Accueil POLITIQUE Réforme de la CEI : 25 partis d’opposition boycottent les discussions

Réforme de la CEI : 25 partis d’opposition boycottent les discussions

Réforme de la CEI : 25 partis d’opposition boycottent les discussions

COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE – Considéré comme un préalable à la prochaine présidentielle ivoirienne, la réforme de la commission électorale indépendante divise énormément en Côte d’Ivoire, puisque les opposants souhaitent une révision en profondeur de l’institution.

De nouvelles discussions ont eu lieu sur la réforme de la Commission électorale indépendante, des discussions qui se sont tenues sans plusieurs partis de l’opposition. Le Pdci, l’un des principaux opposants à l’actuel régime, a une nouvelle fois boycotté la nouvelle séance de travail. En tout ce sont près de 25 parti de l’opposition ivoirienne qui se sont abstenus de prendre part aux discussions sur la révision de la commission électorale, au motif que gouvernement jouerait à un double jeu. Mais de nombreux partis ont répondu présents à l’appel du gouvernement pour la séance de travail. Selon une annonce faite par le premier ministre le mois dernier, un projet de loi relatif à cette question devrait être soumis en conseil des ministres d’ici la fin de ce mois.

La réforme de la CEI pourrait se faire sans l’un des principaux partis de l’opposition ivoirienne, à savoir le PDCI RDA. Convoqués pour une nouvelle séance de travail mercredi sur la question, le parti d’Henri Konan, ainsi que 24 autres formations politiques, ont décidé de ne pas répondre à l’invitation du premier ministre qui mène les consultations sur la révision de la commission électorale. Il s’agit ainsi de la seconde réunion capitale manquée par le PDCI et plus d’une vingtaine de partis d’opposition en Côte d’Ivoire. Accusés le mois dernier par le gouvernement de vouloir faire obstacle à la réalisation de ce projet, la coalition de l’opposition a dénoncé une volonté du gouvernement de faire un passage en force : «Le 28 mai 2019, un communiqué du gouvernement accusait ouvertement le PDCI-RDA et la Plateforme politique EDS de faire des blocages dans les discussions sur la réforme de la CEI.  De toute évidence, le communiqué du Gouvernement s’inscrit dans une stratégie de communication qui vise à préparer son passage en force sur la question de la réforme de la CEI et du cadre juridique et institutionnel des élections en Côte d’Ivoire.  En effet, contrairement à ce qu’a décidé la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, le gouvernement n’entend pas procéder à une réforme profonde de la CEI, mais juste à une recomposition de celle-ci…. C’est pourquoi, en réponse à l’invitation du gouvernement, à participer une séance dite plénière du dialogue politique sur la CEI, qui a lieu ce mercredi 19 juin 2019, le PDCI-RDA, la Plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et LIDER ont décidé de ne pas répondre favorablement à cette invitation du gouvernement.», expliquent les opposants dans un communiqué conjoint. A l’origine des divergences sur ce projet, une annonce du porte-parole du gouvernement il y’a deux mois sur la question : «En référence à la déclaration du Chef de l’Etat dont vous vous souvenez, le gouvernement travaille exclusivement à la mise en œuvre de ses instructions, en l’occurrence, la recomposition de la CEI qui est l’unique et principale observation de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Donc nous ne ferons pas plus que ça. Nous sommes ouverts aux propositions de toutes les parties pour continuer les négociations jusqu’à son terme ».

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Une réforme de la CEI sans le PDCI ?

«Le PDCI-RDA, et le groupement EDS, sur les neuf Partis et Groupements politiques attendus, évoquant des préalables, n’ont pas pris part aux séances du Comité restreint, cadre de discussions unanimement adopté après les séances plénières… tenant compte du calendrier électoral de 2020, les travaux devront s’achever, impérativement, au cours du mois de juin 2019, pour permettre au Premier Ministre d’en soumettre les résultats au Conseil des Ministres», expliquait le gouvernement dans un communiqué le mois dernier.

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