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Ebola : origine virus, symptômes et traitements de la fièvre hémorragique

Aucune maladie comme ce virus, ne suscite autant de peur et d’angoisse que l’infection Ebola.

Virus ébola origine

Lorsqu’on évoque aujourd’hui Ebola, l’on ne peut s’empêcher de penser aux milliers de morts survenus en 2014, en Afrique de l‘Ouest. Fulgurant, insidieux et meurtrier, le virus Ebola a causé des dégâts irréparables plus particulièrement en Guinée et en Sierra Leone.

L’épidémie du virus ébola a installé la désolation dans ces pays et semer la panique dans le monde entier. Ainsi en Europe et aux Etats Unis, a-t-on noté, avec inquiétude, des cas très isolés de malades atteints d’Ebola. Si en Occident, Ebola a été vite mis sous scellé, en Afrique de l’ouest ce n’était pas le cas. Chaque jour les services de santé annonçaient des dizaines de décès à telle enseigne que la psychose s’installa. Les centres médicaux improvisés par des médecins volontaires étaient assaillis de malades. Devant l’ampleur du désastre, des quarantaines ont été imposés pour vite circonscrire le mal. Bien avant cela, l’on avait tablé sur le respect de certains interdits, à l’origine de l’épidémie. Il était défendu de manger de la viande de brousse, particulièrement celle des ruminants comme l’agouti très apprécié dans la région. Certains pays ont pris des mesures drastiques comme celle qui consiste à fermer leurs frontières communes avec les Etats ravagés. D’autres sont allés plus loin en interdisant de séjour sur leurs territoires, les ressortissants de ces pays. C’est ainsi que le Maroc a refusé d’accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2015, ce qui lui a valu une pénalité de la CAF. Quatre ans après ce moment de paranoïa collectif, jetons à nouveau quelques lumières sur cette épidémie cauchemardesque.

Sommaire :

Histoire de l’infection Ebola

Le virus Ebola a été signalé pour la première fois dans les années 1970 au Zaïre, devenu entre-temps la République Démocratique du Congo. Ce pays concentre, avec le bassin du Congo, la plus grande biosphère du monde après l’Amazonie au Brésil. Du fait de ses conditions climatiques, ce pays a été le point de départ de plusieurs épidémies dont le virus Ebola. C’est à l’Hôpital de Yambuku, au nord de la RDC, que le premier cas de fièvre hémorragique Ebola a été identifié, en septembre 1976, par le médecin belge Peter Piot de l’Institut de médecine tropicale d’Anvers. Le virus a été baptisé Ebola en référence à une rivière qui passe près de la ville de Yambuku. Aidé du chercheur congolais Jean-Jacques Muyembé, le docteur Peter Piot a pu dénombrer 318 infections dont 280 décès. Cette première épidémie fut très vite circonscrite, mais la seconde ne le sera pas autant. En décembre 2013, une seconde épidémie se déclare en Afrique de l’ouest, loin de la zone de naissance du virus. En juillet 2014, le virus prend des proportions inquiétantes car il sévit de manière fulgurante dans trois pays, simultanément. La Guinée, le Liberia et la Sierra Leone sont frappés de plein fouet avec des centaines de morts. Les épidémiologistes, qui s’attaquant à cette nouvelle souche, constatent qu’elle est plus complexe que celle de 1976. En plus de causer de nombreux morts, le virus Ebola voyage à travers l’Afrique et même le monde. Ainsi le Nigeria connait son premier cas par l’intermédiaire d’un voyageur aérien. L’on signale également un cas aux Etats Unis et en Espagne, ce qui précipite la réaction internationale.

Caractéristiques du virus

On classe le virus Ebola dans la famille des Filoviridae appartenant au grand groupe Ebolavirus. Il a une forme filamenteuse caractéristique de tous les virus de ce genre. Les virus du type Ebolavirus provoquent uniformément une hémorragie fatale la plus part du temps. Le virus Ebola présente une double forme linéaire ou ramifiée de 0,8 à 1 micromètre de longueur et 80 nanomètre de largeur. Il possède un génome de 19 kilobases avec une structure caractéristique des Filovirus. Ce génome se constitue de neuf protéines fonctionnelles sur sept gènes exprimés dont le NP, VP35, VP40 et GP. Parmi ces gènes cités, la Glycoprotéine ou GP joue un rôle déterminant dans la virulence du virus Ebola. Cependant le gène GP du type Ebolavirus contient sept résidus d’adénine consécutifs. Ces résidus se caractérisent par une organisation en épingle à cheveux ou tige-boucle, au niveau de laquelle la polymérase patine. Lorsque le virus Ebola s’introduit dans le corps, sa période d’incubation varie de 2 à 21 jours, mais la plus part du temps s’établit entre 4 et 9 jours. Toutefois, le virus se met en branle, le plus souvent une semaine après les premiers symptômes. Dès lors le processus fatal se déclenche et le patient décède dans 90% des cas en Afrique et 20% en Europe.

Causes et mode de transmission

En 2014, lorsque le virus Ebola sévissait en Afrique de l’ouest, il fut formellement interdit de consommer de la viande de brousse. La paranoïa était telle que tout restaurateur qui confectionnait des mets à base de viande de brousse était épinglé après inspection à l’improviste. Parmi les animaux alors interdits de consommation, figuraient les ruminants (agoutis, rats etc.), les chauves-souris, les singes (chimpanzés et gorilles) voire les antilopes. Les chercheurs pensent que la chaine de contamination se fait comme suit : Les chauves-souris, porteuses saines, transmettent le virus aux singes et ceux-ci aux êtres humains. Plus concrètement, les hommes se contaminent en mangeant de la viande de brousse ou en rentrant en contact avec les singes dont les gorilles. Il est prouvé que le virus Ebola tue davantage les grands singes que les hommes. De fait, le virus Ebola constitue la seconde menace pour les gorilles après le braconnage. De 2005 à 2012, le virus aurait tué plus de la moitié des gorilles du Congo, ce qui en fait un agent pathogène très mortel. Le mode de transmission du virus Ebola est dit écoépidémiologique, en termes plus simple, le virus parvient aux hommes au travers de l’exploitation forestière et de la chasse dans les forêts vierges. Aujourd’hui, avec la sédentarisation des hommes, de leur confinement dans les villes et de leur grande mobilité, le virus voyage plus rapidement et se répand plus facilement. L’OMS, dans un rapport rendu public en 2016 a révélé que les liquides les plus infectieux sont le sang, les selles et les vomis. Contrairement aux croyances populaires, le virus Ebola ne se transmet pas par la toux ou les éternuements car la contamination au virus Ebola ne se fait pas par les voies aériennes. Tout individu qui a eu des contacts directs avec les fluides d’une personne infectée, vivante ou malade, peut être automatiquement contaminé. Dès lors l’on comprend pourquoi il y a eu autant de morts au Liberia, en Sierra Leone et en Guinée Conakry. De fait, dans ces régions d’Afrique les vivants opèrent des rites funéraires particuliers avec des morts, rites au cours desquels ils sont en contact direct avec le corps du défunt. En outre il y a les problèmes sanitaires avec le manque de toilettes appropriées, ce qui expose généralement toute la communauté.

Le mode d’action du virus dans l’organisme

Ebola est une infection caractérisée par une virulence à nulle autre pareille d’où la terreur que suscite la seule évocation de son nom. Lorsqu’il s’introduit dans l’organisme de l’être humain, le virus Ebola met en moyenne 4 à 9 jours pour accomplir sa période d’incubation. A partir de là, tout s’accélère et dès la première semaine, les premiers symptômes apparaissent. C’est que les virions ont déjà envahi complètement le sang et les cellules de l’individu contaminé. Avec la progression de la maladie, le virus atteint très vite les organes vitaux, en particulier les reins et le foie. Aussi, le virus sature tous les organes et les tissus à l’exception des os et des muscles moteurs, autrement dit ceux qui permettent à l’individu de se mouvoir. Il se forme ensuite des caillots de sang dans les vaisseaux sanguins. Plus l’infection avance et plus les caillots sont nombreux débouchant sur le blocage des capillaires. Quand ces caillots deviennent trop nombreux, ils empêchent la circulation du sang dans l’organisme. Du coup certains organes comme le foie, les reins, les poumons, le cerveau sont asphyxiés. En outre, la peau meurt et elle se détache en lambeaux si on la touche. Il s’ensuit une hémorragie interne importante et souvent externe, puis la mort.

Traitement de la maladie

A ce jour, il n’existe pas de vaccin formellement établi contre le virus Ebola. Seuls quelques tests ont été effectués et ils sont encourageants car sanctionnés de succès. En 2009, par exemple, un vaccin a été administré à une chercheuse travaillant sur le virus après qu’elle a été contaminée. En 2014, des vaccins expérimentaux sur deux cas, en Europe et aux Etats Unis, ont connu un succès. Plusieurs autres vaccins sont en voie d’être produits d’ici 2020, notamment en Russie et au Japon. Toutefois, il existe des traitements symptomatiques qui peuvent conduire à la guérison d’un patient à savoir la réanimation, la réhydratation et la transfusion. Ce sont ces méthodes qui ont été largement employées jusqu’ici en attendant des vaccins homologués. En termes de prévention, il y a des mesures qui peuvent s’avérer salutaire en cas de déclenchement de l’épidémie. Il faut, par exemple, s’abstenir de manger de la viande de brousse, manipuler du gibier sans des gants en latex, manger de la viande qui n’est pas cuite à point, entrer en contact avec les liquides d’un malade. Dans la plus part des pays ravagés par l’épidémie, les malades étaient mis en quarantaine. Cette mesure drastique a permis de juguler l’épidémie qui a disparu des zones concernés depuis 2015.

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