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Scandale riz avarié : Samba David exige la démission du premier ministre

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DESTRUCTION RIZ AVARIE – C’est la semaine dernière que le processus de destruction des 18 000 tonnes a démarré en Côte d’Ivoire dans un centre d’enfouissement situé à 45 kilomètres de la capitale ivoirienne. Mais à en croire Samba David, un militant très actif du front populaire ivoirien, cette mesure reste insuffisante, puisque ce dernier exige la démission du premier ministre Amadou Gon Coulibaly.

Le scandale de riz avarié en Côte d’Ivoire reste un mauvais souvenir pour les populations, puisque le gouvernement a donné l’assurance, par la voix du ministre du commerce, qu’un sac de ce stock impropre à la consommation, n’avait quitté le port autonome d’Abidjan. Bien que le processus de destruction soit déjà enclenché, de nombreuses questions restent sans réponse, comme par exemple la question de la sanction financière qui sera infligée à l’importateur de cette marchandise qui avait été pourtant refusée en Guinée puis au Togo.

Samba David s’est exprimé sur le scandale de riz avarié qui défraie la chronique depuis le mois de février en Côte d’Ivoire. A l’occasion d’une conférence de presse animée dans la commune de Yopougon, le militant du front populaire ivoirien tendance Laurent Gbagbo a dénoncé un certain laxisme du gouvernement sur ce sujet de préoccupation des populations. Pourtant au lendemain du scandale, le gouvernement avait procédé à un contrôle technique qui a confirmé les rumeurs annoncées en février concernant les 18 000 tonnes de riz importées en Côte d’Ivoire depuis l’Asie. Après confirmation des anomalies dans ce riz, le gouvernement a annoncé la destruction du stock de 18 000 tonnes pour rassurer les populations, une opération qui a d’ailleurs démarré la semaine dernière au centre de valorisation et d’enfouissement technique de Kossihouen. Mais ces mesures semblent insuffisantes pour Samba David qui demande à ce que le premier ministre démissionne, comme ce fut le cas lors du scandale des déchets toxiques en Côte d’Ivoire il y’a 13 ans : «Cette situation est intolérable, car un gouvernement normal ne peut cautionner de tels actes. Pourquoi, ni le ministre de Transports, le DG du port autonome d’Abidjan, le directeur des Affaires maritimes n’ont pas été sanctionnés ? C’est un manquement grave. C’est la raison pour laquelle nous exigeons la démission du Premier ministre. Lors du scandale des déchets toxiques en 2006, le Premier ministre d’alors avait remis sa démission au président de la République. Par ailleurs, certains hauts fonctionnaires avaient été suspendus. Tous ces faits nous confortent dans notre exigence. Il faut absolument que le peuple sache qui derrière cette catastrophe».

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Des comptes demandés au gouvernement

«Est-ce que nos gouvernants ne seraient-ils en train de donner raison à ceux qui soutiennent qu’ils ne sont là que pour défendre les intérêts de leurs partenaires et non pas pour le bonheur des Ivoiriens? Nous sommes indignés, c’est pourquoi nous exigeons qu’une enquête sérieuse soit menée pour situer les responsabilités. L’impunité est devenue le mode de gestion des affaires de l’Etat en Côte d’Ivoire. Par ailleurs, ces scandales prospèrent dans ce pays parce que les Ivoiriens sont dociles et la société civile est amorphe et inactive», a poursuivi Samba David dans son intervention sur le scandale du riz avarié. Pour rappel, le militant FPI n’est pas le seul opposant à avoir demandé des comptes au régime actuel sur cette affaire. La semaine dernière, un responsable du parti de Mamadou Koulibaly a souhaité savoir «Comment se fait-il que le navire MV Ocean Princess, avec sa cargaison de 18.104,55 tonnes de riz avariée, ait pu accoster et décharger son riz au port autonome d’Abidjan en Côte d’Ivoire, sans certificat de conformité préalable comme requis par les textes en vigueur que vous avez vous-même signés, ce d’autant plus qu’il était de notoriété publique, grâce à des organisations des consommateurs, que la cargaison de bateau était impropre à la consommation et avait été refoulée à divers ports»?

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