Said Penda : «L’arrivée de Gbagbo, source de tension en Côte d’Ivoire»

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Retour de Gbagbo – Selon les partisans de l’ancien régime, c’est officiellement le jeudi 17 juin que l’ancien dirigeant ivoirien foulera le sol ivoirien, après une dizaine d’années d’absence. Mais les modalités de ce retour divisent encore le pouvoir en place et l’opposition, notamment les partisans de l’ex-dirigeant ivoirien.

L’arrivée de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire est prévue pour le 17 juin prochain selon ses partisans. Sur le terrain, le front populaire ivoirien multiplie les rencontres, appelant leurs partisans  à une mobilisation inédite, en vue de réserver un accueil chaleureux à l’ancien président de la République, définitivement acquitté par la Cour Pénale Internationale il y’a de cela quelques mois. Pour le pouvoir actuel, au nom de la réconciliation nationale, les partisans de l’ancienne majorité présidentielle devraient s’abstenir de cette mobilisation exceptionnelle qu’ils souhaitent lancer pour réserver un grand accueil à l’ancien dirigeant ivoirien. C’est fort de ce constat que le journaliste africain Said Penda a affirmé que le retour de l’ancien dirigeant ivoirien était source de tension en Côte d’Ivoire. L’ancien journaliste de la chaine BBC reste d’ailleurs dubitatif sur le retour de l’ancien dirigeant ivoirien, à la date qui a été indiquée par ses partisans. L’une des raisons de ce doute serait lié en partie à l’état de santé de l’ancien président de la République.

Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire attise les tensions entre partisans du pouvoir en place et ceux de l’opposition. Pour les militants de l’ancienne majorité présidentielle, il faudrait réserver un accueil triomphal à l’ancien président ivoirien, dont le retour est annoncé pour le 17 juin prochain. Quant au régime actuel, il plaide plutôt pour un retour sans ferveur particulière de l’ancien dirigeant ivoirien, par respect pour les 3000 victimes de la crise ivoirienne. Cette division a été particulièrement soulignée par le journaliste Said Penda : «A une dizaine de jours de la date (17 Juin) d’arrivée annoncée, la polémique sur les conditions d’accueil de gbagbo ne baisse pas. Le constat est indéniable : l’arrivée du criminel de guerre ivoirien est déjà source de tensions dans le pays. La Côte d’Ivoire est actuellement divisée et les tensions sont très fortes entre d’une part, les supporter de gbagbo qui veulent l’accueillir en héros, et les victimes du boucher d’Abidjan qui comptent s’opposer physiquement, voire même violemment, à toute glorification d’un homme dont, selon eux et les nombreux rapports des ONGs des droits humains, la barbarie du régime a provoqué la mort de plusieurs milliers d’Ivoiriens et de Ouest-Africains. Un dialogue de sourd s’est installé entre les deux camps -par presse et réseaux sociaux interposés-  et les positions semblent irréconciliables.  Le gouvernement, garant de la paix sociale, tente en vain de dissuader les partisans du criminel de guerre d’organiser un accueil en fanfare qui pourrait provoquer des troubles à l’ordre public avec de sérieux risques d’affrontements entre pro et anti-gbagbo. Mais selon mes informations corroborées par les déclarations publiques du parti de gbagbo, les appels pour un accueil calme et apaisé des autorités sont rejetés par les commis de gbagbo.», a rapporté le journaliste.

Un retour encore incertain ?

«Sauf si le but de toute cette manœuvre est de trouver une excuse à l’impossible retour d’un homme dont les dirigeants de son parti savent qu’il n’a visiblement pas l’intention de retourner en Côte d’Ivoire, compte tenu de son état de santé mentale. Selon une analyse partagée par les renseignements ivoiriens, incapables d’expliquer le prolongement du séjour de gbagbo en Belgique alors qu’il a été acquitté et que le président Ouattara a déclaré qu’il pouvait rentrer quand il le souhaite, les responsables du front national ivoirien (le nom qui convient à ce parti xénophobe et fasciste), exigeraient des conditions d’accueil inacceptables, dans le but de justifier l’absence de gbagbo par le refus des autorités d’accéder à leurs exigences.», a poursuivi le journaliste dans son analyse sur ce retour de l’ex-dirigeant.

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