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Code routier: Le préfet d’Abidjan dénonce l’incivisme

Indiscipline au volant – Les accidents de circulation en Côte d’Ivoire inquiètent de plus en plus, surtout dans la capitale économique ivoirienne. Etre automobiliste à Abidjan demande aujourd’hui beaucoup de maitrise et de sang-froid, face aux indélicats qui n’ont aucun respect pour le code de la route. Histoire de réguler le secteur des transports, le ministère des transports a mis en place une commission de discipline chargée de la répression des mauvaises conduites. Et les premiers résultats de cette commission n’ont pas tardé, puisque des permis de conduire ont été déjà retirés à plus d’une trentaine de conducteurs, reconnus coupable d’incivisme sur les routes. Pour gagner le pari, le préfet d’Abidjan appelle les automobilistes au respect du code routier, surtout dans la capitale économique ivoirienne où l’on dénombre quotidiennement des accidents de circulation.

Le non-respect du code routier est de loin la principale cause des accidents de circulation en Côte d’Ivoire, surtout à Abidjan, une ville en pleine transformation. Bien souvent, les chauffeurs des véhicules de transport en commun sont les principaux responsables de l’incivisme au volant dans la capitale économique ivoirienne. Mais force est de constater que des salariés et personnalités de l’administration ont aussi du mal à respecter le code de la route, surtout à certaines heures de pointe dans la capitale économique ivoirienne. Pour sa part, Toh Bi Vincent a proposé comme solution le respect strict du code de la route. Le préfet a d’ailleurs proposé l’idée de l’instauration d’une journée de respect du code de la route.

La délivrance du permis de conduire en Côte d’Ivoire suit plusieurs étapes au cours desquelles les requérants sont sensibilisés au respect du code de la route, à travers l’examen de code. Mais après l’obtention du permis, rares sont les conducteurs qui s’accoutument au respect du code routier, surtout dans la capitale économique ivoirienne. Conséquence de cette situation, l’on assiste à multiplication des accidents de circulation, une situation que le préfet d’Abidjan n’a pas manqué de dénoncer ce lundi : «À certaines heures, il est quasi impossible de sortir des embouteillages. Les feux tricolores ne sont pas respectés et ne le sont presque jamais pendant les week-ends . Certains automobilistes agressent les agents qui régulent la circulation. Les vendeurs ambulants déplacent les marchés au milieu des routes.  Les automobilistes presque tous inciviques roulent sur les routes , sous les routes , sur les autres voitures, sur les accotements, dans les caniveaux, sur chaque millimètre carré de bitume existant.  Ils klaxonnent à tout rompre, deviennent irascibles, hystériques, injurieux, comme ensorcelés par l’esprit de la roture.  Ils tiennent leurs volants nerveusement comme des kalachnikovs, prêts à dégainer.  Une rage routière dans laquelle on ne reconnaît plus personne. Jolies femmes, vieux hommes, tout le monde devient vilain sur la route à cause de colères injustifiées.», fait savoir To Bi Vincent. Quelles solutions face à l’incivisme au volant ? Le retrait des permis est déjà une opération initiée par le ministère du transport. D’ailleurs plus d’une trentaine de conducteurs ont déjà été frappés par cette mesure de suspension du permis de conduire, pour cause de non-respect du code de la route. Et certains proposent d’aller encore plus loin en mettant en prison certains automobilistes reconnus coupables de graves délits sur les routes. Pour le préfet d’Abidjan, cette seconde solution ne résoudrait pas véritablement le problème : «Mais quelle est la responsabilité du citoyen dans la fluidité du trafic routier? Si nous devions mettre en prison tous ceux qui roulent comme des fous, toutes les prisons du pays ne suffiraient pas à incarcérer ces personnes.», explique Toh Bi Vincent.

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Comment mettre fin à l’incivisme au volant ?

«En ce qui concerne le sujet d’aujourd’hui, c’est à dire les routes , le jour où la population dans son ensemble, automobilistes, taxis, gbakas, camionneurs, piétons, nous déciderons de respecter le code de la route , la vie sera si belle dans notre Abidjan. Les fonctionnaires et les travailleurs du privé et de l’informel arriverons tous à l’heure au travail, les taxis feront les mêmes recettes qu’ils font actuellement ou peut-être plus.», explique le préfet d’Abidjan.

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