Bruno Koné réagit à la polémique sur la gratuité de la CNI au Nord

Enrôlement carte d’identité – Alors que l’opération d’enrôlement bat son plein, le régime actuel se retrouve de plus en plus sous le feu des projecteurs suite à de troublantes révélations sur la gratuité de la nouvelle CNI dans la région du Nord. Tout est partie d’une révélation faite par l’ancien ministre de la santé, Maurice Kacou Guikahué la semaine dernière. Le numéro 2 du PDCI RDA soulignait qu’un dignitaire du parti au pouvoir appelait les populations de sa région, notamment au Nord, à se faire enregistrer sur des listes pour bénéficier gratuitement de la nouvelle carte nationale d’identité. En sa qualité de cadre du nord, le ministre Bruno Nabagné Koné sur les propos concernant la supposée gratuité d’identité aux gens du nord de la Côte d’Ivoire.

Bruno Nabagné Koné a brisé le silence concernant la supposée gratuité des nouvelles CNI en Côte d’Ivoire, une opération qui aurait été rendue gratuite aux populations résident dans le nord du pays. L’information a été révélé la semaine dernière par l’ex-ministre ivoirien de la santé, Maurice Kacou Guikahué. Selon lui, un élu du nord avait invité les populations de sa région à se faire enregistrer sur des listes pour être exempté des frais de timbre de la nouvelle carte nationale d’identité. Pour le numéro 2 de Bédié, cette initiative prise par le président d’un conseil régional serait de la pure discrimination à l’endroit des ivoiriens vivants par exemple dans le sud de la Côte d’Ivoire. Selon Bruno Koné, il faudrait éviter de faire l’amalgame autour de cette opération d’enrôlement. A en croire le ministre ivoirien et ancien porte-parole du gouvernement, les opérations d’enrôlement n’ont jamais été gratuites. Certains cadres du Nord ont simplement pris l’initiative personnelle d’offrir la carte nationale d’identité à leurs parents qui pour des difficultés financières, ne seraient pas en mesure de s’acquitter des frais de timbre. Une mise au point qui fait polémique ce mardi.

«Sur l’établissement des CNI, soyons clairs. Le gouvernement n’intervient pas pour aider tel ou tel, et non plus pour aider les ressortissants d’une région particulière par rapport aux autres. Le gouvernement ne le fera jamais parce que le Président Alassane Ouattara travaille pour tous les ivoiriens sans exclusion.  Mais ce que nous faisons en tant que cadre, ayant la chance d’avoir un plus de moyens que certains de nos frères et soeurs, c’est qu’autant nous aidons certains à manger ou à se soigner, autant nous pouvons également les aider à établir leurs pièces administratives, à obtenir une carte d’identité ; c’est un acte normal que nous posons depuis des décennies ici; et nous allons évidemment continuer à le faire pour ces parents qui ont besoin de pièces d’identité et qui n’ont pas les moyens de le faire.», a fait savoir Bruno Nabagné Koné, ancien porte-parole du gouvernement ivoirien. Cette réaction du ministre ivoirien est consécutive aux propos tenus la semaine dernière par le numéro du PDCI RDA. Maurice Kacou Guikahué élevait une vive protestation contre la gratuité des nouvelles CNI aux gens du Nord, tandis que les gens du Sud étaient dans l’obligation de s’aqcuitter des frais de timbre fixés à 5000 frs Cfa.

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Mise au point du député Alpha Touré

«On sait pourquoi et comment la CNI a été offerte gracieusement aux Ivoiriens en 2009. Il fallait sortir de l’État d’exception dans lequel nous étions du fait de la longue crise doublée de la mauvaise foi de l’ancien président Laurent Gbagbo qui cherchait maints prétextes pour ne pas organiser le scrutin présidentiel qui devait se tenir en 2005 et qui était ajourné sine die par le Woody de Mama. C’est ainsi que l’Union européenne est intervenue pour subventionner la CNI afin de permettre l’organisation du scrutin. On connaît la suite. Sinon, depuis Houphouet jusqu’à Guéi, en passant par Bédié, la CNI a toujours été payante.», a réagi le député de la circonscription de Gbon quelques jours plutôt. Concernant l’opération d’enrôlement, 118 centres ont été ouverts sur l’étendue du territoire national.

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