Accueil POLITIQUE Venance Konan évoque l’obsession de Bédié pour le pouvoir

Venance Konan évoque l’obsession de Bédié pour le pouvoir

BEDIE CANDIDAT EN 2020 – Tout comme Ouattara Alassane, Henri Konan Bédié n’écarte pas l’idée d’une candidature à la prochaine présidentielle qui aura lieu en Côte d’Ivoire. A la faveur de cette élection, le président du Pdci, en disgrâce avec son allié du RDR, recherche le soutien du FPI pour la reconquête du pouvoir d’Etat en 2020. Une première rencontre a eu lieu entre les deux personnalités politiques, même si cette rencontre n’a pas débouché sur des résolutions concrètes concernant la mise en place de la plateforme de l’opposition. Dans son éditorial paru ce vendredi, le journaliste ivoirien Venance Konan consacre sa plume à l’obsession du vieil homme pour le pouvoir.  

L’éditorial de ce vendredi de Venance Konan a été consacré au président du PDCI Henri Konan Bédié. Après son divorce avec le RDR aujourd’hui membre du RHDP, le sphinx de Daoukro multiplie les tentatives de rapprochement avec Laurent Gbagbo, l’ancien pensionnaire de la Cour Pénale Internationale. Le chef du PDCI a en effet été l’un des tous premiers dirigeants politiques de l’opposition à saluer la décision d’acquittement rendue en janvier par les juges de première instance. Et le mois dernier, le chef du Pdci s’est déplacé en personne pour aller rendre visite à l’ancien dirigeant ivoirien qui se trouve actuellement en Belgique. Si la réconciliation est le maitre mot de cette rencontre, le média Jeune Afrique révèle que cette visite s’inscrit dans le cadre des prochaines élections à venir en Côte d’Ivoire.

Bédié est-il réellement obsédé par un retour au pouvoir en Côte d’Ivoire ? C’est en tout cas l’idée que soulève ce vendredi le journaliste Venance Konan dans son éditorial consacré au patron du PDCI RDA. Après des années d’entente politique avec Ouattara Alassane, le patron du Pdci a officiellement pris ses distances avec son ancien allié depuis l’année dernière, suite à des désaccords sur la création du RDHP, du moins officiellement. Mais de source officieuse, des indiscrétions révèlent que le véritable motif du divorce entre Ouattara et son ainé reste la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire. Si l’information n’est pas encore officielle, Henri Konan Bédié envisagerait de revenir au pouvoir l’année prochaine, une idée à laquelle s’oppose visiblement le président Ouattara pour qui il faut passer le relai à une nouvelle génération : «Comme je l’ai déjà souligné, nous devons travailler pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération, de manière démocratique en 2020.  Notre pays est riche d’hommes et de femmes, jeunes et compétents, qui ont reçu une formation de qualité, qui ont appris à nos côtés comme nous avons appris aux côtés de nos aînés. N’ayons pas peur de passer le témoin. Faisons confiance à nos jeunes, tout comme nos aînés nous ont accordé leur confiance.», insistait il y’a un an le chef de l’Etat. Dans son éditorial de ce vendredi, Venance Konan révèle que «Bédié n’a pas supporté ces paroles du Chef de l’Etat et a définitivement rompu avec lui». Et selon le journaliste, ce serait d’ailleurs au nom de la reconquête du pouvoir d’Etat en 2020 que «Bédié, qui n’a qu’une seule obsession, revenir à tout prix au pouvoir, n’a pas hésité à se rendre chez Gbagbo, celui qui considère le Pdci comme un serpent à écraser, pour lui demander de l’aider à reconquérir le pouvoir.  La question est de savoir si Gbagbo trouvera des raisons d’aider Bédié à reprendre ce fauteuil dont lui-même estime en avoir été évincé injustement, avec la complicité de Bédié».

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Bédié, le choix idéal du PDCI en 2020 ?

Interrogé le mois dernier au sujet d’une éventuelle candidature en 2020, Bédié a indiqué qu’il était ouvert à cette possibilité si toutefois il était sollicité. Pour Venance Konan, «Le Pdci devrait, de son côté, se demander s’il est bénéfique pour lui de se battre pour faire revenir au pouvoir un homme de 86 ans qui l’avait perdu il y a 20 ans. Une chose est de vouloir le pouvoir, une autre est de choisir celui qui saura faire fructifier ce pouvoir pour le bonheur des militants et des citoyens».

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