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Pourquoi nous sommes malades pendant l’harmattan ?

L’harmattan est un vent chaud et sec qui frappe le Sahara, l’Afrique de l’ouest et l’Afrique centrale. Aussi appelé « Alizé continental », l’harmattan se caractérise par un temps très chaud le jour et très froid la nuit.

Maladie vent harmattan

Il s’accompagne d’un brouillard qui dure souvent toute la journée dans les régions plus au nord. L’harmattan s’étale généralement entre novembre et mars selon les régions traversées. Il réduit considérablement la visibilité, même à dix mètres.

Comme pour l’hiver au nord de la planète, on peut attraper des maladie dans sud avec une vent du nord qui fait beaucoup pour dégâts sur l’organisme. C’est ainsi qu’on signale, pendant sa présence, une nette augmentation des accidents de la circulation et des accidents aériens. C’est une saison très crainte par les habitants au sud du Sahara car ces désagréments forment une colonne interminable. Le premier des désagréments de l’harmattan est d’ordre physique. Ce vent chaud et sec a l’impertinence de rendre la peau toute blanche. C’était comme si nous nous étions lavés dans du kaolin de rivière. C’est pourquoi dans cette période, une pommade comme le beurre de karité est très appréciée pour ne pas passer pour un fantôme en plein jour. Aussi l’harmattan fendille considérablement les lèvres au point que souvent on a du mal à rire. L’on rit avec technique parce qu’un geste brusque a vite fait de nous donner des gerçures douloureuses. Cette saison est aussi crainte pour les maladies qu’elle traîne dans son sillage. Tout le monde se plaint d’un mal plus ou moins sévère, surtout une certaine catégorie de personnes. L’harmattan est leur hantise annuelle à cause de sa rigueur. Tout se passait comme si toutes ces maladies attendaient que l’harmattan apparaisse pour se manifester. Une telle coïncidence a bien évidemment une explication logique. L’harmattan a forcément quelque chose à voir avec tous les maux enregistrés. Ce qui nous pousse à la question suivante : Pourquoi tombons nous si souvent malades en période d’harmattan ? Voilà tout l’intérêt de notre présent article. Découvrez à présent ce qui fait que l’apparition des maladies est propice en temps d’harmattan.

Sommaire :
Les variations de températures fatiguent le corps
Le vent sec provoque la sècheresse des muqueuses
Le froid détériore l’immunité
Les particules de poussière endommagent l’appareil respiratoire
Le vent transporte les bactéries et les épidémies

Les variations de températures fatiguent le corps

L’harmattan est un vent sec et chaud qui souffle des régions de l’est et du nord-est vers celles du Sahara au Golf de Guinée. Il s’accompagne de poussière et d’un brouillard très épais tout au long de la journée dans certaines régions. Ce temps particulièrement éprouvant est marqué par une variation climatique très importante. Alors que dans la journée les températures sont très hautes, dans la nuit, elles chutent radicalement jusqu’à atteindre les 20°C voire moins dans certaines zones de l’Afrique occidentale. Or les températures dans les pays d’Afrique de l’ouest, du centre et du Sahara varient généralement entre 24°C et 38°C. Cette forte variabilité de température est à l’origine de plusieurs problèmes de santé. C’est pourquoi les habitants de ces régions du monde sont confrontés à des maux comme les fortes fièvres et les migraines subites. Notre corps chauffe ou paraît plus chaud que d’ordinaire. Cette sensation de malaise est accompagnée de paresse, et dans certains cas, de douleurs. Toutes nos articulations nous font mal comme si nous avions beaucoup travaillé la veille. Le corps humain n’aime pas les variations brusques de température car elles l’obligent à modifier l’horloge biologique. Certaines personnes redoutent les nuits froides d’harmattan plus que d’autres. C’est le cas par exemple de ceux qui ont l’asthme ou le rhumatisme. Même s’il n’existe pas de saisons pour l’asthme, le froid de l’harmattan déclenche plus facilement la maladie. Les variations thermiques malmènent sérieusement les bronches. Le même principe s’observe avec le rhumatisme qui est très sensible à la diminution des degrés Celsius. En effet, le froid contracte les vaisseaux sanguins et diminuent la tonicité des muscles. Les douleurs et les raideurs liées au rhumatisme apparaissent donc plus facilement en temps d’harmattan. Il est, par conséquent, primordial de s’apprêter à affronter cette période avec les médicaments et les comportements prescrits par les médecins. Les populations d’Afrique sub-sahariennes ne craignent pas que l’harmattan pour la polarité de ses températures. Ce temps est aussi redouté pour être à l’origine de l’assèchement des muqueuses.

Le vent sec provoque la sécheresse des muqueuses

L’harmattan, comme nous l’avons dit plus haut, est un vent sec qui ravage les régions de l’Afrique occidentale et centrale entre novembre et mars. Ce vent sec permanent est, en revanche, plus accentué dans les régions désertiques ou de savanes que sur les côtes. Il occasionne, trop souvent, la sécheresse des muqueuses nasales. Mais qu’appelle-t-on déjà muqueuses nasales ? Il faut savoir que notre cavité nasale est recouverte d’une fine membrane dont la partie la plus haute est formée d’épithélium. Dans cet épithélium se trouvent des cellules qui produisent le mucus. La muqueuse nasale est très importante pour le bon fonctionnement de l’appareil respiratoire. La sécheresse de la muqueuse nasale se manifeste par l’engorgement du nez et une sensation de douleur dans la gorge. Nous ressentons, quand le vent sec de l’harmattan fouette notre nez, une sensation de brûlure et de picotement au niveau même des narines. C’est le signe que les muqueuses subissent les effets pervers du vent chaud et sec de l’harmattan. Elles se déshydratent ou s’irritent lorsque le froid est trop prononcé ou que le vent souffle en permanence. De là, découle un problème sérieux pour l’organisme et le nez en particulier. Les muqueuses desséchées, ne fonctionnant plus normalement, peuvent entrainer un souci de respiration et une perturbation du sommeil. Il vous arrive, des fois, de ne plus pouvoir respirer normalement. Votre nez est complètement bouché quoique vous fassiez pour le décongestionner. Lorsque le nez est bouché, vous n’arrivez plus à fermer l’œil de la nuit si bien que vous avez l’impression d’être frappé d’insomnie. De plus, le vent sec et chaud de l’harmattan peut accentuer certaines maladies telles que l’asthme ou le rhume. Si vous voulez éviter cet inconfort ou les conséquences de la sécheresse des muqueuses vous pourriez utiliser des pommades pour le nez afin de maintenir constamment hydratées et protégées, vos muqueuses. Dans le même temps, ces pommades favorisent la guérison des muqueuses irritées par l’harmattan. L’utilisation de l’eau de mer est également une solution à ce problème. Vous ferez deux à trois nébulisations d’eau de mer par jour, ce qui permettra aux muqueuses d’assurer leur protection. Outre la sécheresse des muqueuses, à l’origine de certaines maladies respiratoires, relevons la détérioration de l’immunité.

Le froid détériore l’immunité

Passons sous silence les effets de l’harmattan sur notre apparence physique et nos articulations pour nous intéresser maintenant au système immunitaire. En harmattan, l’organisme est particulièrement sensible au froid qui assiège nos nuits. Il est aussi très sensible au soleil même si le fort taux de mélanine est déjà un acquis. Si les populations d’Afrique centrale et du centre redoutent tant l’harmattan c’est qu’il est très pénible. Il faut savoir que l’harmattan est un grand ennemi du corps humain car il le fragilise considérablement. D’abord, le vent sec de l’harmattan fragilise énormément notre épiderme. Le vent qui souffle constamment a un effet désastreux sur notre épiderme. Dans cette période très rude, du point de vue climatique, notre peau n’est plus aussi résistante qu’auparavant. Elle subit ce qu’on appelle une vasoconstriction dans le jargon médical. La vasoconstriction renvoie à une contraction des vaisseaux sanguins. Lorsque cette vasoconstriction se produit, la peau devient sèche, inconfortable et surtout fragile. Nous nous blessons plus facilement que d’ordinaire. Tout le monde a pu faire cette remarque-là dans les mois d’harmattan. En revanche, cette fébrilité de la peau n’est pas que l’ouvrage du vent sec et chaud, quel que ravageur qu’il puisse être. Dans certaines régions où l’harmattan est vraiment féroce, le ciel s’obscurcit comme sous l’effet d’épais nuages de particules de pollutions. Ce manque de lumière empêche la fabrication de vitamine D, responsable de la résistance de l’épiderme. L’organisme résistera moins aux attaques puisque notre peau ne constitue plus la première barrière protectrice. Les virus ont donc tout le loisir d’entrer dans notre organisme et d’y faire leur nid. Les infections peuvent en toute liberté envahir notre corps sans rencontrer la moindre résistance au niveau de la peau. Comme il est assailli de toute part, le système immunitaire a du mal à défendre, correctement, notre organisme. C’est pourquoi nous tombons si souvent malade en période d’harmattan plus qu’en d’autre période. Toutes ces agressions fatiguent l’organisme qui n’est pas forcement prêt à faire face à de pareilles circonstances. Beaucoup de maladies nous affligent dans cette période, parfois simultanément : toux, fièvre, rhume, grippe…Pour aider notre organisme à être plus efficace, il est important de respecter quelques règles de base en temps d’harmattan, en ce qui concerne notre peau. Lorsque vous mettez le nez dehors, il faut toujours veiller à être bien couvert surtout au niveau des membres et de la tête. Aussi, il faut protéger votre peau en utilisant une crème hydratante, qui n’est pas toujours à la portée de tous. Pour ceux qui n’en ont pas, il y a une solution faite maison. Le beurre de karité est un excellent palliatif à la crème hydratante. Il a la réputation de déshydrater la peau mais aussi de l’embellir. Si ce n’est pas fait, c’est la porte ouverte à tous les maux puisque votre système immunitaire est affaibli à un seuil critique. En outre, l’un des pires dangers de l’harmattan, c’est la suspension de particule de poussière dans l’air. Comme les particules de pollution chimique, les résidus de poussière sont un gros problème pour les
habitants.

Les particules de poussière endommagent l’appareil respiratoire

Pour celui qui a déjà vécu dans une zone où l’harmattan se pointe chaque année, le signe le plus distinctif de cette période est l’omniprésence de poussière. Même sur le littoral où l’harmattan est amorti par la mer et sa bise, la poussière est un vrai problème pour les populations. Les poussières, précisons-le, sont de fines particules solides dispersées ou en suspension dans l’air. Ces particules sont soit organiques, soit minérales et mêmes chimiques. Elles sont dites minérales lorsqu’elles proviennent de broyages de métaux, organiques quand elles proviennent d’animaux ou de végétaux et chimiques quand elles dérivent de produits chimiques tels que les pesticides. Toutes ces poussières représentent un gros danger pour nos poumons même si le nez constitue une barrière de protection. Lorsque nous respirons plusieurs particules de poussière pénètrent dans notre nez. Heureusement le nez, notre filtre naturel, bloquent une partie de ces particules, mais seulement une particule. En effet, seules les grosses particules sont stoppées dans nos fosses nasales. Les plus fines continuent leurs chemins, comme les petits grains de mil passent le tamis. Lorsqu’elles ont passé la cavité nasale, les particules de poussière arrivent dans les alvéoles pulmonaires. A ce niveau, des cellules qu’on appelle des macrophages vont se charger de les avaler, littéralement. Mais ce n’est pas pour autant que la partie est gagnée. Il subsiste encore de petites particules qui s’y sont déposées malgré le nettoyage. Parfois les défenses pulmonaires arrivent à les expulser du corps à travers des réactions comme la toux. Quand les poumons sont touchés cela crée des maladies pulmonaires, réunies sous le nom de « pneumoconiose ». Il existe aussi de nombreuses pneumopathies associées à l’inhalation de la poussière. Certaines particules sont envoyées vers le sang où elles se dissolvent. Le sang se charge de les transporter vers d’autres parties du corps, notamment vers le cerveau et les reins. La poussière peut donc provoquer des maux de reins et des migraines souvent graves. Pour éviter les saignements de nez et les maladies respiratoires, il faut prendre certaines précautions comme le port de cache-nez. La plus part des gens l’utilisent en cas de pollution grave. C’est ce qu’il faut faire aussi quand l’harmattan se déclenche. Le cache-nez a la capacité de filtrer l’air que nous respirons pendant l’harmattan. Certaines personnes utilisent le balai pour l’entretien quotidien de la maison. Sachez que c’est un problème en temps d’harmattan puisque le balai contribue à soulever davantage de poussière. Evitez au maximum d’utiliser cet outil de nettoyage si vous n’avez pas d’aspirateur. Une autre solution, plus pratique, est de mouiller le sol avant de balayer. L’eau empêche les particules de poussière de se répandre dans l’air à chaque coup de balai. Ces mesures élémentaires vous éviteront des maladies respiratoires nées du dépôt de particules de poussière dans vos poumons. Enfin certains de vos déboires en période d’harmattan viennent de la propagation de bactéries.

Le vent transporte les bactéries et les épidémies

Si jusqu’ici vous pensiez que les bactéries n’existaient que dans l’eau et le sol, vous vous trompez. L’air que nous respirons est plein de batteries de toutes sortes. L’air respiré dans la saison de l’harmattan est encore plus toxique que tout autre. L’harmattan se déplace avec des vents qui soulèvent parfois des colonnes de poussière. De petits êtres vivants du microcosme voyagent grâce à la poussière que transportent les vents. Quelques fois, ces bactéries sont mélangées à des virus et champignons venus d’autres contrées. L’harmattan est par conséquent un véhicule idéal pour le déplacement des maladies et épidémies sur le continent africain, voire au-delà. Lorsque nous inhalons cet air pollué, nous ouvrons la porte de notre organisme aux bactéries. Ces dernières vont alors s’immiscer dans tout le corps et s’y reproduire à souhait. La première voie royale de transmission de ces voyageurs impertinents ce sont nos aliments. Généralement la poussière recouvre tout sur son passage, y compris la nourriture. Etant donné que l’hygiène publique n’est pas à l’ordre du jour dans certains pays, les bactéries n’ont aucun mal à se déposer sur nos aliments. Dès lors nous sommes frappés par certaines maladies liées à l’indigestion. Les bactéries peuvent aussi être à l’origine de certaines allergies dont la conjonctivite allergique. En effet, la poussière contient aussi des allergènes que sont les spores de champignons, de mousses, de fougères, de pollens…Hormis la contamination des microbes et les allergies, les bactéries issues des particules de poussière peuvent être à l’origine d’infections encore plus dangereuses. De fait, elles transportent les souches de certaines maladies ou épidémies qui font des ravages ailleurs. Parfois, le vent d’harmattan convoie les particules de produits chimiques ou minérales potentiellement dangereux pour le corps humain. Ce sont ces particules-là qui engrènent des maladies car elles contiennent des virus et des microbes qu’il faut tenir loin des hommes. Pour lutter contre ces bactéries nuisibles il ne faut pas se contenter d’un cache-nez comme dans le cas précèdent. Il vous faut respecter une certaine hygiène, à la lettre. Lavez-vous régulièrement les mains, avant de passer à table. Il faut les laver plus que d’habitude, sans oublier aussi de bien rincer les aliments qu’on cuisine. Veillez aussi à ne manger que des aliments soigneusement couverts. Toutes ces précautions vous débarrasseront des dépôts de bactéries sur vos mains, sur votre corps et dans vos aliments. A présent que vous savez plus ou moins pourquoi vous tombez malades en harmattan, plus que d’habitude, prenez vos précautions.

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Barthelemy Kouamé

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