Nouvelle CEI : le Pdci répond à l’invitation du gouvernement

Nouvelle CEI en Côte d’Ivoire – La mise en place de la nouvelle commission électorale ivoirienne est un processus qui a été bouclé depuis l’année dernière. Mais le gouvernement, après examen d’une requête formulée par le président du FPI et des associations de la société civile, a décidé d’accorder un siège supplémentaire au parti d’opposition ayant le plus grand nombre d’élus au parlement.

Le retour du PDCI au sein de la commission électorale indépendante reste encore à officialiser. La semaine dernière, à l’issue d’un conseil des ministres, le gouvernement annonçait une réforme de la nouvelle CEI mise en place, une institution présidée désormais par le représentant du conseil national de la magistrature. Le mois dernier, le président du front populaire ivoirien rencontrait le vice-président ivoirien, SEM Daniel Kablan Duncan. Les échanges ont porté sur l’ouverture de la commission électorale indépendante à l’ensemble des forces politiques du pays. Prenant en compte cette doléance, le gouvernement a décidé d’attribuer un nouveau siège au parti d’opposition ayant le plus grand nombre d’élus au parlement, à savoir le PDCI RDA. Sauf surprise de dernière minute, le parti de Bédié devrait bénéficier d’un nouveau siège au sein de la nouvelle commission électorale indépendante qui a vu le jour l’an dernier, une Cei qui a été boycottée rappelons-le, par le parti de Bédié, au motif que la réforme engagée par le gouvernement ne respectait pas les recommandations de la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples. La réponse du Pdci à la requête du gouvernement ivoirien n’aura pas tardé.

«La Direction du PDCI-RDA accuse réception de cette correspondance référencée N°0433/MATED/CAB datée du 06 mars 2020 par laquelle vous l’invitez à designer une personnalité pour siéger à la Commission Centrale et dans les commissions locales de la Commission Électorale, suite à une ordonnance modificative de la loi portant recomposition de l’organe électoral.  Le PDCI-RDA a constamment indiqué que la loi telle qu’adoptée et la Commission Électorale telle qu’installée était impropre à satisfaire aux exigences de l’arrêt de la Cour Africaine des Droits de l’homme et des peuples du 18 novembre 2016.  Il ne s’agissait pas seulement d’obtenir une place au sein dudit organe mais d’en obtenir une réforme qui assure légalité de tous devant la loi et la libre participation des citoyens aux affaires publiques de leur pays.», indique le parti démocratique de Côte d’Ivoire, dans un courrier adressé au ministère de l’intérieur. La semaine dernière, le porte-parole du gouvernement indiquait dans un communiqué qu’un siège serait attribué au Pdci Rda : «après examen des différentes doléances formulées par l’opposition et la société civile ainsi que la rencontre du Président du Front Populaire Ivoirien (FPI) avec le Vice-Président de la République et soucieux de contribuer davantage à l’inclusivité des élections, le Président de la République a signé une ordonnance modifiant la loi sur la Commission Electorale Indépendante (CEI), en vue de permettre l’attribution d’un siège dans cette Commission au parti de l’opposition dont la représentation au Parlement est la plus significative.». Pour l’heure, le parti de Bédié refuse de confirmer sa présence au sein de la commission électorale, attendant les conclusions de la rencontre devant la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples : «Notre Parti qui reste attaché aux institutions nationales et internationales vous prie de bien vouloir réserver nos échanges à l’auguste institution devant laquelle nous comparaîtrons».

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Une commission déséquilibrée selon Simone Gbagbo

«Sur 15 membres de la CEI centrale, le RHDP lui seul compte 11, tandis que sur 540 CEI locales, le Rhdp préside 520 CEI, ce qui est inacceptable. Mais, en dépit de cette configuration, la plateforme de l’opposition affirme qu’elle ne boycottera pas les élections.  M. Ouattara a annoncé qu’il va prendre une ordonnance pour ajouter un poste supplémentaire pour l’opposition représentée à la CEI centrale, ça va changer quoi ? C’est une mauvaise réponse à la question du déséquilibre, et ce n’est pas acceptable.», a fait savoir l’ancienne première dame ivoirienne.

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