Révision du code électoral : Le Pdci prend ses distances

Projet de loi – la ratification de la loi portant révision du code électoral en Côte d’Ivoire se fera sans l’accord du Pdci Rda, le principal parti d’opposition au parlement ivoirien. Avec environ 90 élus présents au parlement ivoirien, en dépit de plusieurs défections pour le pouvoir en place, le parti d’Henri Konan Bédié s’était récemment vu propose r un poste au sein de la commission électorale indépendante, alors que la formation politique avait pris ses distances avec le gouvernement, lors des discussions. Concernant l’adoption du code électoral, le parti de Bédié décide de se désolidariser du projet.

Le projet de révision du code électoral en Côte d’Ivoire divise les principaux acteurs de la classe politique. Il y’a environ deux mois, le congrès ivoirien donnait son accord pour l’adoption de ce projet annoncé depuis l’année dernière par le président Ouattara. Nombre d’opposants avaient annoncé que ce projet visait à écarter certains adversaires du RHDP de la course à la présidentielle. Après avoir démenti toute tentative d’éviction des potentiels adversaires du parti au pouvoir, le président Ouattara a livré de plus amples informations sur cette réforme. A l’issue de cette révision la caution présidentielle est passée de 20 à 50 millions de Francs Cfa. Un système d’instauration de parrainage a été mis en place dans le nouveau code électoral ivoirien. Comme c’était le cas lors des discussions sur la commission électorale indépendante, l’opposition ivoirienne émet des réserves sur le projet de révision du nouveau code électoral. A l’heure de la ratification de ce projet, le Pdci annonce dans une déclaration qu’elle ne s’associera pas à cette réforme portant modification du code électoral en Côte d’Ivoire.

«L’Assemblée nationale ayant repris service depuis le 1er Avril 2020, elle se prépare à examiner plusieurs projets de lois au nombre desquels sont inscrits deux (2) projets de loi de ratification portant sur Une demande de ratification de l’ordonnance n° 2020-306 du 4 mars 2020 portant modification des article 5,15,16 et 17 de la loi n°2019-708 du 05 Août 2019 portant recomposition de la Commission Electorale Indépendante, Une demande ratification de l’ordonnance n°2020-356 du 8 avril 2020 portant révision du code électoral…En ce qui concerne l’ordonnance modifiant le code électoral, il faut noter que le dialogue politique engagé par le Premier Ministre avec les acteurs politiques et ceux de la société civile a été subitement interrompu sans consensus. Nous attendions la reprise de ce dialogue avant la finalisation du projet de modification du code électoral qui allait être soumis au Parlement.  Non seulement le dialogue n’a pas repris pour avoir un consensus autour des modifications à faire dans le code électoral, mais en plus le Gouvernement a, à nouveau, outrepasser les pouvoirs de l’Exécutif en légiférant par ordonnance dans un domaine réservé au Parlement qui est en session, je le rappelle, depuis le 1er Avril 2020 conformément à la Constitution.», fait savoir le groupe parlementaire PDCI RDA dans une récente déclaration. Après l’adoption de la commission électorale indépendante, le gouvernement ivoirien met les bouchées doubles pour une réforme du code électoral ivoirien avant la tenue de la prochaine élection présidentielle ivoirienne. Encore une fois, l’opposition émet des réserves sur cette révision annoncée par le gouvernement.

Un projet ratifié sans le PDCI

«L’opposition parlementaire en général et le Groupe Parlementaire PDCI-RDA pensent que de telles manœuvres de racolage ne sauraient garantir l’indépendance politique de la Commission Electorale Indépendante telle que souhaitée par tous les ivoiriens. De plus, la recherche de la paix par la réconciliation des Ivoiriens doit être au-dessus de toutes les ambitions partisanes, les lois électorales et la composition de la CEI doivent faire l’objet d’un consensus après un dialogue franc et constructif.  C’est la raison pour laquelle le Groupe Parlementaire PDCI-RDA refuse de s’associer à ce projet de ratification de lois ‘’confligènes’’.  Asseyons-nous et discutons sérieusement de la CEI et du code électoral parce que nous voulons des élections justes transparentes et crédibles.», rapporte le groupe parlementaire PDCI.

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