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Simone Gbagbo réclame une réforme de la CEI

REFORME COMMISSION ELECTORALE – Le président ivoirien a officiellement promulgué la loi sur la nouvelle commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire. Pourtant, une partie de l’opposition ivoirienne continue toujours de clamer la reprise du dialogue pour une commission plus inclusive. A l’occasion de sa tournée dans le Haut Sassandra, l’ancienne première dame s’est exprimée sur le sujet. Pour Simone Gbagbo, le gouvernement doit revoir les adoptés sur la nouvelle CEI, car la loi n’est pas bonne, a indiqué l’ancienne première dame ivoirienne au cours d’un meeting.

La deuxième vice-présidente du front populaire ivoirien tendance Laurent Gbagbo, sillonne depuis quelques jours, la région du Haut Sassandra. Dans le cadre de cette tournée de mobilisation, Simone Gbagbo a annoncé la participation du FPI à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire, prévue pour octobre 2020. Mais avant la tenue de cette échéance électorale capitale, l’opposition ivoirienne a réclamé une réforme de la CEI. La nouvelle loi promulguée par le chef de l’Etat est loin de faire l’unanimité au sein de la classe politique. Pour sa part, le PDCI a annoncé qu’il ne siègerait pas dans la commission électorale indépendante, du moins dans sa formule actuelle. L’ancienne première dame a quant à elle, appelé le pouvoir à revoir sa position pour une commission plus inclusive, mettant l’accent sur la nécessité d’éviter un nouveau drame en 2020 lors des élections à venir.

Le gouvernement ivoirien va-t-il revoir sa copie sur la réforme de la CEI avant les prochaines échéances électorales en Côte d’Ivoire ? Pour l’instant, les poids lourds de l’opposition continuent toujours de mettre la pression en boycottant la commission électorale mise en place par le gouvernement. Pour une CEI plus équilibrée, l’opposition demande le retrait des représentants du chef de l’Etat et du ministère de l’intérieur, une demande sur laquelle le gouvernement reste pour l’instant inflexible. En meeting dans la région du Haut Sassandra, Simone Gbagbo a de nouveau évoqué la question de la réforme de la Commission électorale indépendante : «Ces derniers temps, on a vu que l’Assemblée Nationale a voté un projet de loi déposé par le gouvernement. L’Assemblée Nationale et le Sénat l’ont adopté. Le Chef de l’Etat l’a promulgué. Mais c’est une loi qui n’est pas bonne.  Reprenez le travail que vous avez commencé. Modifiez les textes. Donnez-nous en Côte d’Ivoire un texte consensuel pour que nous n’ayons plus à vivre ce que nous avons vécu dans notre pays. On a encore un an devant nous. On a encore le temps de régler çà ; de refaire le découpage électoral, de revoir la liste électorale, de régler le problème de sécurité dans nos villages et régions. On a encore le temps de faire ça.  Le temps de la paix est arrivé. Il faut qu’on accepte de s’asseoir». L’ancienne première dame a par ailleurs confirmé la participation du FPI à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire : «Aujourd’hui depuis le congrès de Moossou, le Fpi a décidé de participer aux élections. Nous irons aux élections présidentielle, législative, municipale, régionale». Simone Gbagbo n’est pas l’unique personnalité de l’ancien régime à contester la CEI. Damana Pickass, ex-membre de la commission centrale de ladite commission, a aussi contesté la réforme proposée par le gouvernement.

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Une CEI contestée par l’ancien régime

«La Cour Africaine des droits de l’homme a demandé au gouvernement une recomposition de la CEI qui est l’organe qui est censé arbitrer le jeu électoral. Le gouvernement ivoirien n’est pas en train de faire ce que la Cour Africaine des droits de l’homme a dit. Ils veulent mettre une CEI à leurs ordres. Une CEI caporalisée, une CEI qu’ils contrôlent pour organiser les élections de 2020. Le gouvernement s’apprête à promulguer la loi établissant cette CEI contestée, cette CEI contestable.  Donc le gouvernement est en voie de créer une crise pré-electorale en Côte d’Ivoire. Mais pour planter le décor, ils veulent nous intimider, ils veulent intimider le peuple, ils veulent intimider les démocrates», a fait savoir Damana Pickass.

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