Appel à assassiner Guillaume Soro : Félicien Sekongo dénonce l’inaction du gouvernement

par Kohan Kioshiko
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ASSASSINAT GUILLAUME SORO – Depuis sa rupture avec le régime actuel, l’ancien président de l’Assemblée Nationale fait l’objet de nombreuses attaques sur la toile. A en croire l’un de ses mouvements de soutien, l’ex-PAN serait visé par un projet d’assassinat après un appel lancé par un inconnu sur les réseaux sociaux.

Faut-il s’inquiéter des menaces dont fait l’objet Guillaume Soro sur les réseaux sociaux ? Selon le MVCI, un mouvement présidé par Félicien Sekongo, le gouvernement devrait se pencher sur ces menaces d’assassinat visant l’ancien président de l’Assemblée Nationale, dans la mesure où un individu aurait appelé sur les réseaux sociaux à en finir avec l’ancien chef du parlement ivoirien. Selon le patron du MVCI, le silence du gouvernement face à ces menaces visant leur leader en dit long sur les réelles intentions du camp présidentiel.

Au-dela d’une éventuelle mort politique, Guillaume Soro serait-il ciblé par un projet d’assassinat ? Les menaces à l’égard de l’ancien chef du parlement ivoirien se multiplient sur la toile. Selon le MVCI, un mouvement de soutien proche de l’ex-PAN, «dans une déclaration diffusée sur les réseaux sociaux et abondamment reprise, un quidam, appelle le régime du Rhdp à assassiner l’ancien Premier ministre, ancien Président de l’Assemblée nationale et actuel Président du Comité Politique, Guillaume Kigbafori SORO. Depuis que cet appel au meurtre a été lancé, aucune autorité gouvernementale ni judiciaire, ne l’a dénoncé, encore moins condamné. En effet, pendant qu’il devait être question en Côte d’Ivoire, de Pardon, de Réconciliation, de Paix et de Démocratie, un individu bien identifiable demande que l’on assassine Monsieur Guillaume SORO, un acteur politique ivoirien de renom, par ailleurs ancien Président d’Institution.». A en juger par la déclaration de Félicien Sekongo, le gouvernement pourrait très aisément identifier l’auteur de cet appel au meurtre et lancer des poursuites contre lui. Mais pour le président du MVCI, le gouvernement ne prend pas la pleine mesure des menaces de mort proférées contre Guillaume Soro sur la toile. Félicien Sekongo n’écarte d’ailleurs pas l’hypothèse selon laquelle certains cadres du Rhdp pourraient être à l’origine de ce projet d’assassinat visant l’ex-président du parlement ivoirien : «Le terrain politique lui échappant, la faveur du peuple s’éloignant de plus en plus de lui, le talisman des promesses exubérantes, fallacieuses et jamais ténues n’étant plus opérant, et convaincu de la perte imminente du pouvoir, le RHDP ambitionnerait-il d’user des pratiques moyenâgeuses !», a poursuivi le président du MVCI pour qui ‘‘l’inaction de l’appareil judiciaire face à cet appel au meurtre, est intriguant’’. Depuis sa rupture avec l’actuel régime, Guillaume Soro se positionne comme un potentiel rival du pouvoir en place à la prochaine présidentielle. S’il n’a pas encore fait acte de candidature, l’ancien président de l’Assemblée Nationale ivoirienne est déjà plébiscité par plusieurs mouvements de soutien acquis à sa cause, en l’occurrence le RACI récemment érigé en parti politique. Mais le concerné reste pour l’instant discret sur ses ambitions politiques en Côte d’Ivoire, plus particulièrement à l’horizon 2020, un virage qui suscite l’inquiétude chez certains, en dépit des assurances du gouvernement.

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Félicien Sekongo appelle à des poursuites judiciaires

«Relevant que notre Constitution consacre l’égalité des sujets de droit devant les juridictions, le MVCI, appelle les autorités judiciaires, à engager des poursuites immédiates contre ce concitoyen qui outrepasse ses droits et dont les propos compromettent dangereusement la relative quiétude des populations. Faute de quoi, l’on conclura que l’Etat de droit est plus qu’inexistant en Côte d’Ivoire.  Le MVCI insiste sur la responsabilité du Gouvernement à assurer la sécurité de tous les citoyens et surtout des acteurs politiques.  Le MVCI en appelle à la vigilance de la communauté nationale et internationale sur l’urgence d’œuvrer à éviter à la Côte d’Ivoire les dangers de ces appels au meurtre.».

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