Coronavirus : comment Laurent Gbagbo gère la crise depuis la Belgique

Epidémie Covid-19 – En Côte d’Ivoire, on approche sensiblement de la barre des milles cas d’infection au Coronavirus, en dépit des sensibilisations sur le respect des mesures barrières. En Côte d’Ivoire, l’état d’urgence a été décrété depuis le mois dernier par le président ivoirien. Depuis la Haye, Laurent Gbagbo suit de près cette crise sanitaire qui a complètement mis à genou les plus grandes économies de la planète. Depuis la Belgique, l’ancien président ivoirien participe à sa manière à la gestion de cette crise sanitaire.

Depuis la Belgique, Laurent Gbagbo suit avec une grande attention l’actualité sanitaire du moment, qui sans surprise, reste dominée par l’épidémie du Covid-19. En Côte d’Ivoire, le coronavirus a déjà fait une dizaine de décès selon le dernier décompte du ministre de la santé. Le pays approche de la barre des 1000 cas d’infection au nouveau coronavirus, un seuil que le Ghana reste pour l’instant, l’unique pays de la sous-région ouest africaine à avoir franchi. Dans un entretien accordé au quotidien Le Temps, Koné Katinan, le porte-parole de Laurent Gbagbo, est revenu sur les actions menées par l’ex-président depuis Bruxelles dans cette lutte contre le nouveau coronavirus.

L’épidémie de coronavirus continue d’endeuiller l’Afrique. Le musicien camerounais Manu Dibango est décédé le 24 mars dernier du Covid-19 en France où il était hospitalisé. Une semaine après, l’Afrique pleurait le départ de l’ancien président de l’Olympique de Marseille, Pape Diouf. Actuellement en Belgique dans l’attente de la fin de son procès en appel à la CPI, l’ex-président n’est pas resté insensible à ces disparitions dues au Covid-19 sur le continent africain : «Il faut comprendre la réaction du Président à un double niveau. En tant qu’humain il est touché de diverses formes par cette pandémie. Même s’il se félicite du peu de cas de décès en Côte d’Ivoire et en Afrique, il ne peut ignorer la souffrance physique et morale qu’endurent tous ceux qui y sont malades ou qui l’ont été. En plus Il est informé des cas de décès de nos compatriotes ou des grandes figures africaines de la culture et de l’art en Europe…Il pense notamment à toutes ces personnes de la diaspora qui ont porté d’une façon ou d’une autre son combat. En moins de 48 heures, il vient de perdre l’épouse de l’un de ses plus proches amis de très longue date et François Mattéi qui a permis, grâce à son livre, au monde découvrir une grande partie de la vérité sur ce qui lui arrive. Humainement cela pèse beaucoup sur lui surtout qu’il se trouve dans l’incapacité physique, indépendamment de sa volonté, de partager cette douleur avec tous ceux avec qui il aurait dû le faire s’il n’en était pas empêché.», révèle son porte-parole Justin Katinan Koné, dans une interview accordée au quotidien Le Temps. Concrètement, l’ancien président participe-t-il d’une manière ou d’une autre dans la lutte contre cette épidémie depuis la Belgique ? C’est en tout cas ce laisse entendre son porte-parole dans son interview.

Des instructions pour les exilés politiques

«En direction des réfugiés et des exilés notamment. Le Président nous a instruits de rester encore plus proches d’eux surtout en cette période particulièrement difficile dont la vie précaire dans les camps les expose davantage à la pandémie. Il ne parle pas seulement des réfugiés du Ghana mais de tous ceux qui sont ailleurs. Rappelons-nous qu’il y a des camps de réfugiés au Ghana, au Togo et au Libéria. Il y a aussi les autres que l’on appelle réfugiés ou exilés urbains qui ne sont pas dans les camps mais qui vivent aussi difficilement. IL craint qu’ils ne soient abandonnés par les gouvernements des pays qui font déjà face au défi de soulager leurs propres citoyens. Dès que les mouvements des populations seront libérés, le Président nous a instruits autant que nous pouvons de leur rendre visite pour leur apporter sa compassion.», rapporte Justin Katinan Koné.

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