Affaire Maelys : Lelandais soupçonné de viol et meurtre

par Kohan Kioshiko
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REVELATIONS AFFAIRE MAELYS – Alors que l’affaire tend quasiment à sa fin, le témoignage d’un codétenu pourrait encore enfoncer Lelandais qui défend toujours la thèse de la mort accidentelle. Selon une information transmise par Le Parisien, l’ancien maitre chien aurait confié à son codétenu qu’il avait violé la petite Maelys avant son meurtre. Pendant la reconstitution des faits, les enquêteurs ont tenté de savoir s’il avait agressé sexuellement la fillette disparue au cours d’une soirée de mariage, des faits que le suspect a toujours nié. Si le témoignage du codétenu est confirmé par l’expertise médicale, Nordahl pourrait écoper de la plus lourde peine du code pénal français, à savoir la perpétuité, pour viol et meurtre sur mineur.

Nouveau rebondissement dans l’affaire Maelys. Si le principal suspect est connu et tend vers sa condamnation, la sanction pourrait être encore plus lourde pour Lelandais. Selon le témoignage d’un ancien codétenu avec qui il aurait échangé, Nordahl aurait avoué avoir volontairement tué la fillette de neuf ans, alors qu’il s’est défendu tout au long du procès que la mort de la fillette n’était qu’un regrettable accident. Selon la version des faits rapportés par le témoin, l’ancien militaire aurait également abusé de la fillette avant de lui ôter la vie, pour l’empêcher de parler. Les enquêteurs qui s’apprêtaient à clore le dossier de la fillette avec une condamnation du principal suspect, vont-ils relancer encore l’affaire ? Seule certitude, si la thèse du viol avec préméditation de meurtre est confirmée, l’ancien maitre chien pourrait écoper de la peine la plus lourde du code pénal français, à savoir la prison à vie.

L’affaire Maëlys n’a visiblement pas encore livré tous ses secrets, deux ans après les faits. Accusé du meurtre de la fillette, le principal suspect pourrait être poursuivi pour un autre délit, toujours dans la même affaire. Selon le témoignage d’un codétenu, l’ancien militaire aurait aussi violé la fillette de neuf ans avant son meurtre qu’il a avoué le 14 février 2018 après avoir été accablé par les preuves matérielles. Selon Le Parisien qui a livré l’info, le témoin «déclare que l’ancien militaire de 36 ans lui a décrit avec force détails comment il a violé la jeune Maëlys avant de la frapper à mort pour l’empêcher de se débattre. Au cours de ces conversations par geôles interposées et lors des promenades, Lelandais lui aurait également confié avoir tué le caporal Arthur Noyer car celui-ci avait refusé de lui accorder une faveur sexuelle… Convoqué par les juges d’instruction de Grenoble, le codétenu balaye toutes motivations cachées : « Je ne pouvais pas garder ça pour moi, justifie-t-il. C’était important ce qu’il m’a dit. » D’ailleurs, fait valoir ce confident présumé de Lelandais, il est libérable en avril 2019 et n’a rien à gagner sur le plan judiciaire.», apprenons-nous auprès du quotidien français. Bien avant ces révélations, l’ancien militaire avait été accusé de viol sur mineur  deux reprises dont l’une des victimes était sa cousine. Alors qu’il clame son innocence, l’ancien militaire continue de cumuler les affaires, s’exposant ainsi à des sanctions plus lourdes, si les nouvelles accusations sont avérées.

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La perpétuité pour Lelandais ?

«Et la question des éventuelles violences sexuelles subies par Maëlys n’est plus seulement un enjeu de vérité pour les parents de la fillette. C’est aussi un débat juridique : si l’ancien militaire est renvoyé aux assises pour meurtre d’une mineure de moins de 15 ans précédé d’un viol, il s’expose à la perpétuité « réelle », c’est-à-dire assortie d’une période de sûreté illimitée. Peine la plus lourde du Code pénal, elle n’a été appliquée qu’à de rares cas -souvent à des violeurs et tueurs d’enfants… La découverte du corps de Maëlys -six mois après sa disparition- a été trop tardive pour que les expertises scientifiques puissent étayer ou annihiler la thèse du viol.», poursuit Le Parisien. Rappelons que l’ancien militaire est aussi accusé d’un autre meurtre, celui du caporal Arthur Noyer, quelques mois avant que l’affaire Maëlys n’éclate au grand jour.

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