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Samuel Eto’o candidat à la présidentielle : le poisson d’avril de trop

Le poisson d’avril est une tradition à laquelle se prêtent aussi les médias en annonçant des nouvelles pour le moins surprenantes.

Samuel Eto’o a été annoncé comme candidat potentiel à la présidentielle 2018 au Cameroun par Jeune Afrique dans une interview imaginaire faussement attribuée au joueur. Mais ce poisson d’avril du média panafricain a visiblement été de mauvais gout puisque le footballeur international camerounais n’a pas mis du temps à recadrer le journal et aussi le média France 24 qui avait relayé l’info le même jour.

Comme la majorité des célébrités, Samuel Eto’o n’a pas échappé à la tradition bien connue du poisson d’avril. Le dimanche dernier, le média Jeune Afrique s’est prêté à cette tradition en annonçant le footballeur international comme potentiel candidat à la présidentielle 2018 qui se tiendra au Cameroun. Le média a étayé cette information via une interview imaginaire dans laquelle le joueur aurait donné les raisons qui motivent une telle candidature du joueur africain : « je rêve de la présidence comme Jules Cesar revait de Londres », aurait fait savoir le footballeur camerounais dans cette fausse interview qu’il aurait accordée à Jeune Afrique depuis la Turquie. Cette information relative à la candidature de Samuel Eto’o a même été reprise par le Média France 24, une fausse info à laquelle nombre de personnes avaient finir par croire jusqu’à ce que le footballeur monte au créneau pour la démentir le 1er avril dans un droit de réponse aux deux médias d’information. Suite à la réaction de Samuel Eto’o, le média Jeune Afrique qui avait créé un énorme buzz autour de cette candidature du joueur à la présidentielle, a déclaré qu’il s’agissait d’un poisson d’avril, une tradition à laquelle les célébrités échappent très peu. Mais visiblement, le footballeur camerounais n’a pas apprécié que des intentions politiques lui soient prêtées pour 2018 dans son pays, même si certains se montrent déjà enthousiastes à l’idée qu’il emboîte le pas à George Weah : « en tout cas moi je te voterai volontiers », commente l’un des fans du footballeur en réponse à son adresse à Jeune Afrique et France 24. Samuel Eto’o n’a pas aussi exclu la possibilité d’envisager des poursuites contre les deux médias pour diffamation.

La poignante réponse d’Eto’o à Jeune Afrique et France 24

« Droit de réponse adressé à Jeune Afrique et France 24
Madame, Monsieur, Faisant suite aux articles parus dans vos éditions en ligne du 1er avril 2018, je vous fais savoir que je souhaite exercer mon droit de réponse. En effet, j’estime que les propos tenus à mon encontre portent atteinte à mon honneur et véhiculent de nombreuses allusions malsaines. En conséquence, je vous saurais gré de bien vouloir publier le communiqué rectificatif suivant dans les meilleurs délais :
Mise au point : Sous les titres “Je rêve de la présidence comme Jules César rêvait de Rome.” “Samuel Eto’o candidat à la présidentielle” et profitant d’une tradition séculaire liée au 1er avril, certains “journalistes” ont publié ce dimanche dans leurs éditions en ligne, une interview fictive sur une supposée volonté de ma part de me présenter au scrutin présidentiel camerounais de 2018. Au regard de ce qui a été écrit, il apparaît que ces derniers ont voulu surfer sur deux éléments pour générer un effet malsain de buzz : La récente élection de mon cher ainé son excellence Georges Weah à la présidence de la République du Liberia et la notoriété que j’ai durement acquise au fil des années dans la pratique du football.
Or ce canular est malfaisant aussi bien sur la forme que sur le fond.

Pour ce qui est de la forme, En tant que camerounais je suis profondément respectueux des institutions de mon pays et ceux qui les incarnent. J’estime par conséquent que l’élection présidentielle de 2018 au Cameroun et l’exercice de la fonction suprême sont très importants pour que l’on puisse en parler avec autant de légèreté. Plus grave, les auteurs de cette farce évoquent pour la railler la crise anglophone. Une situation qui cause au quotidien la désolation et le deuil dans mon pays.
Pour ce qui est du fond, tant en ce qui concerne les références malsaines à la première dame du Cameroun, qu’à mon épouse ou à mon “rapport” à la gestion du pouvoir et les relations avec mes ainés; j’estime que les propos attribués à ma modeste personne sous le couvert d’une supposée farce sont absolument réducteurs et dénotent un manque de respect total de la part de leurs auteurs qui prétendraient qu’en 2017 j’aurais déclaré “avoir toujours rêvé de faire la politique” en précisant que “le moment tant attendu est enfin là !”
Enfin, je retiens que ces “média” en ont profité pour étaler le fond de leurs pensées sur le Cameroun!
A défaut, je me réserve le droit d’intenter une action en justice pour diffamation. ».

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