Accueil POLITIQUE Rencontre Soro et Blé Goudé : «l’alliance des bras cassés» (Said Penda)

Rencontre Soro et Blé Goudé : «l’alliance des bras cassés» (Said Penda)

Entretien avec Blé Goudé – Dans la série de ses rencontres à la Haye, l’ancien président des jeunes patriotes a reçu il y’a quelques jours la visite de Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée Nationale, aujourd’hui dans l’opposition. Si l’entretien entre les deux anciens fescistes a duré plusieurs heures, rien n’a en revanche filtré de ces échanges, même si un communiqué conjoint final est venu sanctionner ce tête-à-tête historique. Mais à en croire un journaliste, cette rencontre, si elle débouchait sur une éventuelle alliance, n’aura aucun impact véritable sur les élections à venir.

La rencontre entre Charles Blé Goudé et Guillaume Soro était très attendue en Côte d’Ivoire. comme annoncé au cours d’une précédente visite d’Affoussiata Bamba, les deux anciens camarades de la Fesci se sont finalement retrouvés au Pays-Bas le dimanche dernier, une rencontre qui a débouché sur un communiqué final. Mais ce communiqué n’aborde que très peu les principales discussions qui ont réuni les eux hommes pendant quatre heures à la Haye. Si Blé Goudé a déjà tourné le dos à la présidentielle ivoirienne de 2020, ce n’est pas le cas pour Guillaume Soro qui a déjà annoncé sa candidature. Et parmi les scénarios envisagés dans cette présidentielle, une possible alliance entre les deux anciens compagnons de lutte contre le RHDP de Ouattara Alassane en 2020. Pour le journaliste Said Penda, cette alliance n’aura aucune influence sur la présidentielle ivoirienne qui aura lieu l’année prochaine.

Guillaume Soro et Charles Blé Goudé ont décidé chacun de voler de leurs propres ailes en politique. Après avoir pris ses distances avec le RHDP, l’ancien président de l’Assemblée Nationale a décidé de se lancer dans la course à la présidentielle, soutenu par une majorité de mouvements politiques, dont le RACI. Quant à Charles Blé Goudé qu’il a rencontré à la Haye dimanche dernier, il entend jouer les observateurs dans cette élection à venir, même s’il n’écarte pas l’idée d’apporter un soutien à un candidat dans cette élection. Analysant l’impact politique de cette rencontre, le journaliste Said Penda a remis en cause l’influence politique des deux anciens compagnons de la Fesci sur la scène : «Sur le plan politique, les élections locales et régionales qui se sont tenues il y a moins d’une année ont démontré le très faible poids de l’ancien président de l’Assemblée Nationale ivoirienne. Sur l’échiquier politique, en se fondant sur les éléments matériels existants, Soro représente moins de 0,5% de l’électorat ivoirien. Pour ce qui est du criminel de guerre blé goudé, sa formation politique, la COJEP est une simple coquille vide si l’on se base, là-aussi, sur des éléments d’analyse objectifs, ce parti ne comptant pratiquement aucun élu, au niveau local comme national… Une rencontre Soro-blé goudé c’est donc bon pour la photo, mais politiquement cela ne rapporte rien. En conclusion, la rencontre entre Guillaume Soro et blé goudé peut être présenté comme l’alliance des bras cassés».

Deux leaders politiques grâce à leur mentor

«Les deux jeunes loups de la politique ivoirienne traînent la faiblesse de confondre notoriété et popularité. S’il est indéniable que tous les deux sont des figures bien connues, ils sont cependant loin d’être très aimés. Pire, ils n’ont pas compris qu’ils jouissaient chacun dans son camp, d’une popularité (adhésion populaire) par simple report ponctuel et temporaire. Autrement dit, Soro était populaire dans le camp Ouattara parce qu’il était vu comme un des fondés de pouvoir de ce dernier et, dès lors qu’il s’est aliéné cette figure tutélaire, il a ipso facto perdu la popularité dont il jouissait auprès des militants du parti du président Ouattara. Il en est de même pour le criminel de guerre blé goudé qui ne dispose pas de militants propres à lui. Ceux qui participaient à ses meetings et répondaient à ses appels, étaient avant tout des partisans de l’autre criminel de guerre, laurent gbagbo.», précise le journaliste africain. Pour l’heure, les deux hommes n’ont pas encore évoqué officiellement la possibilité de tisser une alliance avant la présidentielle de 2020.

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