Accueil POLITIQUE Présidentielle 2020 : Gbagbo doit-il penser à sa succession?

Présidentielle 2020 : Gbagbo doit-il penser à sa succession?

ELECTION PRESIDENTIELLE IVOIRIENNE – nous sommes à moins de 14 mois de la prochaine échéance électorale en Côte d’Ivoire, une élection très attendue par l’opposition, notamment le Pdci Rda qui prépare son grand retour au pouvoir. Le scrutin présidentiel est également très attendu par les partisans de Laurent Gbagbo, actuellement à Bruxelles dans l’attente de la fin de son procès. Ces partisans qui rêvent de son grand retour au pays l’année prochaine le présentent comme l’un des principaux rivaux du pouvoir en place aux prochaines élections. Mais la venue de l’ancien président dans son pays risque d’être retardée par l’appel déposé par Fatou Bensouda contre son acquittement prononcé en janvier dernier par la majorité des juges de la première instance.

La dissidence au FPI annonce qu’elle prendra une part active aux prochaines élections présidentielles en Côte d’Ivoire, après avoir boycotté le scrutin d’octobre 2015. Dans l’éventualité d’une candidature de l’aile dissidente du parti, Laurent Gbagbo devrait être désigné comme candidature. Mais cette candidature ne sera visiblement pas possible au regard des derniers revirements de son procès à la Cour Pénale Internationale. En début de semaine, le Procureur de la Cour Pénale Internationale a décidé de faire appel de la décision d’acquittement de l’ancien dirigeant ivoirien prononcé il y’a quelques mois par la majorité des magistrats de la première instance. La procédure en appel pourrait prendre encore deux ans minimum selon les informations dont nous disposons, ce qui écarterait du coup l’ex dirigeant de la course au fauteuil en 2020.

Le retour de Gbagbo pour une participation à la présidentielle de 2020 semble-t-il encore possible ? Techniquement, une participation de l’ancien dirigeant ivoirien au prochain scrutin présidentiel ivoirien reste impossible à l’heure actuelle. Condamné à 20 ans de prison pour l’attaque de la BCEAO pendant la crise post-électorale ivoirienne, Laurent Gbagbo est également sous le coup d’une procédure judiciaire à la Cour Pénale Internationale, procédure qui a d’ailleurs connu un nouveau rebondissement avec l’appel de la Procureure Fatou Bensouda. L’ancien dirigeant ivoirien et son protégé Charles Blé Goudé devront patienter encore des mois, voire des années, avant de connaître l’issue favorable ou défavorable de leur procès à la Cour Pénale Internationale. Cette situation écarterait donc l’ancien dirigeant de la course à la prochaine élection, d’où l’éventualité d’envisager un plan B par la dissidence. A défaut d’une candidature, Laurent Gbagbo devrait songer à adouber un dauphin : «Si j’étais Laurent Gbagbo, faisant l’analyse que je suis un otage et que le but de guerre de ceux qui me maintiennent en otage est la neutralisation de l’opposition à leur poulain Alassane Ouattara, j’aurais rendu vaine leur tactique en… passant la main et en appuyant sincèrement mon successeur. J’aurais pris acte du fait que tous ces mois d’attente sont l’allié suprême d’un adversaire qui s’organise pendant que mes soutiens sont dans l’expectative ; pendant que mon entourage le plus proche tire ouvertement ou pas sur la personne la mieux préparée à livrer cette bataille de 2020 pour mon camp politique (je pense à Simone Gbagbo). Je dis « si j’étais Gbagbo » mais ce n’est en réalité qu’une tournure rhétorique parce que je ne le suis pas et que j’ai moi même mes propres affects qui auraient limité mes marges de manœuvre politique si j’étais à sa place.», a souligné le journaliste Théophile Kouamouo. Avec une dissidence qui peine à s’organiser sur le plan politique, face au FPI dirigé par Affi N’Guessan, la désignation d’un dauphin ne sera pas chose aisée pour l’ancien président Laurent Gbagbo.

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Une candidature de Simone Gbagbo en 2020 ?

Nommée deuxième vice-présidente du FPI tendance Laurent Gbagbo, l’ancienne première dame marque progressivement son retour sur le terrain politique. Il y’a environ un mois, elle annonçait la participation de son parti aux prochaines élections présidentielles, sans pour autant dévoiler l’identité du candidat. A défaut de Laurent Gbagbo, l’aile dissidente pourrait très bien se rabattre sur une candidature de l’ancienne première dame, ce qui serait un véritable coup de pouce à sa carrière politique. Mais la décision revient avant tout à Laurent Gbagbo.

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