Accueil POLITIQUE Réforme de la CEI : Mamadou Touré dénonce la mauvaise foi de l’opposition

Réforme de la CEI : Mamadou Touré dénonce la mauvaise foi de l’opposition

COMMISSION ELECTORALE INDEPENDANTE – Conformément aux engagements pris, le président de la République a instruit le premier ministre de mener des discussions avec l’opposition et la société civile, en vue de la réforme de la CEI. Après des mois de tractation, un projet de loi a été soumis en conseil des ministres, projet qui passera par l’Assemblée en vue de son adoption.

Touré Mamadou est revenu sur la réforme de la commission électorale indépendante lors de son interview sur le plateau de TV5. Après des mois de discussions, le premier ministre a déposé en conseil des ministres un projet de loi relatif à cette révision. De 17 membres, la commission passe désormais à 15 membres, avec une réduction du nombre de représentants du pouvoir en place. Mais pour une partie de l’opposition ivoirienne, ces propositions du gouvernement ne règlent pas la question de l’indépendance de la commission électorale. Certains opposants souhaitent une révision bien plus importante, avec notamment une forte représentativité de la société civile.

A quoi ressemblera la future commission électorale ivoirienne ? Pour l’heure, difficile de le savoir mais l’opposition reste déjà pessimiste sur la réforme de la CEI. Si le gouvernement s’est engagé à rééquilibré la commission électorale, conformément aux recommandations de la Cour africaine des droits de l’homme, les discussions ont porté sur la recomposition de l’organe, comme l’avait indiqué il y’a quelques mois le porte-parole du gouvernement : «En référence à la déclaration du Chef de l’Etat dont vous vous souvenez, le gouvernement travaille exclusivement à la mise en œuvre de ses instructions, en l’occurrence, la recomposition de la CEI qui est l’unique et principale observation de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples. Donc nous ne ferons pas plus que ça. Nous sommes ouverts aux propositions de toutes les parties pour continuer les négociations jusqu’à son terme». A l’issue des discussions menées avec l’opposition ivoirienne, un projet de loi a été soumis en conseil des ministres pour la réforme de la CEI. De 17 membres, l’institution passe désormais à 15 membres, dont un tiers sont des représentants du pouvoir en place. Dans la nouvelle commission, le représentant du chef de l’Etat ne briguera pas la présidence de l’institution selon les vœux du chef de l’Etat. Quant aux chefs religieux, ils sont toujours présents dans la Commission électorale, mais leur influence est réduite avec des représentants en moins. Mais toutes ces garanties ne sont pas gage de crédibilité pour l’opposition ivoirienne. Selon Mamadou Touré, certains opposants font juste preuve de mauvaise foi, puisque le processus s’est voulu inclusif depuis le début des premières discussions.

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La cinglante réponse de Touré aux opposants

«Ils sont de mauvaise foi. Cette commission électorale telle qu’elle existe aujourd’hui est le fruit d’un consensus depuis 2014. Le NDI a aidé les Ivoiriens à trouver un consensus. Cette commission électorale a organisé des élections en 2015, donc la présidentielle, le référendum, les législatives et aucune de ces élections n’a été contestées.  La Cour africaine des droits de l’homme a estimé que dans sa composition cette commission électorale devait être plus équilibrée. C’était une recommandation de la cour africaine des droits de l’homme. Le président de la République qui est soucieux des élections transparentes en 2020 et du consensus autour du processus électoral a demandé au Premier ministre d’ouvrir des discussions avec l’opposition et la société civile. Il y a eu autant de propositions que de partis de la société civile ou des partis de l’opposition ou du parti au pouvoir. Et la synthèse de ces propositions a permis aujourd’hui d’avoir une commission électorale de 15 membres. Je rappelle que dans les 15 membres il n’y a que cinq représentants des partis politiques proches du pouvoir ou des représentants de l’État, c’est-à-dire un tiers des membres».

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