Accueil POLITIQUE Présidentielle 2020: EDS craint le pire avec la nouvelle CEI

Présidentielle 2020: EDS craint le pire avec la nouvelle CEI

Présidentielle 2020: EDS craint le pire avec la nouvelle CEI

Recomposition de la Cei – La liste des 15 membres de la commission centrale de la CEI a été dévoilée à l’issue du dernier conseil des ministres. Les réactions de l’opposition ivoirienne à la commission proposée par le gouvernement n’ont pas tardé. Le groupement politique EDS a dénoncé un passage en force du gouvernement pour les élections à venir. Le groupement politique proche de l’ancien président ivoirien a appelé le régime actuel à relancer les discussions sur la réforme de la commission électorale indépendante. Dans une récente interview accordée à Jeune Afrique, Henri Konan Bédié appelait lui aussi le président ivoirien à relancer les consultations pour une commission électorale beaucoup plus consensuelle.

Si l’opposition ivoirienne est présente dans la nouvelle commission électorale indépendante, sa composition fait toujours l’objet de vives contestations. A l’occasion de sa visite dans le N’Zi, Ouattara Alassane est revenu sur le projet de loi portant recomposition de la commission électorale. Pour le chef de l’Etat, la nouvelle Cei qui vient d’être installée est conforme aux recommandations de la Cour Africaine des droits de l’homme et des Peuples. Dans un communiqué officiel, le groupement politique EDS qui réunit de nombreuses forces de l’opposition proches de Laurent Gbagbo, a invité le gouvernement à renouer avec le dialogue, pour une commission électorale beaucoup plus inclusive.

La composition de la nouvelle commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire n’est plus un mystère. Les différents représentants ayant désigné leurs membres, le porte-parole du gouvernement a dévoilé la liste officielle des 15 personnalités qui composent la Nouvelle Cei. Pour le groupe EDS, l’équilibre est loin d’être respecté comme le prétend le gouvernement. Si le parti au pouvoir et l’opposition disposent chacun de trois postes dans la commission centrale, le groupement pro-Gbagbo révèle qu’en réalité, le pouvoir en place compte quatre représentants : «En effet, sur la liste des 15 membres de la CEI publiée hier, le pouvoir RHDP s’arroge 11 membres repartis comme suit : Présidence de la république (1), Ministère de l’intérieur (1), Conseil Supérieur de la Magistrature(1), Société civile RHDP(4), RHDP (4) y compris Mme Henriette Lagou qui a récemment adhéré à ce groupement politique». Lors de la visite d’Etat dans la région du N’Zi, le président ivoirien s’est pourtant félicité de la recomposition de la Cei qui selon ses dires, reste conforme aux exigences de la CADHP : «Je voudrais vous dire que l’élection présidentielle de 2020 se passera bien. J’en suis convaincu. Et Je voudrais féliciter le gouvernement pour la patience dont il a fait preuve pour aboutir à la mise en place de la nouvelle CEI dont la composition est tout à fait conforme aux recommandations de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples et de la Commission de l’Union africaine». Si le train semble irréversible pour le pouvoir en place, l’opposition continue toujours de réclamer la reprise des discussions sur la commission électorale indépendante. Dans son entretien accordé à Jeune Afrique, Henri Konan Bédié, chef de file de l’opposition ivoirienne, a appelé à une véritable réforme de la Cei. Malgré l’adoption du texte et sa promulgation, le groupement EDS souhaite toujours la reprise des discussions sur la recomposition de la Cei.

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Les exiges du groupe EDS avant 2020

«La Plateforme EDS, convaincue que la Côte d’Ivoire peut vaincre le signe indien des violences post électorales meurtrières, appelle le gouvernement ivoirien à ouvrir sans conditions, sans faux fuyant et avec responsabilité, une vraie concertation sur la CEI en vue de sa réforme, conformément à la volonté de l’ensemble de l’opposition et des organisations de la société civile et à l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, car pour la plate politique Ensemble pour la Démocratie et la Souveraineté une CEI consensuelle est sans nul doute le gage d’une élection démocratique et apaisée en 2020.», lisons-nous dans le communiqué officiel du groupement politique. Prochaine étape dans le processus de recomposition de la Cei, la désignation du nouveau président.

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