Tiassalé : Tiémoko Assalé en guerre contre les commerçants spéculateurs

Crise du Coronavirus – Depuis quelques jours, l’on assiste à une flambée des denrées de première nécessité dans la commune de Tiassalé dirigée par Tiémoko Assalé Antoine. Le journaliste ivoirien a haussé le ton contre cette hausse qui semble injustifiée, surtout en cette difficile période liée à la crise du Coronavirus, après la fermeture de plusieurs commerces.

Dans la commune de Tiassalé, Tiémoko Assalé investit régulièrement le terrain pour sensibiliser ses administrés dans la lutte contre le Coronavirus Covid-19. Dans cette période de crise sanitaire, certains commerçants n’hésitent à pas à gonfler les prix pour doubler leur chiffre d’affaires, jouant des fois sur certains prétextes comme la fermeture des frontières, qui empêche certaines marchandises de circuler quotidiennement. Pour le maire de la commune de Tiassalé, rien ne saurait justifier ces augmentations sur les prix de certaines denrées alimentaires de première nécessité. Le journaliste d’investigation a saisi l’occasion pour mettre en garde les commerçants véreux qui souhaiteraient s’enrichir davantage sur le dos des populations dans cette période de crise sanitaire. Pour veiller au respect des prix en vigueur bien avant l’arrivée de l’épidémie du Coronavirus, le maire de la commune a annoncé le lancement d’une opération de contrôle des prix des denrées alimentaires de première nécessité. Les commerçants qui auraient injustement gonflé les prix seront frappés par des sanctions financières.

Pour le bien des populations de sa commune, Tiémoko Assalé ne lésinera visiblement sur aucun moyen légal et juridique. Pleinement engagé dans la lutte contre le Coronavirus dans sa circonscription, le maire de la commune de Tiassalé a fait savoir, par le biais du service de communication de sa mairie, qu’une opération de veille et de contrôle des prix de certaines denrées alimentaires, aura bientôt lieu : «Le maire de Tiassalé a demandé à ses services de faire un contrôle ponctuel et limité dans le temps, sur la base des prix pratiqués avant la crise sanitaire et connus de tous, dans certaines boutiques soumises à la taxe municipale.  Le sac de riz de 50 kg qui coûtait 10500 f il y a peine deux semaines, est passé à 13000 f. Qu’est ce qui justifie cette hausse de 2500 F ? Eh bien le boutiquier qui est soumis à la taxe forfaitaire des petits commerçants relevant de la mairie, n’aura qu’à démontrer que la TVA a augmenté ou que le grossiste chez qui il prend le riz a augmenté le prix de 2500 f et fournir les reçus qui prouvent cette augmentation. Il pourra aussi démontrer que la mairie a augmenté le coût de la taxe et par conséquent, il a répercuté l’augmentation sur sa marchandise.  S’il n’a pas ces justificatifs il appréciera la sanction.  Le maire ne fera pas contrôler les prix de tous les produits mais uniquement de quelques produits alimentaires de grande consommation dont les prix ont flambé dans la commune, sans que rien n’explique cela.», explique le service de communication de la mairie de Tiassalé.

Une tache déléguée au ministère du commerce

Officiellement, cette tâche est déléguée au ministère du commerce qui déploie des agents sur le terrain, pour veiller à l’application des prix en vigueur, sur toute l’étendue du territoire national. Selon le service de communication de la mairie, «Si le ministère du commerce apprend l’existence de ce contrôle et qu’il n’est pas content, qu’il estime que la mairie est en train de prendre ses prérogatives, il n’aura qu’à demander à ses agents de venir faire leur travail. Dans cette période de tensions émotionnelles pour la nation, ils n’ont pas à attendre d’être saisis par des élus pour faire leur travail sur toute l’étendue du territoire national». Tiémoko Assalé offre toutefois la possibilité aux commerçants qui seront éventuellement frappés par cette sanction de pouvoir se défendre juridiquement : «Si un commerçant sanctionné n’est pas content, il pourra, avec les preuves qui ont justifié les augmentations anarchiques qu’il a pratiquées, saisir la chambre administrative contre la décision du maire».

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