Accueil POLITIQUE Charles Blé Goudé fait la morale à ses détracteurs

Charles Blé Goudé fait la morale à ses détracteurs

Engagement politique – Suite à son acquittement par les juges de la première instance, Charles Blé Goudé tente de réinvestir le terrain politique ivoirien depuis la Haye, en attendant son acquittement définitif ou non par les juges de la chambre d’appel. S’il n’a pas l’ambition de rester en marge de la vie politique de son pays, l’ancien leader des jeunes patriotes a décidé de suivre sa propre voix désormais. Pour certains, l’ancien leader des jeunes patriotes tente de voler de ses propres ailes sur un terrain glissant, puisqu’il refuse pour l’heure de tisser des alliances avec le groupe. Rappelons qu’il avait annoncé il y’a quelques mois qu’il ne prendrait pas part à une coalition formée contre une personne, allusion fait probablement à la plateforme de l’opposition qui entend combattre le candidat du RHDP en 2020.

Charles Blé Goudé ne manque pas de détracteurs depuis qu’il a décidé de suivre sa propre voie en politique, après son acquittement par les juges de la première instance. Reconduit à la tête de sa formation politique il y’a quelques mois, l’ancien leader des jeunes patriotes multiplie les rencontres politiques depuis la Haye où il se trouve. Dans la crise qui secoue le front populaire ivoirien depuis des années, silence radio de Charles Blé Goudé dans cette bataille, alors que son mentor Laurent Gbagbo multiplie les actions en vue de la reconquête de la présidence du parti socialiste ivoirien. Pour certains, le président du Cojep fonce tout droit dans le mur, en décidant de voler de ses propres ailes désormais, surtout dans le contexte politique actuel. Comme il fallait s’y attendre, l’ancien pensionnaire de la Haye n’a pas manqué de répondre à ses détracteurs qui annoncent pour certains la fin de sa carrière politique.

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«Rester soi-même : un exercice qui peut vous coûter d’être isolé et vous exposer à toutes sortes de méchancetés. J’ai souvent entendu certaines personnes me dire : Charles, tu risques beaucoup si tu ne soutiens pas la position du groupe. Tu vas foutre ta carrière politique en l’air. Ah, les carrières et les ambitions politiques, la recherche de l’approbation d’autrui, autant de choses qui contraignent certains des nôtres à tourner le dos à leurs principes pour soutenir et défendre des causes qu’ils ne partagent pas ! Comment peut-on s’enfermer à ce point et trahir son âme ?», a fait savoir Charles Blé Goudé, le président du Cojep. S’il considère encore Laurent Gbagbo comme un père, l’ancien leader des jeunes patriotes pourrait bien amené à affronter le parti de son mentor dans les années à venir sur le terrain politique. Après son acquittement par les juges de la première instance, le président du Cojep a décidé de suivre sa propre voie en politique, à l’instar de Guillaume Soro qui a démissionné il y’a un an de la présidence de l’Assemblée Nationale, suite à son refus de vouloir intégrer le parti unifié de Ouattara Alassane. En dépit des difficultés qui parsèment le nouveau chemin qu’il a décidé d’emprunter, Charles Blé Goudé entend aller au bout de ses ambitions politiques.

Habitué à prendre des coups

«Pour mes principes, pour mes valeurs et ma philosophie politique, j’ai accepté de prendre des coups depuis que j’étais élève. Aucune des épreuves que j’ai subies n’a pu m’en éloigner. Aucune recherche de positionnement politique n’aura raison des valeurs pour lesquelles, très jeune, j’ai fait mon entrée en politique. Rester soi-même n’est certes pas facile, mais je resterai moi-même. Je marcherai toujours la tête haute, sur mon chemin, je laisserai des traces, pas des taches.», a fait savoir le président du Cojep. S’il s’est officiellement retiré de la présidentielle 2020 en Côte d’Ivoire, le président du Cojep aura son mot à dire, d’autant plus qu’il devrait en théorie appeler ses partisans à soutenir probablement un candidat de l’opposition. A ce sujet, Blé Goudé a mis un point d’honneur à préciser qu’il ne soutiendrait jamais une coalition politique contre un individu, allusion faite probablement aux partisans de l’idéologie ‘‘tout sauf Ouattara en 2020’’.

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