence de presse, le Procureur de la République a livré de plus amples informations sur la mort du gendarme ivoirien : «La sépulture ouverte en présence du procureur de la République près le tribunal de première instance de Bouaké, permettait de constater la présence d’un corps calciné, à la boîte crânienne éclatée, sommairement enseveli dans un linceul blanc. 98 personnes ont été interpellées et 44 téléphones portables saisis pour enquête», déclarait Adou Richard.

L’opposition responsable ?

Pour Doumbia Major, il ne fait aucun doute que la mort du gendarme ivoirien serait lié au mot d’ordre de désobéissance civile lancé par les opposants ivoiriens le mois dernier : «Rip l’adjudant Sanogo Seydou, tué, calciné puis enterré au bord de la chaussée par des individus répondant au mot d’ordre d’une frange de l’opposition.  RIP N’guessan Koffi Toussaint tué par l’appel lancé par Affi N’guessan et tous ces hommes et femmes politiques irresponsables qui ont appelé des ivoiriens à empêcher d’autres ivoiriens de voter, qui ont appelé d’autres ivoiriens à empêcher d’autres ivoiriens de circuler sur toute l’étendue du territoire, qui ont incité des ivoiriens à s’en prendre aux biens d’autres ivoiriens.», déclarait il y’a quelques jours le président du Congrès Panafricain pour le Renouveau.

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