Rentrée scolaire : plus de frais Coges et annexes à Tiassalé

Frais annexes d’inscription – Outre l’inscription officielle, les élèves en Côte d’Ivoire sont tenus de s’acquitter également des frais annexes. L’institution de ces frais ces dernières années alimente la polémique pendant chaque rentrée scolaire. Depuis des années, l’association syndicale Fesci s’oppose à l’application des frais annexes pendant l’inscriptions, sans réussir à obtenir gain de cause. Pourtant, dans la localité de Tiassalé, le maire Tiémoko Assalé a réussi là où la fédération estudiantine butte depuis des années.

La rentrée scolaire en Côte d’Ivoire démarre avec des économies pour les parents d’élèves de la localité de Tiassalé. Pour cause, le maire de la commune, par ailleurs journaliste d’investigation, a décidé de la suppression des frais annexes d’inscription et des frais Coges. Cette décision constitue un véritable soulagement pour les parents d’élèves, puisque ces frais étaient versés pendant l’inscription pendant chaque rentrée scolaire. La fédération estudiantine dénommée Fesci, lutte depuis des années pour la suppression des frais annexes, mais sans succès.

«Après les cotisations COGES, plus de frais annexes dans la commune de Tiassalé. Le maire Assalé Tiemoko, a remis ce 2 décembre, en présence du corps préfectoral, 24 ordinateurs portables et 24 imprimantes aux 24 directeurs des 24 écoles primaires de la commune de Tiassalé. Cette action importante rentre dans le cadre de l’application de la décision municipale de rendre l’école primaire  entièrement gratuite sur le territoire de la commune de Tiassalé. Désormais, avec ces ordinateurs et imprimantes, les frais annexes liés aux compositions sont supprimés. Il en est de même pour l’ensemble de tous les frais annexes (visites médicales, frais d’examens, sport, internet, etc), qui sont tous supprimés et pris en charge sur la subvention accordée aux COGES par la mairie.  Ce qui constitue, ont expliqué les parents d’élèves, une vraie révolution et un grand soulagement.», indique le service de communication de la mairie de Tiassalé. Prenant la parole, le maire de la commune a donné les raisons pour lesquelles il a opté pour la suppression des frais annexes et Coges pendant la rentrée scolaire : «Selon la loi de 2003 sur le transfert des compétences aux collectivités, en son article 15, les maires sont chargés de la construction et la gestion des écoles primaires, maternelles et des crèches et jardins d’enfants, des institutions d’éducation féminine et des centres d’apprentissage, en harmonie avec la carte scolaire. C’est donc en application de cette loi que nous avons pris ces mesures pour l’école.  Puisque ce transfert de compétence est accompagnée d’un transfert de ressources de l’Etat vers les communes, même si cet argent est insignifiant au regard des besoins, nous avons été élus pour trouver des solutions innovantes devant les difficultés.  Les populations nous ont fait confiance, nous devons mériter cette confiance. Ce que nous sommes en train de faire pour l’école à Tiassalé, n’a rien de facile, autrement tout le monde le ferait, mais nous devons le faire, c’est tout. Je vous prie de faire bon usage de ce matériel dans l’intérêt exclusif de l’école et de nos enfants», rapporte le maire Tiémoko Assalé.

Un journaliste tacle Kandia Camara

« la ministre Kandia Camara a eu l’ingénieuse idée de créer un Conseil consultatif de l’éducation nationale. C’est toujours comme ça, les gens s’arrangent toujours à créer un système, pour « blesser » dans notre jeton. Bref. Elle a confié la présidence de ce conseil à un de ses proches, un dénommé Sidiki Bakayoko, l’un des présidents de l’une des nombreuses associations de parents d’élèves (au passage, les gens créent les associations, moins pour défendre les intérêts collectifs que de pouvoir intégrer des systèmes de ce genre). Ce conseil comprend 30 personnes, je dis bien 30 personnes. Et pour que chacun ait la bouche assez pleine, pour ne pas pouvoir parler, on a nommé dans ce conseil, 13 membres de divers syndicats de l’enseignement (vous avez bien lu), 10 fonctionnaires, des parents d’élèves, des religieux et des chefs traditionnels.», déclarait par le passé André Silver Konan.

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