Accueil POLITIQUE Doumbia Major s’oppose à une candidature de Bédié

Doumbia Major s’oppose à une candidature de Bédié

Candidature de Bédié – A l’instar des autres formations politiques, le PDCI sera amené à désigner son candidat à la prochaine présidentielle en Côte d’Ivoire, prévue pour octobre 2020. Si plusieurs cadres du parti sont déjà annoncés comme potentiels candidat, le nom d’Henri Konan Bédié est de plus en plus évoqué dans le camp du parti démocratique de Côte d’Ivoire. Tout comme Ouattara, l’ancien président ivoirien garde le plus grand mystère sur sa candidature en 2020, lors du prochain scrutin présidentiel. Agé aujourd’hui de 85 ans, l’ancien président ivoirien n’écarte toujours pas la possibilité de se présenter lors de la prochaine élection en Côte d’Ivoire. Mais tous les opposants ne font pas une lecture positive de cette candidature qui reste pour l’instant hypothétique.

Ce n’est plus un secret de polichinelle, le Pdci ambitionne de revenir aux affaires lors de la présidentielle de 2020. Pour la reconquête du pouvoir d’Etat, Henri Konan Bédié a annoncé la mise en place d’une coalition de l’opposition. Cette plateforme devrait fédérer toutes les forces de l’opposition qui souhaitent barrer la route au RHDP pour son troisième mandat. Mais le plus important pour le parti de Bédié sera de désigner le nom de son candidat en 2020. Et parmi les hypothèses évoquées, celle d’une candidature de l’ancien dirigeant ivoirien. Candidat malheureux au premier tour de la présidentielle de 2010, HKB n’exclut pas une dernière bataille électorale en Côte d’Ivoire. Après avoir dénoncé l’alliance que prépare le camp Bédié avec Gbagbo, Doumbia Major, le président du CPR a violemment taclé l’idée d’un retour au pouvoir du sphinx de Daoukro, l’ancien président de la République, évincé du pouvoir en 1999 suite à un coup d’Etat.

Pour nombre de ses partisans, il semble être l’homme de la situation pour contrecarrer les plans du RHDP en 2020. Malgré le poids de l’âge, Henri Konan Bédié garde le mystère sur sa candidature à la prochaine présidentielle. Avec la suppression de la limite d’âge dans la nouvelle constitution, l’ancien dirigeant ivoirien est parfaitement éligible à la fonction présidentielle en Côte d’Ivoire. Mais le président du PDCI confie son sort aux prochaines élections à la direction de son parti qui devra notamment organiser un congrès pour désigner son ticket à la prochaine présidentielle ivoirienne. Pour Doumbia Major, une candidature de Bédié n’apportera rien à la Côte d’Ivoire : «Si vous avez été mauvais dans le passé et que vous avez conduit le pays dans le sous-développement, alors que tout le monde voit que vous vous êtes individuellement enrichis sur la souffrance du peuple et par le vol de deniers publics, pourquoi seriez vous bon pour le pays et moins prédateurs pour notre peuple dans l’avenir ?  Des gens qui ont eu à gérer un pays et qui n’ont pas eu l’intelligence de mettre en place ne serait-ce que l’adressage qui ne coûte rien, ne devraient plus avoir leur mot à dire quand on parle de politique de développement du pays.  Quelqu’un qui dit qu’il est allé à l’école et qui gère un pays, quand on constate que cet individu et tous ses amis réunis, ont été incapable de mettre en place le Numéro Identifiant Unique et un système d’assurance maladie et d’assurance chômage pour tous les citoyens qui naissent dans ce pays, moi je trouve que c’est soit quelqu’un qui manque d’intelligence, donc un médiocre, soit quelqu’un qui est méchant et qui n’aime pas ses propres compatriotes et qui veut gérer son pays dans l’anarchie», a déclaré ce mardi le président du Congrès Panafricain pour le Renouveau. Et Doumbia Major va encore plus loin dans ses révélations sur le retour au pouvoir du Pdci et de Bédié en 2020.

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Des cadres Pdci derrière les barreaux

«Quand je vois des gens comme Bédié, Bombet, Guikahuet, se pavaner librement dans le pays jusqu’à avoir l’outrecuidance de vouloir parler encore dans l’espace public, je me dis qu’ailleurs et dans des pays comme la chine, soit ils se seraient retrouvés en prison pour le reste de leur vie, soit ils auraient connu un traitement plus sévère, pour dissuader tous les autres acteurs politiques qui voudraient s’adonner à l’enrichissement illicite», a poursuivi le président du congrès panafricain pour le renouveau.

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