Accueil POLITIQUE Affaire Mangoua Jacques: le FPI soutient le PDCI

Affaire Mangoua Jacques: le FPI soutient le PDCI

Procès Mangoua Jacques – Le Pdci n’a pas tardé à réagir à la condamnation de son Vice-président, reconnu coupable par la justice ivoirienne de détention illégale d’armes et munitions de guerre à sa résidence. Dans son communiqué, le parti de Bédié a appelé à la libération immédiate du président du conseil régional du Gbeke, une région stratégique dans le centre du pays. Le Front populaire ivoirien tendance Laurent Gbagbo a lui aussi réagi à la condamnation du cadre du parti d’Henri Konan Bédié. Ce vendredi, l’aile dissidente du front populaire ivoirien a appelé à la libération de toutes les personnes interpellées dans le cadre du procès de Jacques Mangoua, le président du conseil régional du Gbeke.

Le front populaire ivoirien tendance Gbagbo n’est pas resté indifférent à la sentence prononcée par les juges dans le cadre du procès de Jacques Mangoua. Reconnu coupable de détention illégale d’armes et munitions de guerre, le vice-président du Pdci a été condamné à cinq ans de prison ferme par la justice ivoirienne. Les juges du Tribunal de première instance de Bouaké ont aussi infligé une amende de 5 millions de francs Cfa au cadre du Parti de Bédié. Il écope aussi de cinq ans de privation de droits, une condamnation qui a suscité l’indignation dans le camp Gbagbo. Dans un communiqué signé par le secrétaire général adjoint du parti, le FPI tendance Gbagbo a dénoncé l’interpellation de l’élu ivoirien qui s’était rendu de son plein gré au tribunal pour une plainte, selon les informations fournies par certains cadres du Pdci.

Si l’affaire Jacques Mangoua fait actuellement la une de l’actualité politique ivoirienne, le FPI tendance Gbagbo a défrayé la chronique ce vendredi en annonçant l’enlèvement d’un de ses militants dans la ville de Guiglo : «Le vendredi 30 septembre 2019, la Direction du Front Populaire Ivoirien (FPI) a appris, avec stupéfaction, l’enlèvement, par des hommes en armes et encagoulés, du camarade BOHIN Oulai Olivier, premier Secrétaire à l’organisation à la Fédération de Guiglo Commune. Il a été conduit vers une destination qui demeure inconnue aussi bien de ses parents biologiques que du Parti.», a souligné le front populaire ivoirien dans son communiqué. Le secrétaire général adjoint du front populaire ivoirien tendance Gbagbo, s’est aussi penché sur le procès de Jacques Mangoua, vice-président du parti d’Henri Konan Bédié : «Le jeudi 03 octobre 2019, à l’issue d’un procès d’une étonnante célérité pour détention illégale d’armes, le FPI a appris, avec indignation, la condamnation à cinq ans de prison ferme, cinq années de privation de droit civique et cinq millions d’amende infligée à M. Jacques MANGOUA. Les populations de la Région du Gbêkê et les nombreux militants du PDCI-RDA venus manifester pacifiquement leur soutien au Président de la Région, ont été brutalement dispersés.». La dissidence au ‘‘Front Populaire Ivoirien condamne avec force l’instrumentalisation, à des fins politiques, des forces de l’ordre et de l’Institution judiciaire sensée garantir l’égalité des citoyens devant la loi. Le Front Populaire Ivoirien dénonce la traque qui est faite aux responsables de l’opposition et dont le but est de détourner le peuple de Côte d’Ivoire, résolument engagé dans le processus de réconciliation, condition essentielle pour des élections apaisées et démocratiques en 2020’’. A l’instar du Pdci, le parti a aussi appelé à la libération de son militant enlevé à Guiglo, puis les personnes interpellées dans le cadre de l’enquête sur les armes découvertes au domicile de Jacques Mangoua.

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L’appel du FPI au RHDP

«Le Front Populaire Ivoirien exige la libération, sans condition, du camarade BOHIN Oulai Olivier de la Fédération FPI de Guiglo et de toutes les personnes interpelées à l’occasion du procès de M. Jacques MANGOUA à Bouaké. Le Front Populaire Ivoirien réitère son appel au gouvernement et au RHDP au pouvoir, à créer les conditions d’un dialogue national en vue de la réconciliation vraie entre les filles et les fils de ce pays et de sauver la Côte d’Ivoire des menaces de toute nature.», lisons-nous dans le communiqué.

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