Marine le Pen accueille chez elle des étrangers atteints du coronavirus

Poisson avril- Marine le pen

[ Poisson d’avril ] – Connue pour ses positions radicales vis-à-vis de l’immigration clandestine, Marine Le Pen envisagerait-elle un changement de cap dans la lutte contre l’immigration en France ? Seule certitude du moment, la présidente du Rassemblement National a décidé d’accueillir chez elle à domicile des étrangers entrés illégalement en France, dans cette période de confinement dans l’Hexagone, en raison du Coronavirus.

Pendant la campagne pour les municipales, Marine Le Pen a sans surprise, axé a stratégie sur l’immigration clandestine. Depuis des années la présidente du Rassemblement National milite pour un durcissement des conditions d’entrée en Europe, plus particulièrement sur le territoire européen. Alors que le confinement en France complique la situation des immigrés, la présidente du RN se démarque avec une décision pour le moins inattendue, celle d’accueillir chez elle des immigrés entrés illégalement sur le territoire français. En raison de l’épidémie du Coronavirus en France, le confinement a été prolongé pour deux semaines par le gouvernement, une situation que vivent difficilement les immigrés, étant donné qu’ils sont pour la plupart sans toit, obligés donc de s’entasser dans les centres d’accueil pour clandestins, bien souvent au mépris des règles et des mesures barrières contre le nouveau Coronavirus. Que cache cette affection soudaine de Marine Le Pen pour les étrangers dans cette période de confinement en France ? Son parti, connu pour ses positions radicales sur l’immigration, va-t-il sanctionner sa présidente après ce soudain changement de cap sur la question de l’immigration ?

Le changement de cap de Marine Le Pen sur la question de l’immigration en France risque de surprendre, quoique cela ne devrait pas véritablement être une surprise pour les français. Il y’a peu de temps, plus exactement en février, la présidente du Front National marquait son refus au confinement des français dans cette période de crise sanitaire mondiale : «Parce que la situation aujourd’hui est tout à fait différente en Italie et en France. La situation en Italie est la situation d’une épidémie hors contrôle. […] Ce n’est pas encore le cas en France, Dieu merci, et par conséquent, il n’y a pas de situation de confinement même si, en réalité, on en a déjà fait, me semble-t-il». Un mois plus tard, ironie du sort, la présidente du Rassemblement National change de cap et s’étonne du retard pris dans le confinement de la France : «Si on a dix jours d’écart avec l’Italie et qu’on prend les mêmes mesures que l’Italie dix jours plus tard, en réalité on est dans la même situation que l’Italie. On ne se sert pas de l’expérience de nos voisins pour pouvoir tenter d’être dans une situation meilleure qu’eux», confiait-elle sur France Info. L’accueil de clandestins à son domicile pendant cette période de confinement est pourtant une décision qui n’était guère attendue, même au sein de son propre parti. Il n’y a pas si longtemps, la présidente du RN faisait campagne aux municipales sur la question de l’immigration clandestine en Europe : «La France et l’Europe doivent venir au secours de la Grèce et inverser totalement la politique d’immigration…Comme des millions de vrais européens, nous nous sentons Grecs, au moment où le berceau de notre civilisation est l’objet d’une offensive migratoire d’ampleur continentale… Ensemble nous allons libérer Marseille de ce système qui l’étouffe, de ces racailles qui l’agressent, de ces trafiquants qui la pourrissent, de ces systèmes Gaudin-Vassale qui l’aura bétonnée divisée», expliquait la patronne de l’extrême droite.

Un changement de cap qui pourrait lui coûter cher

La politique de l’extrême droite, bâtie principalement autour de la lutte contre l’immigration clandestine, a aujourd’hui permis au RN de s’affirmer comme l’une des formations politiques les plus importantes en France. Un changement de cap n’est donc pas à l’ordre du jour pour Le Pen, car pour elle la priorité reste les français : «Avec 6 millions de chômeurs, l’urgence n’est-elle pas de trouver de l’emploi aux Français et accessoirement aux étrangers, en situation régulière, qui sont sur notre territoire et qui sont au chômage»?

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