Réseaux sociaux : l’artiste Tiesco le Sultan arrêté pour diffamation

Interpellation de Tiesco Le Sultan – L’arrestation du chanteur ivoirien vient d’être confirmée ce mardi par la plateforme de lutte contre la cybercriminalité. Son interpellation fait suite à une plainte déposée contre lui par des personnalités du milieu de la musique ivoirienne, des personnalités dont les noms n’ont pas été révélées par la Plcc dans son communiqué.

L’arrestation de Tiesco Le Sultan, annoncé depuis quelques jours, vient d’être officiellement confirmée par les sources policières. Très actif sur les réseaux sociaux, le jeune chanteur ivoirien tente tant bien que mal de se frayer un chemin au beau milieu de la musique ivoirienne. Pour se faire une place au soleil le chanteur multiplie les nouvelles sorties et spectacles. Mais à côté de tous ses efforts fournis, Tiesco Le Sultan a également recours aux buzz sur les réseaux sociaux, une pratique bien connue dans le milieu artistique, notamment dans l’univers du coupé décalé. Mais à en croire la plateforme de lutte contre la cybercriminalité, le jeune chanteur ivoirien aurait probablement dépassé certaines limites dans la recherche du buzz sur la toile. Suite à une plainte déposée par deux victimes, l’artiste sera mis aux arrêts par la police.

«L’ère d’internet au travers les réseaux sociaux, nous offre une tribune d’expression plus large et donc l’opportunité d’atteindre une plus grande cible. Mais cette liberté que nous affectionnons et n’hésitons pas à brandir ne saurait se matérialiser au mépris des règles qui régissent une société, ou être un tremplin pour discréditer, compromettre autrui, ou encore promouvoir la dépravation. Ceci dit, toute personne s’inscrivant dans cette logique de troubler l’ordre public virtuellement ou physiquement s’expose à la rigueur de la loi.», révèle la Plcc, la plateforme de lutte contre la cybercriminalité en Côte d’Ivoire. Dans leur grande rivalité dans la musique, les artistes ivoiriens ont bien souvent recours aux buzz sur les réseaux sociaux. Mais il arrive des cas où certains artistes dépassent malheureusement les limites. C’est le cas du chanteur ivoirien Tiesco Le Sultan, un artiste de la diaspora ivoirienne qui depuis quelques années, tente de se frayer un chemin au beau milieu de la concurrence musicale en Côte d’Ivoire : «Les réseaux sociaux sont un moyen prisé par les artistes de la nouvelle génération pour se donner de la visibilité. C’est à coup de sorties inédites, saugrenues, ingénieuses, c’est selon les sensibilités, que ces derniers entretiennent le lien avec leurs fans. La rivalité pour capter l’attention du plus grand nombre est rude. T S ne déroge pas à cette nouvelle logique et est très actif sur sa page Facebook. Ce jeune chanteur ivoirien depuis un certain temps partage avec ses abonnés des vidéos. Dans celles-ci il aborde des sujets principalement liés au milieu dans lequel il évolue. Il évoque également d’autres personnalités connues et tient à leur encontre des propos pouvant porter atteinte à leur honneur. SMF et MAG sont tous deux indexés dans les sorties filmées de TIESCO LE SULTAN, il les présente comme des personnes dangereuses, aux mœurs légères et de mauvaise moralité. Face à une telle situation les deux décident de se tourner vers la Plateforme de Lutte Contre la Cybercriminalité (PLCC) pour porter plainte.», fait savoir la Plcc ce mardi.

Poursuivi pour diffamation

«Les investigations menées par le Laboratoire de Criminalistique Numérique conduisent la PLCC à BAT, utilisateur exclusif du profil de l’artiste TIESCO LE SULTAN. TIESCO LE SULTAN et BAT sont en fait la même personne. BAT est interpellé par les agents de la PLCC et conduit dans les locaux pour une audition. Au cours de celle-ci il déclare qu’il a tenu ces propos diffamatoires et injurieux sous l’effet de la colère. Et que l’un deux était responsable de la dépression d’un artiste ivoirien décédé l’an dernier…En définitive BAT a été conduit devant le Parquet où il devrait être poursuivi pour diffamation, injures et outrage public à la pudeur sur les réseaux sociaux.», explique la Plcc.

Vous pouvez aussi aimer