Accueil SOCIETE Côte d’Ivoire : un employé d’hôpital arrêté pour diffamation sur les réseaux sociaux

Côte d’Ivoire : un employé d’hôpital arrêté pour diffamation sur les réseaux sociaux

Côte d’Ivoire : un employé d’hôpital arrêté pour diffamation sur les réseaux sociaux

DIFFAMATION SUR FACEBOOK – Salarié dans un hôpital de la place, un employé a perdu son emploi et risque désormais la prison. Répondant aux initiales de KKY, le salarié en question a été inculpé pour diffamation de sa propre structure sur les réseaux sociaux, sur Facebook pour être beaucoup plus précis. Le Laboratoire de Criminalistique Numérique a remonté la trace de ce dernier qui n’a pas hésité à passer aux aveux.

La diffamation sur les réseaux sociaux est une pratique à laquelle certains se laissent de plus en plus tenter, croyant qu’il serait impossible de remonter jusqu’à leur trace. Un employé d’hôpital répondant aux initiales de KKY apprendra hélas cette leçon à ses dépens. Salarié dans une structure sanitaire, l’employé en question n’a pas hésité à ternir l’image de sa structure sur les réseaux sociaux, tout cela en prenant soit de préserver son anonymat. Mais suite à une plainte déposée par ses employeurs, la plateforme de lutte contre la cybercriminalité permettra de remontrer jusqu’à la trace de l’auteur de cette diffamation qui n’est autre que le dénommé KKY.

En Côte d’Ivoire, la diffamation sur les réseaux sociaux n’est plus un acte impuni. Il y’a de cela quelques semaines, deux vendeuses en ligne ont été interpellées par la PLCC pour avoir terni l’image d’une cliente sur les réseaux sociaux. Et plus récemment, c’est un employé d’une structure sanitaire qui s’est fait prendre entre les filets des agents de la lutte contre la cybercriminalité. Travaillant dans un hôpital, l’individu répondant aux initiales de KKY n’a pas hésité à diffamer sa propre structure sur les réseaux sociaux, tout cela en vue d’une promotion que ses employeurs tardaient à lui offrir. Selon le récit dévoilé par la PLCC ce mardi, «KKY a la trentaine et travaille comme agent dans un hôpital semi public. Il est ambitieux et travaille à son avancée professionnelle. Six mois après le début de sa carrière il est appelé par ses supérieurs. Il y répond avec enthousiasme, s’attendant à recevoir de bonnes nouvelles. C’est en effet ce qui se passe, car ses responsables l’informent de son prochain changement de statut suivi d’une revalorisation salariale… Des mois après que KKY ait reçu l’information de sa promotion future, l’hôpital où il est employé est indexé sur Facebook. Une publication écrite sur un forum décrit l’établissement comme une structure de merde, qui ne respecte pas les droits de l’homme. Sous cette publication des commentaires peu agréables pleuvent. Chacun y va de son interprétation avec des propos susceptibles de ternir l’image de l’hôpital». Face à cette diffamation, les responsables de la structure sanitaire déposeront une plainte contre l’auteur de ces propos diffamatoires sur Facebook. S’il a pris le soin de préserver visiblement son anonymat sur Facebook, l’auteur des diffamations qui n’est autre que l’employé promu se fera tout de même cueillir par les agents de la PLCC.

> Lire aussi  Rétention des notes : Ibrahima Kourouma met en garde la Cosefci

Les motifs peu convaincants de la diffamation

«L’enquête est ouverte et les investigations techniques du Laboratoire de Criminalistique Numérique (LCN) permettent de découvrir l’identité réelle du responsable de tout ce grabuge. Interpellé, ce dernier est conduit dans les locaux de la PLCC. Il se trouve que c’est un employé dudit hôpital, qui n’est autre que KKY. Il avoue les faits pendant son interrogatoire. Il explique que c’est par frustration qu’il a agi de la sorte. Et l’objectif de tout cela était d’accélérer sa promotion promise par ses patrons, qui tardait à arriver. Il n’a pas réalisé la gravité de cet acte diffamatoire. La diffamation est le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur d’une personne physique ou morale…Elle peut vous conduire en prison pour une peine allant de 5 à 20 ans d’emprisonnement.», explique la plateforme de lutte contre la cybercriminalité.

Vous pouvez aussi aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.