in

Football Côte d’Ivoire : Sidy Diallo et la FIF jouent les prolongations

Depuis un certain 10 novembre et l’élimination des Eléphants de Côte d’Ivoire de la prochaine coupe du monde en Russie, la tête de Sidy Diallo est mise à prix. Le président de la Fédération Ivoirienne de Football est en train de vivre un sursis depuis deux mois.

Public, footballeurs et clubs ivoiriens réclament sa démission. Un peu comme à contre-courant, Sidy Diallo nage, il manœuvre. Pour beaucoup il s’accroche désespérément en attendant une opportunité.
Sidy Diallo et la FIF sont en train de jouer les prolongations du bras de fer qui les opposent aux clubs frondeurs. Comme une bouée d’oxygène jetée au président de la FIF, quelques formations de football locales viennent de se retirer du G42, un groupe de 42 clubs qui demandent le départ de Sidy Diallo. S’appuyant sur ces désertions, la Fédération Ivoirienne de Football juge irrecevable la requête introduite par les 42, quelques semaines plus tôt. Mais ce G42 devenu G38 persiste et signe.

Sidy Diallo sur le fil du rasoir

Depuis des semaines, voire des mois, Sidy Diallo ne fait plus l’unanimité au sein de sa Fédération Ivoirienne de Football. La goutte d’eau qui fit déborder le vase est l’élimination des Eléphants de Côte d’Ivoire de la course au mondial russe de 2018. Depuis le 10 novembre 2017, une campagne anti-Sidy Diallo est orchestrée par une coalition composée de supporters, de footballeurs et de dirigeants de clubs locaux. C’est ainsi qu’une requête avait été déposée par un groupe de clubs pour appeler à la démission du président. Pour toute réponse à la demande des clubs réunis au sein du collectif G42, la FIF avait répondu, le 3 janvier, qu’elle avait pris acte de leur souhait et qu’elle allait se prononcer bientôt. Puis plus rien jusqu’à ce que le président de la Ligue 1, Sory Diabaté se contente de dire, en soutient à son patron : « Nous sommes occupés à travailler pour le football ivoirien. ». Quand la FIF sort enfin de sa réserve, le 5 janvier, c’est pour réclamer aux clubs les originaux des demandes individuelles.

Une bouée d’oxygène inespérée

Pour les clubs frondeurs la FIF essayait de gagner du temps pour éviter le vrai débat qui se posait dans le football ivoirien. Alors que les 42 clubs signataires attendaient que l’AG soit enfin organisée, ils sont surpris de constater une nouvelle charge de la part de la FIF. Celle-ci juge à présent irrecevable leur requête qui veut l’organisation d’une assemblée générale extraordinaire pour révoquer Mr Sidy Diallo. De fait, quatre des quarante-deux clubs signataires de la requête viennent de se retirer du collectif. Il s’agit du Cosmos Football d’Abidjan, de l’Association Sportive de Divo, de Guerry Football Club de Gagnoa et de Tanoh Sport Appimandoum. Ces retraits ont pour conséquence de faire voler en éclats le quorum prescrit par les statuts de la FIF.

Sidy Diallo et les fondeurs jusqu’au bout

Ragaillardi par ces défections et surtout par le soutien de certains clubs phares comme l’Africa Sport National d’Abidjan, Sidy Diallo peut encore manœuvrer et même s’en sortir à la longue. Du côté du G42 devenu G38 après le retrait des quatre clubs cités plus haut, l’on demeure sur sa position. Pour ces derniers

« Seuls la conformité et le nombre de demandes individuelles soumises au moment du dépôt compte. Le reste ne doit pas être pris au sérieux. »

(Propos du président du désormais G38 Armand Gohourou lors d’une réunion à Yamoussoukro hier.
Visiblement le temps semble jouer en faveur du président de la FIF, Mr Sidy Diallo. Avec ces quatre retraits la contestation prend du plomb dans l’aile. Qui sait si d’autres défections ne suivront pas dans les rangs des frondeurs à cette allure ? Même si le président des frondeurs, Armand Gohourou, donne plus de crédit à l’esprit de la requête qu’à la force du nombre, il faut préciser que le nombre de plaignants est un élément clé inscrit dans le statut de la fédération.

Burkina Faso : le prince Albert de Monaco à Ouagadougou ce jeudi

H&M : Le singe le plus cool de la jungle

“Le singe le plus cool de la jungle” : H&M risque gros