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Pourquoi les maladies sont fréquentes en hiver ?

La fatigue, les virus, le stress, l’excès de nourriture, tout ce cocktail est propice à attraper de nouvelle maladie

Tomber Malade infection viral

L’hiver est certainement la zone la plus rugueuse des zones tempérées et polaires du globe terrestre. Dans le calendrier climatique, l’hiver suit l’automne (période où les végétaux meurent) et précède le printemps (temps au cours duquel tout renaît).

Tandis que dans l’hémisphère nord, il se situe entre le dernier trimestre et le premier de l’année suivante, dans l’hémisphère sud on l’observe entre le deuxième et le troisième trimestre. Il est caractérisé par un temps glacial et pluvieux et surtout par la tombée de la neige. Quand on évoque l’hiver, on pense avant tout à Noël et son euphorie, aux sports tels que le Sky, le Snowboarding ou encore le Hockey sur glace. Mais l’hiver ce n’est pas que joie et jeu, c’est aussi le froid extrême et la morosité si l’on s’en tient aux auteurs. Charles Baudelaire décrivait bien ce sentiment de tristesse mortifère dans son œuvre poétique le Spleen. Il parle de l’hiver comme d’un temps pénible où toute la ville s’irrite. En effet, la période hivernale provoque toujours un grand changement dans la routine quotidienne.
L’hiver est aussi et surtout très préjudiciable à la santé des hommes, particulièrement ceux qui souffrent de maladies dont le froid est un grand ennemi. De tout temps, dans la nature, les maladies foudroient les hommes. Pourtant, en hiver, il nous semble que ces infections se multiplient pour nous accabler sans pitié. Sont-ce les baisses de température et la fragilité de notre immunité qui sont causes de ces maladies ? Voici la question que tout le monde se pose. Il y a surement une circonstance favorable en hiver pour que les maladies s’abattent sur nous comme les plaies d’Egypte. Dans ce conteste il est légitime de se demander : Pourquoi sommes-nous plus exposées aux maladies en temps d’hiver qu’en tout autre ? Voici maintenant les raisons pour lesquelles les maladies se manifestent plus en hiver.

Sommaire :
Restez au chaud nous expose à des infections croisées
Le froid porte un gros coup à notre appareil respiratoire
L’hiver diminue dangereusement notre immunité
Les virus développent une plus grande résistance en temps de froid
L’hiver entraine un choc physiologique

Restez au chaud nous expose à des infections croisées

Les hommes ont développé, en hiver, un comportement qui est devenu une habitude. Tout le monde pense qu’il faut rester bien au chaud, autant que possible pour ne pas attraper froid. « Rentre vite, tu vas attraper froid », entend-on dire les mères à leurs enfants. L’idée n’est pas fausse en soi, ni trop exagérée. Le problème c’est que se mettre à couvert ne signifie pas forcément la fin des ennuis hivernaux. Il faut savoir que quand nous décidons de nous enfermer chez nous en hiver, nous ne sommes pas pour autant sortis de l’auberge. C’est bien beau de s’asseoir tous à une table pour discuter le temps que la neige se calme. Toutefois le confinement peut s’avérer très préjudiciable pour les locataires d’une même maison. Si celle-ci est exiguë et que les personnes vivent en promiscuité, le risque de contracter une maladie augmente. Certains virus se transmettent plus facilement dans des espaces confinés et peu ventilés comme une maison familiale. Les maisons ne sont pas ventilées, exprès, à cause du froid qui fait rage. De ce fait, elles sont moins aérées et donc plus exposées au risque d’infections croisées. C’est ainsi qu’il est plus facile d’attraper des bobos comme la toux ou les éternuements dans des lieux fermés que dans des espaces ouverts. Les maisons ne sont pas les seuls endroits où le confinement est déconseillé. Nous pouvons aussi bien parler des salles de cinéma, des magasins, des restaurants ou des transports en commun. En outre, les espaces exigus sont sources d’autres ennuis de santé. Ils ne se contentent pas de transmettre des infections, ils les créent aussi. Ainsi, vous ne serez pas forcement à l’abri si vous êtes tout seul dans votre maison ou dans tout autre espace fermé. Sachez bien qu’une maison insuffisamment ventilée augmente la sécheresse de l’air et l’apparition de produits dangereux. Quand l’air ambiant se dessèche, les polluants atmosphériques se concentrent. Cette situation provoque une irritation des voies nasales et des bronches. Il peut alors apparaître des infections telles que la rhinite, le rhume ou l’allergie. Pour éviter les effets néfastes de ce confinement il faut veiller à aérer les pièces de la maison au moins ¼ d’heures par jour même s’il fait extrêmement froid. Enfin il faut éviter de rester, dans une même pièce, avec plusieurs personnes, surtout en temps d’épidémie. Ces précautions vous éviteront quelques soucis de santé, mais pas tous. Le froid peut aussi endommager sérieusement votre appareil
respiratoire.

Le froid porte un gros coup à notre appareil respiratoire

Au cours de l’hiver l’air est froid plus que d’habitude. Cette caractéristique de l’air que nous respirons n’est pas faite pour nous arranger. Lorsque l’air froid pénètre dans le nez, il est réchauffé par les muqueuses nasales. C’est une façon pour le nez de protéger notre organisme. Pourtant ce n’est pas forcement bénéfique pour le corps. Ce réchauffement de l’air humidifie les fosses nasales, ce qui fait que le nez coule. L’écoulement du nez peut être alors un signe avant-coureur de l’apparition du rhume. Après cet effort, la muqueuse nasale se dessèche et nous protège moins bien contre les virus qui arrivent au corps par le nez. C’était comme si la porte d’une cité n’avait plus de gardiens. La forteresse devient par conséquent prenable pour quiconque veut envahir le corps. Tous les virus passeront, naturellement, plus facilement dans le nez qu’auparavant. Ensuite l’appareil respiratoire souffre de l’effet des aérosols, plein de virus. Ces virus proviennent de la toux ou des éternuements de personnes malades. Ils restent longtemps en suspension dans l’air à cause du froid et du vent sec. Même si vos fosses nasales sont comme des filtres qui retiennent la plus part des bactéries, elles ne peuvent pas retenir tout le monde. Vous êtes donc constamment exposé à un risque de contagion. Aussi, un autre organe de votre appareil respiratoire fait, régulièrement, les frais de l’hiver. Il s’agit des bronches, très sollicitées en cette période-là. L’air sec et l’humidité font stagner les particules fines de la pollution atmosphérique. Comme le climat s’y prête, la pollution atmosphérique reste plus longtemps dans l’air que d’habitude. Si vous pensez échapper à ses effets en vous réfugiant en intérieur, sachez que vous n’êtes pas tiré d’embarras, à cause du manque de ventilation. Toutes ces circonstances sont mauvaises pour les bronches qui s’irritent et s’infectent. A ce stade, il n’est plus possible d’éviter les bronchites, l’asthme et les broncho-pneumopathies qui peuvent être dus à des produits chimiques, des virus ou des bactéries. Pour ne pas fatiguer inutilement son appareil respiratoire il faut tout simplement aérer les pièces de votre maison au moins un quart d’heures la journée. Pour les plus précautionneux, il existe un masque chirurgical que les malades devront impérativement porter pour le bien des autres membres de la famille ou de la communauté. Outre les dangers déjà cités, nous avons l’affaiblissement de notre système immunitaire.

L’hiver diminue dangereusement notre immunité

En temps d’hiver, notre corps se retrouve sérieusement fragilisé par le froid. En période de grand froid, le corps perd plus d’énergie qu’il n’en produit. Les températures chutent, parfois jusqu’en dessous de 0°C. Les températures négatives poussent l’organisme à fonctionner à plein régime pour se réchauffer. Il tente de combattre le froid en fournissant de la chaleur au corps. Mais c’est peine perdue car la quantité d’énergie dépensée est irremplaçable, quels que efforts que l’organisme puisse fournir. Ce froid ralentit l’activité des cellules et amoindrit la réponse de notre organisme aux attaques de notre environnement. Ainsi affaibli, le corps est un territoire sans défense. La conquête se fait d’autant plus facilement que les défenses immunitaires sont en déroute. Les virus et autres microbes ont donc tout le loisir de s’y établir. Dans ce cas, toutes les maladies peuvent bien élire domicile en vous à commencer par celles liées au froid. Nous pensons à la grippe et comment l’éviter, à la bronchite et autres infections du même acabit. Il faut ajouter à ces maladies infectieuses, les inconvénients du mauvais temps. Généralement l’hiver diminue la luminosité de l’atmosphère et des pièces. Notre corps n’est plus autant exposé au soleil pour lui permettre de produire la vitamine D. Celle-ci contribue, pourtant, à renforcer le système immunitaire de l’être humain. Pour éviter que notre système immunitaire atteigne la zone rouge critique, certains gestes sont essentiels. Le plus simple, et peut-être le plus connu, est de se réconforter avec de la tisane. Une tisane Lapacho ou une tisane d’éleuthérocoque pourrait bien faire l’affaire. Vous pouvez aussi avoir recours à l’huile essentielle de cannelle ce Ceylan ou même à un point d’acupuncture sur la main. Au sujet de cette dernière méthode, il faut viser les deux coins de l’ongle de l’auriculaire. Ces deux coins, correspondant aux deux méridiens (intestin grêle et cœur), renvoient à l’élément FEU en acupuncture et donc à l’immunité. Il faut travailler essentiellement autour des deux angles de l’ongle de l’auriculaire, matin et soir sur plusieurs jours. Cet exercice renforcera votre système immunitaire dans cette période de froid. Hormis ces thérapies qui ne sont pas évidents, il faut l’avouer, nous avons des gestes plus simples encore. Vous veillerez à vous couvrir les zones du corps les plus sensibles au froid. Il s’agit de la tête, la zone du corps où l’on perd le plus de chaleur et les pieds et les mains, exposés aux engelures. Bien que les hommes ne soient pas naturellement pourvus de fourrures comme les animaux, nous pouvons nous protéger autant qu’eux et même mieux ! Il existe les manteaux à fourrure, les doudounes sans oublier les accessoires comme les écharpes et les bottes. Privilégiez donc les vêtements chauds et lourds afin de conserver le maximum d’énergie en vous. A cette fragilité de l’organisme humain en tant de froid, il faut ajouter un autre désagrément. Il s’agit de la résistance des virus au froid, même extrême.

Les virus développent une plus grande résistance en temps de froid

Les virus comme celui de la grippe et les bactéries ne sont pas moins munis de résistances contre nous, surtout en temps de froid. Si nous avons les tenues adaptées au période de grand froid, les virus aussi en ont. Ils sont naturellement pourvus de défenses contre la saison hivernale. Ainsi, les virus ont développé une résistance à l’hiver comme tout organisme dans la nature. Sachez même qu’ils sont plus résistants en hiver qu’en été, aussi paradoxale soit-il. Pourquoi les virus et les bactéries résistent-ils si bien au froid ? C’est parce qu’ils sont équipés d’une membrane protectrice qui a la particularité de prendre du volume quand elle sent les températures baisser. Comme elle gagne en épaisseur, la coque protège le virus qui peut aussi se mettre en hibernation. Oui il hiberne, littéralement comme un ours, en attendant de trouver gîte et couvert dans un corps qui se présente. Le virus fait encore mieux que de se maintenir en vie pendant les périodes glaciales. Il prospère même et se répand partout dans la nature. C’est pourquoi l’on note, par exemple, une augmentation du taux d’infections respiratoires (grippe, rhume) en hiver. Les zones extrêmement froides représentent des nids idéaux de vie microbienne. Toutefois, il n’y a pas que le froid qui favorise la résistance des virus en hiver. Dans la saison hivernale, la lumière ne nous parvient pas en quantité suffisante. Ce manque d’ensoleillement, et donc de luminosité, est très avantageuse pour les virus. En effet, la lumière détruit les virus grâce à ses rayons ultraviolets. Donc quand un endroit est sombre et humide comme en hiver, cela arrange bien les virus. Ils peuvent vivre plus longtemps qu’en été où il y a assez de soleil. Retenez donc que le froid est une saison au cours de laquelle les virus prospèrent le mieux. Ne vous étonnez donc pas de voir une augmentation des infections en cette période-là. Le plus gros danger de la période hivernale est peut-être à venir. Il concerne les risques liés aux maladies cardiovasculaires.

L’hiver entraine un choc physiologique

L’hiver est un temps froid, extrêmement rigoureux. Lorsque survient cette saison, l’organisme est mis à rude épreuve dans tout le sens du terme. Nos poumons prennent un coup, nous sommes à la merci de toutes les infections et surtout notre organisme en sort affaiblit. Aussi, comme nous l’avons déjà dit, le corps humain perd beaucoup plus d’énergie qu’il n’en fournit, en temps d’hiver. La machine biologique se met en branle quand le froid se saisit de nous. Elle tourne à plein régime pour satisfaire les demandes en énergie de l’être humain. Pourtant c’est peine perdue, puisque l’énergie produite ne sera jamais compensée. Dans cette entreprise perdue d’avance, l’organisme jette tous ses combustibles au « feu ». Il fait tout son possible pour augmenter sa production thermique. Cette débauche d’énergie a pour conséquence d’accélérer le rythme cardiaque et de diminuer le calibre des vaisseaux sanguins par contraction de leurs cellules musculaires. On appelle ce phénomène sur les vaisseaux sanguins, la vasoconstriction. Ce resserrement du diamètre des vaisseaux alentours engendre un gradient thermique entre la peau et les viscères profonds à savoir le cœur, les reins et le cerveau. La vasoconstriction s’accompagne d’hypertension artérielle et de l’augmentation du tissu nerveux. Le rythme cardiaque s’accélère, la concentration sanguine augmente ainsi que le cholestérol et le fibrinogène. A ce stade il y a un risque élevé de contracter une angine de poitrine, un infarctus du myocarde et une obstruction des artères par un caillot. Voici les pires dangers d’un froid extrême comme celui de l’hiver. L’on comprend pourquoi il y a un nombre important de décès d’hypertendus et de malades du cœur en cette période. Hormis les maladies cardio-vasculaires, nous avons l’hypothermie. C’est un choc physiologique lié à la baisse de la température interne du corps. Cependant cette crise d’hypothermie serait mineure dans les régions d’Europe car elles ne toucheraient que les plus nécessiteux. Elle se produit quand les mécanismes de thermorégulation ont failli. C’est un cas d’extrême urgence pour ceux qui manquent de gîte comme les SDF (Sans Domicile Fixe). Pour protéger son cœur en période de basses températures, il faut adopter certaines attitudes salvatrices. Tout d’abord le tabac et le stress sont proscrits car, associés au froid, ils constituent un risque potentiel d’accident cardio-vasculaire. Ensuite il faut pratiquer du sport pour garder le corps au chaud et intensifier votre métabolisme. Enfin il faut se couvrir chaudement, en priorité, les extrémités des membres et la tête. Ces bons réflexes diminueront le risque que vous soyez foudroyés par un malaise cardiaque. Voici donc quelques conseils pour tenir en sécurité votre cœur car il est très fragile en période de froid. Maintenant vous savez plus ou moins pourquoi vous tombez si souvent malade en hiver. En effet, c’est un moment propice au développement de certaines maladies. En ces temps d’hiver, il serait sage d’appliquer les quelques recommandations de cet article afin de vous protégez contre les ravages du froid. Si nous ne pouvons pas enrayer les effets du réchauffement climatique, nous pouvons en revanche nous en prémunir.

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