Cybercriminalité : un vaste réseau démantelé dans la commune d’Abobo

Cybercriminalité en Côte d’Ivoire – Un européen vient d’échapper de justesse à un chantage en ligne grâce à la promptitude de la PLCC, la plateforme de lutte contre la cybercriminalité. Le jeune ressortissant européen de 16 ans avait été contacté en ligne sur les réseaux sociaux par un arnaqueur résident dans la commune d’Abobo, à travers un faux profil.

La plateforme de lutte contre la cybercriminalité vient de mettre la main sur un réseau de brouteurs spécialisés dans les arnaques en ligne. Les anciennes méthodes étant désuètes, les arnaqueurs, couramment appelés brouteurs, investissent désormais en masse les réseaux sociaux pour faire de nouvelles victimes. Sur Facebook par exemple, ces arnaqueurs créent souvent des faux profils féminins, établissent des contacts avec vous. Si par malheur, il vous arrivait de diffuser des images de votre nudité à ce fameux correspondant, vous pourriez avoir à le regretter, puisqu’il s’en servira plus tard pour tenter de vous soutirer de l’argent. C’est à cette tentative d’arnaque qu’un jeune européen de 16 ans qui croyait pouvoir trouver l’amour sur les réseaux sociaux, vient d’échapper. En collaboration avec les autorités de son pays, la PLCC a réussi à mettre la main sur les arnaqueurs qui tentaient de lui soutirer de l’argent. Selon la PLCC, ces arnaqueurs résideraient dans la commune d’Abobo.

Plus de peur que de mal pour un jeune ressortissant européen qui vient d’échapper à un chantage sur les réseaux sociaux. La Plcc a annoncé aujourd’hui l’interpellation de plusieurs brouteurs dans la commune d’Abobo, un réseau spécialisé dans le chantage affectif en ligne : «YK est une Femme de type européen qui vit avec son fils de 16 ans. L’adolescent MT et sa mère ont une bonne relation et sont très complices. Comme la plupart des jeunes de sa génération, MT est accro aux réseaux sociaux. Il est connecté en permanence et cela a pour impact de l’éloigner de ses rapports en dehors du monde virtuel. Notamment celle avec sa mère, car MT a toujours les yeux rivés sur l’ordinateur et le téléphone. Plus tard, sa mère a remarqué un changement d’humeur chez son fils. Une nervosité de plus en plus accentuée et un air absent. Visiblement quelque chose préoccupait le jeune garçon et cela ne semblait pas s’arranger avec le temps. De plus, il avait régulièrement besoin d’argent pour diverses raisons. Celui que lui donnait sa mère n’était plus suffisant et cela accentuait sa nervosité. Sous insistance de sa mère MT finit par avouer la raison de son changement d’humeur.  Depuis plusieurs jours il subissait la pression d’un contact rencontré sur un réseau social. Le profil « Emilie mercier » lui a fait une demande d’ami et les choses sont allées très vite. Au cours de leurs échanges le contact met MT en confiance et réussi à obtenir de lui des vidéos de sa nudité. Depuis, il menace de les diffuser partout s’il ne reçoit pas une importante somme d’argent. Sans plus attendre sa mère se rend au Bureau Fédéral de son pays pour exposer la situation. Le bureau transmet une demande de Coopération Policière Internationale à la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour enquête…En plus des éléments fournis par le bureau fédéral, des enquêtes techniques ont été effectuées par la PLCC avec le concours du Laboratoire Criminalistique Numérique (LCN). Il en est ressorti que les informations utilisées pour la création du compte et du mail impliqués renvoyaient à EGN alias choco Pcs.», rapporte la PLCC.

Plusieurs interpellations

«Il dit pratiquer la cybercriminalité depuis 2018 et se sert du compte « FLORA DUCHARME » avec lequel il a perçu la somme de 1 000 000F de Francs CFA  d’une trentaine de victimes. Selon ses dires c’est son ami SD qui est l’utilisateur du compte Emilie Mercier qu’il a ouvert avec ses coordonnées.  SD a à son tour été interpellé lors d’une perquisition dans un cybercafé toujours dans la commune d’Abobo. Il était en compagnie de quatre autres jeunes hommes avec qui il opérait.», révèle la Plcc.

Commentaire

0 Commentaire

Vous pouvez aussi aimer