Coronavirus : Amnesty International épingle la Chine

Epidémie de Coronavirus – La barre des 1000 morts a été officiellement dépassée en dépit des efforts consentis par les autorités chinoises pour endiguer cette épidémie déclenchée dans la province chinoise de Wuhan fin décembre dernier. La gestion de cette crise sanitaire par les autorités chinoise a été passée au crible par Amnesty International. Dans un rapporte sur cette pandémie qui fait des ravages en République populaire, l’ONG a déploré quelques violations des droits humains dans la gestion de la crise sanitaire au Chine. L’organisation internationale a aussi dénoncé une discrimination à l’égard des asiatiques.

Amnesty International a communiqué sur la gestion de la crise sanitaire provoquée en Chine par le coronavirus. Selon les décomptes officiels, l’épidémie a dépassé la barre des 1000 morts, avec plus de 42 000 cas déjà diagnostiqués. Dans la province de Wuhan, épicentre de cette nouvelle épidémie, les mesures sanitaires sont pour le moins drastiques. Certains étudiants africains, bloqués en Chine, ont même appelé leurs gouvernements à engager des démarches auprès des autorités chinoises en vue de leur rapatriement au pays. Dans son rapport sur cette épidémie, l’association des droits de l’homme a également pointé du doigt la négligence des autorités chinoises dans les débuts de la pandémie. Selon l’ONG, plusieurs médecins chinois avaient tenté de tirer la sonnette d’alarme sur le coronavirus, mais sans succès. Amnesty International a aussi élevé une vive protestation contre une nouvelle forme de discrimination visant les populations asiatiques, plus particulièrement les chinois. Rappelons que plusieurs pays ont renforcé les contrôles dans les aéroports et aux frontières, des contrôles qui se déroulent souvent au mépris du respect des droits humains selon Amnesty International.

«La réaction face à cette épidémie pourrait porter atteinte aux droits fondamentaux de millions de personnes, en premier lieu au droit à la santé inscrit dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui garantit le droit d’avoir accès aux soins de santé, le droit d’avoir accès à l’information, l’interdiction de toute discrimination dans la prestation de services de santé, le droit de ne pas être soumis sans son consentement à un traitement et d’autres garanties importantes.», a déclaré Amnesty International dans un récent rapport sur le Coronavirus. Dans la gestion de cette crise sanitaire, les mesures prises par les autorités chinoises, surtout dans la province de Wuhan, piétinent souvent les droits fondamentaux garantis à l’homme : «La censure, la discrimination, la détention arbitraire et les violations des droits humains n’ont pas leur place dans la lutte contre l’épidémie du coronavirus. Loin de les faciliter, les violations des droits humains entravent les réponses aux urgences de santé publique et sapent leur efficacité.», a fait savoir Nicholas Bequelin, directeur régional de l’Ong de défense des droits humains. Amnesty international a dans son rapport, dénoncé la négligence des autorités chinoises : «Le gouvernement chinois a déployé des efforts de grande ampleur pour supprimer les informations sur le coronavirus et les dangers qu’il représente pour la santé publique. Fin décembre 2019, des médecins à Wuhan ont fait part à leurs collègues de leurs craintes au sujet de patients présentant des symptômes similaires à l’épidémie de syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait débuté dans le sud de la Chine en 2002. Ils ont immédiatement été réduits au silence et sanctionnés par les autorités locales pour « propagation de rumeurs», rapporte l’ONG Internationale.

Les asiatiques victimes de discrimination

«Les habitants de Wuhan – même ceux qui ne présentent pas de symptômes – ont été refoulés des hôtels, barricadés dans leurs propres appartements et ont vu leurs données personnelles fuiter en ligne en Chine, d’après les médias.  En outre, de nombreuses informations font état d’actes xénophobes hostiles aux Chinois et aux Asiatiques dans d’autres pays. Certains restaurants en Corée du Sud, au Japon et au Viêt-Nam ont refusé d’accueillir des clients chinois, tandis qu’un groupe de manifestants a enjoint à des clients chinois de quitter un hôtel en Indonésie. Des journaux français et australiens ont également été accusés de racisme dans leur couverture de la crise.», rapporte l’ONG Amnesty International.

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