Retour de Gbagbo : l’avocate de l’ex-président recadre Affi

Négociations avec le gouvernement – Président du front populaire ivoirien, Pascal Affi N’Guessan a rencontré il y’a quelques jours le vice-président Daniel Kablan Duncan. Au cœur de cette rencontre qui a vu la participation de plusieurs membres du gouvernement, les discussions autour du réajustement de la commission électorale indépendante. Mais les discussions ont également porté sur un éventuel retour au pays de Laurent Gbagbo, l’ancien président de la République. Pour le premier responsable du FPI, le président Ouattara devrait s’atteler à faciliter le retour de l’ancien dirigeant au pays, d’autant plus qu’il a été acquitté par les juges de la première instance il y’a de cela plus d’un an. Mais ces supposées négociations entamées avec le gouvernement par le camp n’auraient nullement été cautionnés par l’ex-dirigeant ivoirien.

Le retour de Laurent Gbagbo était récemment à l’ordre du jour d’une rencontre entre Affi N’Guessan et le vice-président Daniel Kablan Duncan. Si le président du front populaire ivoirien a plaidé pour une intervention de Ouattara, en vue de faciliter le retour de l’ancien dirigeant ivoirien dans son pays, le camp Gbagbo met un point d’honneur à préciser n’avoir nullement mandaté Affi pour des négociations avec le gouvernement actuel. A travers un communiqué rendu public, l’avocate de l’ancien président ivoirien, Me Habiba Touré, a démenti l’information selon laquelle le président du FPI aurait été mandaté par le fondateur du parti pour jouer les médiateurs en son nom. En revanche, l’ancienne majorité présidentielle confirme bel et bien avoir investi Assoa Adou de mener des discussions avec tous les partis politiques ivoiriens pour les nécessités de la réconciliation nationale. Rappelons que le concerné lui-même (Affi) avait pris le soin de préciser qu’il s’agissait d’une initiative personnelle à laquelle Laurent Gbagbo ne s’était visiblement pas opposé.

«…C’est dans ce même esprit que nous avons exposé le problème du président Gbagbo. À l’heure actuelle, plus rien ne justifie son maintien hors de la Côte d’Ivoire. La CPI a conclu à l’acquittement et il nous appartient en tant qu’Ivoiriens de nous entendre et de voir comment nous capitalisons cette décision. Il appartient au gouvernement de reprendre la main sur ce dossier.  Nous sommes venus voir avec le chef de l’Etat comment faire pour que le retour du président Gbagbo et de Charles Blé Goudé participent à la dynamique de la réconciliation nationale et à la reconstruction de notre pays. Le chef de l’état a un rôle à jouer, il a exprimé à plusieurs occasions que nous sommes tous des frères et que le président Gbagbo est son frère. Au-delà de ce que les avocats ont pu dire là-bas, nous savons tous que le dossier est à présent d’ordre politique.», révélait il y’a quelques jours Pascal Affi N’Guessan, le président du front populaire ivoirien. Ces négociations pour faciliter le retour de Laurent Gbagbo au pays ont été saluées par plusieurs militants du FPI. Mais il convient de préciser toutefois que l’ancien dirigeant n’a visiblement pas investi son ex-premier ministre de cette lourde tâche. C’est en tout cas ce qui ressort du communiqué dévoilé par le camp Gbagbo, notamment par Me Habiba Touré son avocate.

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Une initiative personnelle d’Affi

«S’il est vrai que le Président Laurent Gbagbo a, compte tenu de l’impérieuse nécessité de réconciliation nationale, mandaté le Secrétaire Général du Front Populaire Ivoirien (FPI), Monsieur Assoa Adou, pour s’asseoir et discuter avec tous les partis politiques ivoiriens, le Président Laurent Gbagbo n’a jamais mandaté, ni autorisé une quelconque intervention, en son nom, de Monsieur Pascal Affi N’guessan auprès des autorités ivoiriennes. Le Président Laurent Gbagbo a simplement accepté de recevoir, Monsieur Affi N’guessan, qui en avait fait la demande, au cours d’un déjeuner, auquel j’ai d’ailleurs participé. Lors de ce déjeuner, il n’y a eu qu’une causerie cordiale entre les différents participants, sans qu’aucun sujet d’ordre politique ne soit abordé.», rapporte l’avocate de Laurent Gbagbo dans son communiqué. Quelques jours plutôt, le président du front populaire ivoirien précisait par ailleurs que les négociations avaient été entamées à titre personnel.

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