FPI : Jean Bonin favorable à un changement de nom du parti

Front populaire ivoirien – Le parti fondé par Laurent Gbagbo est fragilisé par des tensions depuis plus de huit, suite à l’interpellation de l’ancien dirigeant ivoirien à la faveur de la crise post-électorale. En attendant de connaitre l’aboutissement de la tentative de réconciliation entre l’ancien dirigeant ivoirien et le président du front populaire ivoirien, le juriste ivoirien Jean Bonin estime pour sa part que le parti socialiste ivoirien devrait changer de dénomination. Le pro-Affi s’inspire de l’exemple de plusieurs partis politiques en Occident, plus particulièrement en France, qui ont eu recours à cette stratégie pour repartir sur de nouvelles bases. Pour le juriste, les cadres du parti pourraient laisser le soin aux militants présents lors du congrès unitaire de choisir par vote la nouvelle appellation du front populaire ivoirien.

Pour le juriste Jean Bonin, le changement tant attendu au FPI devrait passer par un changement de nom du parti socialiste ivoirien. Pour le pro-Affi cette étape est un pas capital à franchir dans le long processus de modernisation du parti, afin d’aller à la reconquête de nouveaux électeurs. Ce changement serait d’autant plus nécessaire après les révélations faites par Lida Kouassi Moïse, ancien ministre proche de Laurent Gbagbo. Dans sa lutte contre le clan Affi, l’ancien ministre a révélé que le premier gouvernement du président ivoirien avait été formé dans les toilettes, des révélations qui ont suscité le désarroi de certains militants qui ont pour certains, souhaité, un vent de renouveau au sein du front populaire ivoirien. Le premier pas vers ce nettoyage au sein du FPI pourrait démarrer par un changement de nom de la formation politique. Pour l’heure, aucun des deux camps (Camp Affi et Camp Gbagbo), ne s’est prononcé sur cette suggestion du juriste ivoirien, la dynamique de réconciliation avant la présidentielle étant actuellement au cœur des priorités du front populaire ivoirien.

«Après 8 ans d’une guerre interne de positionnement qui a largement fini par ternir son image, il ne fait plus aucun doute que le changement du nom “Front Populaire Ivoirien (FPI)” s’impose comme un impératif de modernisation du parti et une nécessité en vue de la reconquête de l’électorat ivoirien, dans toute sa diversité.  Les récentes “révélations” de Lida Kouassi sur la formation du 1er gouvernement de la refondation qui aurait été mise sur pied pendant que Gbagbo se soulageait dans ses toilettes ou encore celles de Demba Traore qui, dans la nébuleuse GOR, se classifie lui-même dans la secte des “bêtement GOR” ont tous les deux le mérite d’avoir déconstruit, un peu plus encore, la marque FPI.», a révélé le juriste Jean Bonin dans l’une de ses nombreuses analyses. Pour le pro-Affi, le front populaire ivoirien devrait s’inspirer de l’exemple de plusieurs formations politiques françaises qui, a un moment donné de l’histoire, ont adopté cette stratégie de modernisation et de rupture avec les pratiques anciennes : «En France, aucun des grands partis politiques historiques n’a échappé à cette impérieuse nécessité de modernisation. Ainsi le parti de Nicolas Sarkozy, actuellement “Les Républicains” a connu cinq changements de nom : d’abord le RPF, puis l’UNR, qui deviendra l’UDR, le RPR et enfin l’UMP. De même, en 2018, après 45 ans de vie, le Front National (FN), le parti co-fondé par Jean Marie Le Pen a été rebaptisé, sur proposition de sa fille, en “Le Rassemblement National’’. À gauche, Stephane Le Foll, l’ex porte-parole du Parti Socialiste (PS) a aussi évoqué la possibilité de changer le nom de sa formation politique pour la renommer “Les Socialistes”», poursuit Jean Bonin.

Laisser le choix aux militants du parti

«La nouvelle appellation, qui pourrait être soumise au vote des militants lors du prochain congrès unitaire, serait un signal fort en vue de la refondation du parti lui-même, étape nécessaire avant d’envisager celle plus immense de la Côte d’Ivoire. Ce nom devrait autant réjouir les militants originaires de l’ouest du pays que ceux du nord et du centre notamment.», rapporte le juriste ivoirien. Reste à savoir si le congrès unitaire se penchera sur cette question.

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