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Extension de l’aéroport d’Abidjan : Plus de 260 Ha illégalement occupés

Projet d’extension de l’aéroport – Dans le cadre de l’élargissement prévu par le gouvernement, les personnes occupant les sites illicites ont été invités à déguerpir les lieux. En dépit des mises en garde de l’Etat, des habitations sortent toujours de terre sur l’espace aménagé par le gouvernement pour l’aéroport. Après une visite de terrain, le préfet d’Abidjan a annoncé que les nouvelles constructions sorties de terres occupaient plus de 260 Ha sur les 1000 Hectares mis à la disposition de l’Aeria. A l’issue de cette visite, le préfet d’Abidjan a lancé un appel aux personnes qui souhaiterait faire l’acquisition d’une parcelle de terre dans ladite zone. Pour Toh Bi Vincent, se serait un investissement inutile et perdu d’acheter un terrain dans cet espace qui sera tôt ou tard dégagé par l’Etat.

Pour l’instant, le projet d’extension de l’aéroport International d’Abidjan n’a pas véritablement convaincu les habitants des zones concernées à déguerpir les lieux. Les constructions anarchiques dans cette zone interdite continuent toujours d’émerger, tout comme des nouvelles habitations. Selon une information transmise par le préfet d’Abidjan, ce sont à ce jour plus de 260 Hectares qui sont occupés illégalement par ces nouvelles constructions de maison. Et cette tendance est loin de baisser puisque des gens continuent toujours d’acquérir des lopins de terre sur le terrain de l’aéroport. A l’issue de cette visite de terrain, Toh Bi Vincent a mis en garde les vendeurs de terrains qui tenteraient de ruser avec la loi. Le maire intérimaire de la commune du Plateau a particulièrement mis en garde les acquéreurs qui pensent réaliser un investissement rentable par l’acquisition de terrain dans cette zone.

Le gouvernement ivoirien prévoit d’agrandir l’aéroport international d’Abidjan sur une superficie d’environ 1000 Hectares. Les personnes vivant sur la zone concernée ont été invités à déguerpir les lieux avant le lancement du projet d’extension aéroportuaire. Mais les lieux restent toujours habités en dépit de l’appel lancé par l’Etat. Plus inquiétant encore, de nouvelles constructions émergent quotidiennement sur une partie du terrain concerné par l’extension de l’aéroport d’Abidjan. C’est le constat fait par le préfet de la ville d’Abidjan lors d’une visite effectué dans la zone en question : «Port-Bouet, derrière l’aéroport. En quelques semaines, des maisons anarchiques et en dur ont champignonné. Malgré les mises en garde des autorités municipales, des maisons neuves sont en train de sortir de terre sur plus de 260 hectares. Les maçons construisent jusque nuitamment, comme s’ils étaient poursuivis par le diable.  Cette zone est classée par l’Etat de Côte d’Ivoire pour l’extension de l’aéroport et de l’Aérocité sur 1.000 hectares». Face à la multiplication des acquisitions sur le terrain appartenant à l’aéroport International d’Abidjan, le préfet de la ville d’Abidjan a lancé un appel aux acquéreurs : «Si vous achetez des terrains sans vérification et en sachant pertinemment que vous êtes sur une zone interdite, vous faites un investissement perdu. Si votre maison n’est pas cassée la semaine prochaine, elle le sera le mois prochain, l’année prochaine ou la décennie prochaine… L’Etat ne peut pas placer un Policier derrière chaque citoyen pour le contrôler. La responsabilité individuelle et collective, le respect des règles communes, le civisme (encore une fois) sont les bases d’une vie nationale… Donc vous qui êtes en train de construire derrière l’aéroport, sachez que vous êtes en train de « jeter l’argent dans l’eau » parce que toutes les maisons que vous construisez seront détruites, aujourd’hui ou demain.», a fait savoir le préfet Toh Bi Vincent.

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Le préfet appelle à mettre fin aux constructions anarchiques

«En vue de réduire l’impact social des déguerpissements pour la réalisation des grands projets ou pour des aménagements territoriaux, le Président de la République a consenti à des accompagnements sociaux de plusieurs milliards de FCFA sur ces 5 dernières années. Il revient maintenant aux autorités compétentes d’empêcher les installations anarchiques car il est plus facile d’empêcher les constructions anarchiques que de gérer les impacts sociaux et financiers des déguerpissements, comme nous le constatons tous aujourd’hui.», a poursuivi Toh Bi Vincent, l’ex-maire intérimaire de la commune de Plateau.

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