Covid-19 en France : les catholiques veulent rouvrir les églises en mai

Déconfinement en France – Lors de son adresse au peuple français dans la soirée du 13 avril dernier, Emmanuel Macron annonçait le prolongement du confinement jusqu’au 11 mai prochain. A compter de cette date, si les tendances semblent être toujours à la baisse, les français, pourront sortir, vaquer à leurs occupations, toujours dans le strict respect des mesures de prévention contre le covid-19. Si les évènements rassemblant du monde ne sont pas concernés par cette reprise du 11 mai, les évêques catholiques souhaitent eux ouvrir les lieux de culte dès la fin du confinement.

La tendance du Covid-19 en France est à la baisse depuis quelques jours, signe encourageant qui confirme que le déconfinement aura bel et bien lieu le mois prochain dans l’Hexagone. Mais comme l’a si bien indiqué Emmanuel Macron dans son allocution du 13 avril dernier, le déconfinement se fera de manière progressive, la priorité étant de reprendre les activités économiques. Les écoles et crèches rouvriront progressivement pour accueillir les élèves. Mais l’accueil des élèves se fera sur la base du volontariat selon une précision faite par le ministre français de l’éducation nationale. Si la réouverture des lieux de culte pourrait être une réalité à la mi-juin, certains évêques estiment que les églises fermées dans le cadre de la lutte contre le nouveau coronavirus en France, devraient rouvrir dès la fin du confinement. Dans une tribune adressée au Figaro, une centaine de prêtres catholiques ont lancé un appel à Macron concernant leur volonté d’ouvrir les lieux de culte en mai, une fois la mesure du confinement levée par le gouvernement français.

Le déconfinement en France, annoncé pour le 11 mai prochain, se fera de manière progressive. Les évènements religieux, culturels ou sportifs, susceptibles de rassembler du monde, ou encore les cafés et les restaurants, resteront fermés pour le mois de mai. Ces espaces devraient commencer à accueillir un monde à la mi-juin, soit un mois après la fin du confinement en France, une attente à laquelle s’oppose certains catholiques français. Contacté par Le Figaro, l’évêque de Nanterre confiait : «Je ne vois aucune raison pour que les écoles accueillent des élèves à partir du 11 mai et que les églises ne puissent pas accueillir des fidèles à partir de cette même date… Nous prendrons évidemment toutes les précautions nécessaires, comme nous l’avons fait dès le début de la crise.». Il y’a quelques jours, la police faisait une intrusion armée dans une église de la capitale française, une situation qui a suscité l’émoi chez nombres de fidèles. A en croire, un religieux, les fidèles s’impatientent à l’idée de rester loin des lieux de culte, d’où la nécessité de rouvrir les églises une fois le confinement levé le 11 mai prochain : «On ne peut pas nous reprocher de ne pas avoir joué le jeu. Ne pas recommencer, même prudemment, le 11 mai, comme tout le monde, serait un très mauvais signal…Si le gouvernement ne comprend pas que le culte est vital, surtout en pleine crise sociétale, il va perdre les cathos, dont beaucoup voient que ce report vise surtout à ne pas rouvrir les cultes avant la fin du ramadan, le 23 mai», explique un évêque.

Une centaine de prêtres interpellent Macron

«Nous venons vous demander, Monsieur le président, de nous laisser nous aussi reprendre pleinement notre service, dès le 11 mai…Comme tous les Français et avec tous nos paroissiens, nous avons été impliqués depuis près de 10 semaines dans cette lutte contre le Covid-19. Nous avons été vigilants, loyaux, prudents, obéissants et respectueux des différentes consignes…Depuis le début de la crise, avec l’ensemble de nos communautés et beaucoup d’associations chrétiennes, en lien avec nos mairies, nous sommes engagés au service des plus isolés ou des plus précaires. Si les usines, les écoles, les commerces et les transports en commun reprennent, qu’est-ce qui pourrait justifier que nos églises restent vides et les messes publiques interdites ?», écrivent les prêtres dans une tribune publiée la semaine dernière par Le Figaro.

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