Accueil SANTE La maladie Ebola déclarée ‘‘urgence sanitaire internationale’’ en RD Congo

La maladie Ebola déclarée ‘‘urgence sanitaire internationale’’ en RD Congo

La maladie Ebola déclarée ‘‘urgence sanitaire internationale’’ en RD Congo

EBOLA EN RDC – De source officielle, plus de 1500 personnes sont décédées en RDC depuis le retour de l’épidémie sur le sol congolais en août dernier. Si la maladie était circonscrite dans une zone bien particulière, le décès d’un premier malade dans la ville de Goma qui compte plus d’un million d’habitants fait craindre une urgence sanitaire de portée internationale.

Depuis le début de l’épidémie Ebola en RD Congo il y’a presqu’un an, aucun voisin du pays d’Afrique centrale n’a été touché par la maladie. Si Beni et Butembo étaient à ce jour les principaux foyers de la maladie, le virus s’est désormais déporté dans l’une des plus grandes villes du pays, Goma. Le premier patient de la ville en question, qui venait de Butembo en bus, est décédé. Aujourd’hui, l’organisation mondiale de la santé craint une propagation du virus dans les pays voisins, comme ce fut le cas entre 2013 et 2014 en Afrique de l’ouest. L’organisation mondiale de la santé vient de déclarer la maladie urgence sanitaire internationale.

En dépit d’une mobilisation de la communauté internationale, la maladie Ebola continue toujours de faire des ravages en République Démocratique du Congo, pays où le virus a été découvert pour la toute première fois. Selon un bilan officiel établi par le ministère congolais de la santé, l’épidémie a fait à ce jour plus de 1500 victimes dans la province du Nord-Kivu : «Il y a eu 1 655 décès (1 561 confirmés et 94 probables) et 694 personnes guéries». Si l’on est encore loin des 11000 décès dus à la maladie Ebola en Afrique de l’ouest il y’a quelques années, l’Organisation mondiale de la Santé tire la sonnette d’alarme sur les risques d’une propagation du virus dans les pays voisins. Outre Butembo et Beni, la ville de Goma vient à son tour d’être touchée par l’épidémie qui a refait surface en août 2018. Le patient en question venait de Butembo, l’un des foyers de la maladie en RD Congo. Selon les informations fournies par le ministère de la santé, l’individu était un pasteur qui prêchait dans une église de la localité. Il aurait probablement contracté la maladie en touchant les mains à certains fidèles de sa paroisse. Mais il a été rapidement identifié depuis son arrivée à Goma. Les dispositions sanitaires ont été prises pour isoler le malade en vue d’éviter une propagation du virus à Goma : «Ses premiers symptômes sont apparus le 9 juillet alors qu’il était toujours à Butembo. Il a été suivi par un infirmier à domicile jusqu’à son départ pour Goma le 12 juillet », poursuit le ministère. « Dès son arrivée à Goma ce dimanche matin, il s’est rendu dans un centre de santé pour continuer son traitement ont immédiatement alerté les équipes de la riposte Ebola, qui l’ont transféré au centre de traitement». Malheureusement, le premier malade d’Ebola à Goma n’a pas survécu. Son décès pousse aujourd’hui l’organisation mondiale de la santé à considérer la maladie Ebola comme une urgence sanitaire internationale.

> Lire aussi  Sidaction : le vaccin contre le VIH Sida, une question de temps

Eviter une propagation du virus

«Il est temps que le monde entier prenne note de la situation et redouble d’efforts. Nous devons œuvrer ensemble en solidarité avec la RDC pour mettre fin à cette flambée et bâtir un meilleur système de santé…Depuis près d’un an, un travail extraordinaire a été accompli dans des conditions extrêmement difficiles. Nous devons à ces intervenants, non seulement de l’OMS mais aussi des gouvernements, des partenaires et des communautés, d’assumer une plus grande part du fardeau…Des mères, des pères, des enfants et trop souvent des familles entières sont touchés. Des tragédies individuelles et des communautés sont au cœur de ce problème», a déclaré le Dr Tedros, le Directeur général de l’OMS.

Vous pouvez aussi aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.