Assassinat de Samuel Paty : ses dernières confidences avant sa mort

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Terrorisme en France – C’est une classe politique profondément choquée qui a unanimement rendu hommage à Samuel Paty, professeur d’histoire et géographie assassiné la semaine dernière. Ce mardi, une cérémonie d’hommage nationale a été rendue à l’enseignant retrouvé décapité vendredi dernier aux alentours d’un collège. Bien avant son assassinat, Samuel Paty avait été auditionné par la police suite à une plainte déposée contre lui par un parent d’élève.

Le 12 octobre, soit quatre jours avant son assassinat, Samuel Paty se présente dans un commissariat de police pour répondre à une plainte déposée par un parent d’élève. Le média Franceinfo a réussi à se procurer le procès-verbal de l’audition de l’enseignant français. Ce dernier a clairement nié en bloc  les accusations formulées à son encontre. Quatre jours après son passage au commissariat, Samuel Paty est assassiné. Son corps décapité est retrouvé aux alentours du collège du Bois-d’Aulne. Cette découverte macabre suscitera un vent d’indignation au sein de la classe politique française. Outre le corps de l’enseignement, la France tout entière a rendu un vibrant hommage à l’enseignant d’histoire géographie retrouvé assassiné vendredi dernier. Selon les informations rapportées par Franceinfo, qui a pu consulter le PV de l’audition de Samuel Paty, l’enseignant a expliqué au commissariat n’avoir commis aucune faute dans l’exercice de ses fonctions. Le professeur d’histoire géographie avait été convoqué suite à une plainte déposée contre lui pour ‘‘diffusion d’images pornographiques’’.

L’assassinat de Samuel Paty fait encore la une des grands journaux français. Ce mercredi, une cérémonie d’hommage a été organisée en l’honneur de l’enseignant retrouvé décapité vendredi dernier aux alentours d’un collège. Bien avant sa mort, le professeur avait été convoqué suite à une plainteUne plainte déposée contre Pierre Ménès pour harcèlement d’un parent d’élève. Il était reproché au prof d’avoir diffusé des images pornographiques dans le cadre de l’exercice de ses fonctions. Selon le PV de l’audition rendu public par Franceinfo, Samuel Paty a nié en bloc les accusations dont il faisait l’objet le 12 octobre dernier : «Je n’ai commis aucune infraction dans le cadre de mes fonctions… J’ai proposé aux élèves de voir ou de ne pas voir une des caricatures émanant de « Charlie Hebdo » selon leur sensibilité… A aucun moment je n’ai déclaré aux élèves: « Les musulmans, vous pouvez sortir, car vous allez être choqués. » Et je n’ai pas demandé aux élèves quels étaient ceux qui étaient de confession musulmane… Elle a inventé un récit au travers de rumeurs d’élèves. Il s’agit d’une fausse déclaration dans le but de nuire à l’image du professeur que je représente, du collège et de l’institution..», rapporte dans la soirée du mardi, le média français. Bien avant de quitter le commissariat, Samuel Paty aurait porté plainte pour diffamation publique. Pour le ministre français de l’intérieur, le capitalisme français a une part de responsabilité dans l’assassinat de l’enseignant français : «Ca m’a toujours choqué de rentrer dans un Hypermarché et de voir qu’il y a un rayon de telle cuisine communautaire, c’est comme ça que ça commence le communautarisme…le ministre de l’Intérieur ne fait pas la loi, ce sont les parlementaires qui l’a font. Le capitalisme français, mondial a une responsabilité. Quand on vend des vêtements communautaires, peut-être qu’on a une petite responsabilité dans le communautarisme.».

La faute aux réseaux sociaux ?

«C’est plus teIlement dans les mosquées qu’on apprend à se radicaliser (…) L’imam internet est bien plus puissant, bien plus insaisissable. Les réseaux sociaux ont une responsabilité énorme dans la mutation du terrorisme et de la radicalisation. Les officines – ces associations que nous essayons de dissoudre – sont désormais bien plus efficaces que quelques mosquées cachées à l’ancienne… La loi n’était pas bien écrite, nous allons travailler pour que dans la loi de juillet prochain nous puissions mettre des mesures supplémentaires, de surveiller et de ne pas être naïf», a déclaré le ministre français de l’intérieur. La Sorbonne est lieu choisi par l’Elysée pour rendre hommage à Samuel Paty.

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